Assassinat de JFK : 50 ans de cinéma

VIDÉO -Aujourd'hui, cela fait un demi-siècle jour pour jour que le président des États-Unis a été assassiné en direct. Cette tragédie a servi de trame à de nombreux films. Exécution orchestrée par la mafia, complot militaro-industriel, attentat castriste, conspiration communiste ou simplement l'acte d'un fou isolé: les réalisateurs ont mis en scène pratiquement tous les scénarios plausibles.

Bien avant les attentats du 11 septembre 2001, l'assassinat, filmé en direct, du plus charismatique des présidents des États-Unis a choqué le monde entier. Les images sont, depuis, repassées des millions de fois d'abord sur toutes les chaînes de télévision de la planète puis, depuis une dizaine d'années, sur les sites de partage vidéo. La vérité du film amateur d'Abraham Zapruder est crue. On y voit notamment JFK violemment atteint par une balle, une partie de son cerveau éclatant sous le choc de l'impact.

Depuis cinquante ans, différentes théories du complot ont vu le jour. Elles mettent à mal la version officielle qui dit que Kennedy a été tué par un déséquilibré nommé Lee Harvey Oswald. Aujourd'hui encore, de nombreux spécialistes croient en cette version malgré les nombreuses zones d'ombre. Il faut reconnaître que les autres hypothèses bien que séduisantes n'ont jamais pu être définitivement prouvées. À travers quatre grands films, Le Figaro vous propose de revoir les différentes grandes thèses du complot en images.

Complot à Dallas (Executive Action) en 1973

Dix ans après la mort de JFK, David Miller est le premier grand cinéaste à s'intéresser au mystère de Dallas. Le réalisateur ne croit pas à la version officielle - l'acte d'un déséquilibré - conforté par la fameuse Commission Warren. Complot à Dallas s'inspire d'Executive Action, coécrit par Freed et Lane. Pour les écrivains, et Miller, Kennedy a été la victime d'un complot industriel. Un magnat du pétrole serait le principal commanditaire. Le film qui avait pour personnage principal Burt Lancaster - dans le rôle de Farrington, un agent secret spécialisé dans ce type d'opération - a été le premier témoignage international de la théorie du complot. Cette vision du meurtre de Dallas allait bientôt faire des émules.

I… comme Icare (1979)

La France, par l'intermédiaire d'Henri Verneuil, s'empare aussi du sujet. Le cinéaste le fait par des moyens détournés. L'intrigue met en scène un pays imaginaire. Mais il ressemble à s'y méprendre aux États-Unis. Kennedy est rebaptisé Marc Jarry. La fameuse Commission Warren devient une émanation de la haute cour de justice dirigée par son président Frederic Heiniger. La thèse de Verneuil accuse un groupe de pression, Minos, chargé de l'exécution de l'assassinat du chef d'État. Le titre du film est expliqué par sa chute. L'enquêteur - interprété magistralement par Yves Montand - est lui aussi éliminé. Car «qui cherche à atteindre la vérité se brûle les ailes»… comme Icare.

JFK (1991)

Au début des années 90, le réalisateur Oliver Stone s'empare à son tour de l'assassinat de Dallas. Quelque 28 ans ont passé depuis la mort du Président démocrate. Le réalisateur est écœuré par la façon dont l'histoire officielle interprète son élimination. La trame de JFK met en scène une véritable conspiration: Kennedy voulait arrêter la guerre au Vietnam et se rapprocher du dictateur communiste cubain Fidel Castro. Une alliance hétéroclite de militaires et d'industriels aurait alors décidé de tuer ce Président qui défendait bien peu leurs intérêts. Même si la thèse d'Oliver Stone est séduisante, elle a été vivement critiquée à la sortie du film parce que, selon ses détracteurs, le film contenait de nombreuses erreurs historiques.

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