le témoignage du prêtre appelé à son chevet

l y a 50 ans, le président des Etats-Unis John Fitzgerald Kennedy était assassiné à Dallas. Un prêtre catholique a pu être témoin de ce qui s'est joué en coulisse peu après le drame, et a laissé son témoignage pour l'histoire.

Le 22 novembre 1963, la ville de Dallas était en émoi pour la visite du président américain John F. Kennedy. Parmi les personnes descendues sur le pas de leur porte pour apercevoir le cortège présidentiel, le père Oscar L. Huber était particulièrement excité de lvoir passer près de son église, Holy Trinity Church, le premier président catholique de l'histoire du pays. A ce moment-là, il ignorait que ce serait à lui qu'il reviendrait, un peu plus tard, de se tenir auprès du corps mourant de JFK et de lui administrer les derniers sacrements.

Fils d'agriculteurs, ordonné à 40 ans, Oscar Huber n'a pas été témoin de l'attentat mais l'a appris comme beaucoup à la télévision, juste avant de recevoir un appel de l'hôpital de Parkland, dont sa paroisse (l'une des plus importantes paroisses catholiques de Dallas) avait la responsabilité de l'aumônerie. La « First Lady » Jackie Kennedy réclamait un prêtre ; il se mit en route immédiatement avec un autre prêtre de la paroisse.

Ce drame humain mêlé à une tragédie historique, le prêtre a pu le raconter par la suite, dans une lettre aujourd'hui conservée par l'Université de Baylor (au Texas) et citée par l'édition américain du Huffington Post (en anglais).

« Le père Thompson a garé la voiture, écrit-il, pendant qu'un policier m'escortait jusqu'aux urgences, où j'ai trouvé le Président mortellement blessé, allongé sur une table roulante. Il était recouvert d'un drap que j'ai ramené sur son front. » Le père Huber explique ensuite avoir administré les derniers sacrements, « sans possibilité de savoir si l'esprit ou l'âme avaient déjà quitté le corps », et il rappelle les formules de prière utilisées.

« Pendant ces rites, poursuit-il, Madame Kennedy se tenait auprès du Président. Elle et les autres personnes présentes dans les urgences ont répondu aux prières, qui leur étaient familières. Madame Kennedy s'est penchée et a semblé embrasser le Président. Peu après, suivi de Madame Kennedy et des autres personnes présentes, je suis sorti de la pièce pour aller dans le couloir. Tout le monde avait la tête courbée, entre chagrin et consternation. Le silence qui régnait dans ce couloir était la preuve silencieuse qu'un nouveau Président des Etats-Unis était mort de la main d'un assassin. Oui, c'était clair : le Président était mort. »

Quelques années plus tard, le père Oscar Huber a avoué au Dallas Times Herald que ces derniers sacrements donnés à John Fitzgerald Kennedy avaient été pour lui un moment d'une rare émotion, comparable seulement à quelques instants très intimes, comme l'accompagnement de ses propres parents au seuil de la mort.

Ce témoignage, le prêtre catholique l'a aussi donné à la télévision, dans un document également cité par le Huffington Post (là encore, en anglais) :

 

Ajouter un commentaire