À quoi ressemblerait un monde où JFK aurait vécu centenaire?

À l'occasion de la diffusion par Canal+ de la série «22.11.63», retour sur la fascination qu'éprouvent depuis des décennies historiens et écrivains pour l'hypothèse de la survie du président américain à Dallas.

En cette journée de la fin mai 2017, le soleil brille sur les formes pointues de la bibliothèque présidentielle John F. Kennedy à Dorchester, dans le Massachusetts. Derrière un cordon de sécurité, la meute des journalistes assiste à l'entrée des personnalités rassemblées pour fêter le centenaire de l'ancien président, arrivé quelques minutes plus tôt en chaise roulante, assisté de ses enfants John-John et Caroline. Devenue la première présidente de l'histoire du pays quelques mois plus tôt, Elizabeth Warren confie à la presse à quel point elle est émue de célébrer cet événement dans son ancien état d'élection.

Depuis le début de la journée, les rétrospectives des deux mandats de l'ancien président, entre 1961 et 1969, défilent sur les écrans et les hommages se multiplient dans le monde entier, pas un chef d'État en exercice ne manquant d'y aller de son tweet laudateur. Grand admirateur de Kennedy, le nouveau sénateur républicain de New York Donald Trump, à qui l'on prête l'intention de briguer la Maison Blanche en 2020, n'a pas dérogé à l'obligation: «Très ému de voir John F. Kennedy célébrer ses cent ans. À son époque, les Démocrates savaient œuvrer pour le bien commun. Pas comme aujourd'hui!»

Retour à la réalité: dans les faits, John F. Kennedy, abattu le 22 novembre 1963 à Dallas, officiellement par un tireur solitaire, n'a même pas atteint quarante-sept ans. S'il est compliqué d'imaginer un homme à la santé aussi fragile devenir un jour le plus âgé des anciens présidents des États-Unis, la question de sa survie en tant que président obsède littéralement des historiens et artistes Dans le premier épisode de la mini-série 22.11.63, adaptée du livre de Stephen King et diffusée sur Canal+ à partir du 19 janvier, Al Templeton (Chris Cooper), qui a découvert dans son dinner un passage permettant de voyager dans le temps, intime ainsi à Jake Epping (James Franco) l'ordre de retourner dans les sixties pour, dans un trip à la Retour vers le futur, empêcher l'assassinat de Kennedy:

«Et puis, il y a le Vietnam.
–Euh, OK, donc si on sauve JFK, il n'y a pas de guerre du Vietnam?
–C'est Johnson qui a complètement intensifié tout ça au Nam. Si Kennedy avait survécu, pas moyen que cette escalade se produise. Ces gamins seraient encore en vie. [...] Tu sais ce que je sais? Si tu sauves Kennedy, tu fais du monde un endroit meilleur.»

Le sort de Kennedy, et l'histoire américaine, ont peut-être dépendu d'une manifestation d'effet papillon. Et si De Gaulle avait été abattu au Petit-Clamart en août 1962, alertant les autorités américaines sur la nécessité de renforcer la sécurité présidentielle? Et si Lee Harvey Oswald avait été interpellé en avril 1963 lors de la tentative d'assassinat du général Edwin Walker? Et si JFK avait annulé son déplacement au Texas ou avait décidé de changer de route? Et si le fusil Carcano qu'Oswald avait acheté par correspondance s'était enrayé? Et si le tueur avait seulement blessé Kennedy mais mortellement touché le gouverneur du Texas John Connolly ou la Première Dame –un scénario retenu dans le roman Voyage de Stephen Baxter, où Cap Canaveral se trouve du coup rebaptisé le Jacqueline B. Kennedy Space Center?

Al Gore, Martin Luther King et Edward Kennedy à la Maison Blanche

Derrière les questions très précises de cette histoire au conditionnel, d'autres plus existentielles, que listait en cascade, en 1980, un livre intitulé If J.F.K. Had Lived: A Political Scenario. Des questions qui nous poussent à nous interroger sur l'impact, pour l'histoire, du destin et des décisions d'un homme seul:

«En quoi l'histoire aurait-elle été différente? Notre nation et le monde seraient-ils dans une autre position aujourd'hui? Serions-nous différents en tant qu'individus? Verrions-nous le monde et nous-mêmes différemment? [...] Le monde serait-il rempli de moins de laideur, moins de haine, moins de violence?»

La mort brutale du plus jeune président de l'histoire américaine a donné lieu à une abondante littérature uchronique et le 22 novembre 1963, ce jour où Lyndon Johnson a été hâtivement investi président dans la cabine de Air Force One, fait partie des points de divergence favoris du genre. De nombreux historiens et romanciers ont ainsi tenté d'imaginer qui auraient pu être les successeurs de Kennedy si, plutôt que ce Texan rusé que l'arithmétique électorale lui avait imposé comme vice-président, il avait pu désigner un héritier après sa très probable réélection de 1964 face à Barry Goldwater.

Dans les univers parallèles qu'ils ont imaginés, la litanie des présidents des États-Unis est très différente de celle que nous connaissons. On y trouve de grands perdants de l'histoire comme Robert Kennedy, assassiné en 1968, ou Ross Perot, Bob Dole ou Al Gore, candidats malheureux en 1992, 1996 et 2000. On lui imagine comme successeur immédiat, en 1968, des hommes aussi différents que le sulfureux «dixiecrate» George Wallace et le Républicain bon teint de la côte Est Nelson Rockefeller. On y hisse jusqu'à la présidence ou vice-présidence des hommes jamais candidats à une élection, comme Martin Luther King ou Colin Powell. On y dessine un monde où Dick Cheney puis Edward Kennedy sont devenus présidents mais jamais Ronald Reagan, où le mur de Berlin est toujours debout au début du XXIe siècle et la Guerre froide plus active que jamais. On y fantasme même, en violation de la Constitution américaine, un JFK investi pour la cinquième fois en 1977, autant dire président à vie.

Le plus souvent, la «victime» immédiate de cette histoire est Richard Nixon, ce «loser récidiviste» battu de justesse par Kennedy en 1960, mais qui sut profiter des divisions des Démocrates après sa mort, et de celles des Américains du fait de la guerre du Vietnam, pour se hisser au pouvoir. Et pas de Nixon président, cela signifie pas de Watergate, et une confiance des Américains dans leurs institutions qui serait peut-être plus grande aujourd'hui.

«Dans ce document, vous avez la guerre du Vietnam»

Mais qu'on efface Nixon ou pas, reste à savoir si l'histoire des États-Unis entre 1963 et 1968 aurait été profondément différente si Kennedy avait survécu. Les débats d'historiens se sont concentrés sur deux thèmes, le programme de «Grand Société» mis en place par Lyndon Johnson (vote du Civil Rights Act, mise en place d'une assurance-maladie...) et l'enlisement américain au Vietnam. Sur le premier, les historiens critiques de Kennedy arguent qu'il n'avait pas le sens tactique de Johnson pour faire passer des réformes, et que ce dernier, sénateur de longue date et élu du Sud, était mieux placé qu'un catholique de la Côte Est pour flatter les Démocrates sudistes du Congrès, indispensable à toute majorité.

«En 1965, je serai devenu un des présidents les plus impopulaires de l'histoire. [...] Mais je m'en fiche»

John F. Kennedy
à son conseiller Kenneth O'Donnell

Mais c'est sur le second que les débats ont été les plus âpres, donnant lieu à des échanges d'arguments «à la fin des fins invérifiables: il n'y a, après tout, pas de moyen de “prouver” ce qui aurait pu ou pourrait s'être produit; le mieux que nous puissions faire est d'opérer des déductions et ensuite de nous livrer à une hypothèse raisonnée», comme l'écrit l'historien Andrew Preston.

Une majorité des historiens pensent que Kennedy n'aurait jamais décidé d'envoyer des troupes américaines au sol au secours du Sud-Vietnam, mais préparait en fait, pour son second mandat, un retrait de tous les conseillers militaires qui y avaient été envoyés, voire un accord de paix, sur le modèle de celle conclue au Laos en 1962. Son conseiller Kenneth O'Donnell affirme qu'il lui aurait dit: «En 1965, je serai devenu un des présidents les plus impopulaires de l'histoire. Je serai vilipendé partout comme un conciliateur communiste. Mais je m'en fiche.» Un livre et un documentaire intitulés Virtual JFK, publiés en 2010, rappellent, à l'appui de la même thèse, que Kennedy n'avait pas fait usage de la force au moment de l'érection du mur de Berlin, avait refusé une invasion de Cuba après le fiasco de la Baie des cochons et avait opté pour la négociation (à haute tension...) lors de la crise des missiles de l'automne 1962.

L'incarnation la plus célèbre de cette ligne se trouve dans une scène du très pro-Kennedy JFK d'Oliver Stone (1991), où le personnage du «général X», sorte de Gorge Profonde impeccablement campé par Donald Sutherland, raconte d'un ton dramatique le tournant de la politique américaine au Vietnam:

«Seulement quatre jours après que JFK a été abattu, Lyndon Johnson signait le Mémorandum 273 sur la sécurité nationale, qui, en gros, annulait la nouvelle politique de retrait de Kennedy et donnait le feu vert à des opérations clandestines contre le Nord-Vietnam qui ont provoqué l'incident du Golfe du Tonkin. Dans ce document, vous avez la guerre du Vietnam.»

Cette thèse est très discutée: un brouillon du document en question –un brin moins audacieux que la version finale– avait en effet été rédigé plusieurs jours avant la mort de Kennedy, qui aurait donc pu être amené à le signer. D'autres commentateurs soulignent que c'est JFK qui a massivement augmenté la présence américaine au Vietnam durant son mandat en décuplant le nombre des conseillers militaires envoyés par son prédécesseur D. Dwight Eisenhower, et que, trois semaines avant sa mort, les États-Unis avaient laissé s'opérer un putsch sanglant contre le président du Sud-Vietnam, Ngô Đình Diệm, jugé trop faible.

«Kennedy a été un président médiocre»

«Il serait réconfortant de croire que la débâcle au Vietnam n'était pas le résultat d'idées américaines mal conçues au mauvais moment, mais plutôt la faute d'un homme seul: Lee Harvey Oswald, écrivait en 1997 l'historienne Diane B. Kunz. En réalité, John F. Kennedy a été un président médiocre. S'il avait obtenu un second mandat, la politique fédérale des droits civiques durant les années 1960 aurait été considérablement moins productive et les actions américaines au Vietnam pas tellement différentes de ce qui s'est vraiment passé.»

Ce constat sans tendresse, bien loin de la nostalgie mythifiée de cette «ère de Camelot» où le Bureau ovale avait des allures de Table ronde, n'est pas isolé. Dans son récent livre If Kennedy Lived, le journaliste Jeff Greenfield imagine certes que JFK, réélu en 1964 sur une plate-forme de «Nouveau Patriotisme», aurait retiré les États-Unis du Vietnam, mais aurait laissé à la fin de son second mandat un pays profondément divisé sur les questions de races et de générations et prêt à se jeter dans les bras d'un ancien acteur du nom de Ronald Reagan. Le livre se termine sur un entretien avec Jackie, lors duquel cette dernière exige leur séparation...

Dans le même genre, en 1993, le journaliste britannique Mark Lawson imaginait un Kennedy survivant à Dallas et à la présidentielle qui a suivi, mais divorçant de sa femme et poursuivi des décennies après par des manifestants anti-guerre du Vietnam au chant de «Hey, hey, JFK, how many kids did you kill today?» («Hé, JFK, combien de gamins as-tu tué aujourd'hui?» –un chant qui a vraiment existé au sujet de Lyndon Johnson). Un récent romanSurrounded by Enemies: A Breakpoint Novel, imagine même Kennedy acculé à la démission lors de son second mandat par une procédure d'impeachment lancée en raison de ses frasques extra-conjugales.

En 1997, la série britannique Red Dwarf allait encore plus loin: en revenant dans le passé, ses héros empêchaient l'assassinat de Kennedy, tout cela pour créer involontairement un futur où JFK, destitué pour avoir partagé une maîtresse avec le boss mafieux Sam Giancana, était remplacé par le sulfureux patron du FBI J. Edgar Hoover, et où les Soviétiques s'enhardissaient à proximité des côtes américaines, menaçant le pays d'une apocalypse nucléaire. Entre le scénario rose de la survie de JFK, celui d'une Amérique plus pacifique et moins plongée dans le doute, et celui de l'hiver nucléaire, le champ des fantasmes semble donc infini. La preuve que cet «énorme putain de hurlement» entendu à Dallas, sur lequel James Ellroy terminait son colossal American Tabloid, n'en finit pas de résonner à travers l'histoire.

En 1977, le magazine National Lampoon imaginait un JFK élu cinq fois de suite président.

http://www.histoire.fr/presse

À l'occasion du centenaire de la naissance de JFK, HISTOIRE propose 2 soirées spéciales les 23 et 24 mai. INÉDIT- "JFK, LA NAISSANCE D'UN PRÉSIDENT", mardi 23 mai à 20h40. INÉDIT- "DEUX SOEURS, UNE HISTOIRE : JACKIE KENNEDY & LEE BOUVIER", mardi 23 mai à 21h35. Mais aussi "COMMANDANT EN CHEF : KENNEDY VS KHROUCHTCHEV" mercredi 24 mai à 20h40.

Dans le cadre du centième anniversaire de la naissance du président américain John Fitzgerald Kennedy, une exposition de photographies est organisée - dès ce lundi et jusqu'au 4 juin - dans la salle Sainte-Lucie de Roquebrune.

Il faut savoir que Robert Kennedy, le frère de JFK, louait une demeure à Roquebrune-Cap-Martin: la villa Zamir. Il venait régulièrement avec son épouse Ethel et leurs enfants.

Robert kennedy était très ami avec le maire de Menton, Francis Palmero, mais aussi l'écrivain, Romain Gary, qui avait une maison à Roquebrune. "Eunice Kennedy, la sœur de Robert et JFK, allait se rendre à l'institut pour les enfants inadaptés à Menton Bariquand-Alphand", précise Frédéric Lecomte-Dieu, biographe de la famille Kennedy et vice-président du comité d'honneur de l'association France États-Unis French Riviera.

Cette dernière a organisé l'exposition en partenariat avec la mairie et l'Office de tourisme. Dans la salle Sainte-Lucie, cent photographies ont été légendées par Frédéric Lecomte Dieu.

"Les clichés viennent du musée JFK de Boston et sur certaines photos, on voit le président au golf de Monte-Carlo ou à Nice." Le public retrouvera également la reproduction de la robe de mariée de Jacqueline Bouvier Kennedy, ainsi que le rocking chair du président Kennedy, modèle musée JFK de Boston. 


Savoir +
L’exposition dès aujourd’hui et jusqu’au 4 juin.
Ouverture de 14h30 à 17 h. Visite guidée le samedi 20 mai à 14h30 par le commissaire de l’exposition avec dédicace de ses livres.
Ventes de livres et de photographies. Entrée gratuite.

JFK à 100 ans: un héritage gravé dans l'esprit des Américains

Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays". La plus fameuse maxime de John Fitzgerald Kennedy continue d'inspirer l'Amérique, qui célèbre le centième anniversaire de sa naissance.

Et personne n'a mieux suivi ce commandement que le clan Kennedy. 

Né le 29 mai 1917, élu le 8 novembre 1960 à la présidence des Etats-Unis - à seulement 43 ans - héros de la guerre du Pacifique, charismatique en diable, JFK incarnait les promesses de l'Amérique du XXe siècle, jusqu'à son assassinat le 22 novembre 1963.

L'anniversaire de sa naissance "est l'occasion de réfléchir aux convictions du président Kennedy, la foi et la détermination qu'il avait à relever chaque défi qui se présentait à lui", affirme Joe Kennedy III, petit-neveu de l'ancien président, dans un entretien avec l'AFP.

A 36 ans, le petit-fils de Robert F. Kennedy - le frère de JFK, ministre de la Justice assassiné pendant sa campagne présidentielle en 1968 - a repris le flambeau. Elu à la chambre des Représentants depuis 2013 il représente la troisième génération de Kennedy à exercer un mandat électoral.

A l'exception de deux années, un Kennedy a toujours occupé une fonction élective depuis 1947, faisant de cette famille la quintessence d'une dynastie politique américaine. 

Le président américain John F. Kennedy et son épouse Jacqueline à leur arrivée à l'aéroport de Dallas, le 22 novembre 1963 au Texas © CECIL STOUGHTON-WH PHOTOGRAPHS JFK Presidential Library/AFP/Archives
Le président américain John F. Kennedy et son épouse Jacqueline à leur arrivée à l'aéroport de Dallas, le 22 novembre 1963 au Texas © CECIL STOUGHTON-WH PHOTOGRAPHS JFK Presidential Library/AFP/Archives

Pour Joe Kennedy III l'héritage laissé par JFK c'est "son appel à tous les Américains, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, à se mettre au service de leur pays".

"Beaucoup de mes collègues des deux camps m'ont arrêté pour me dire qu'ils avaient été inspirés par son appel à servir".

'Période magique'

L'héritage de JFK c'est aussi le glamour que lui et son épouse ont su conférer à la fonction présidentielle. Belle, élégante, raffinée, totalement à l'aise avec les plus grands, Jackie Kennedy était la coqueluche du monde entier.

"Il y avait une sorte d'aura autour de la Maison Blanche des Kennedy", raconte le sénateur républicain John McCain, et ancien candidat à la présidentielle.

"C'était juste une période magique", se souvient-il.

Caroline Kennedy, fille de l'ancien président John F. Kennedy, le 8 mai 2017 à Boston © Ryan McBride AFP
Caroline Kennedy, fille de l'ancien président John F. Kennedy, le 8 mai 2017 à Boston © Ryan McBride AFP

Jackie Kennedy a contribué à la magie, réussissant à mêler dans l'imaginaire des gens les 1.000 jours de la présidence de son mari à Camelot, la cour légendaire du roi Arthur.

Les Américains ont réussi à transcender la tragédie. JFK est vu comme le président qui, peut-être plus que tous les autres, a façonné la manière dont le pays se voit lui-même. Kennedy était son éternel optimiste.

Le membre de la famille à avoir occupé le plus longtemps un poste politique, Edward "Ted" Kennedy, est mort en 2009 après avoir servi pendant 47 ans au Sénat.

Plusieurs autres membres du clan Kennedy sont encore en fonction et d'autres y aspirent.

La fille de JFK, Caroline Kennedy, qui a été ambassadeur au Japon sous Barack Obama, pourrait se présenter à un poste au Congrès, selon le New York Post.

Elle est le seul enfant encore vivant du président assassiné. En 1999, son frère John Kennedy Junior est mort tragiquement - comme tant de membres du clan - au point de parler de malédiction des Kennedy.

Servir

"Chaque jour je pense à lui et il me manque", témoigne Caroline Kennedy, 59 ans.

Il a "inspiré une génération qui a transformé l'Amérique", dit-elle dans une vidéo publiée par le John F. Kennedy Presidential Library and Museum à l'occasion de l'anniversaire de sa naissance.

Elle ajoute que les gens lui disent avoir "été inspirés pour travailler, se battre et croire en un monde meilleur. Donner quelque chose à leur pays qui a donné tellement à tant de gens".

Joe Kennedy III affirme qu'il y a "plein" de jeunes dans la famille qui pourraient entrer en politique, mais sans préciser.

L'héritage de John F. Kennedy 100 ans après sa naissance © Sophie RAMIS AFP
L'héritage de John F. Kennedy 100 ans après sa naissance © Sophie RAMIS AFP

"Le fil conducteur chez nous c'est de chercher une manière de servir".

Les récents plaidoyers du jeune élu à la silhouette élancée et aux cheveux roux flamboyants, contre la politique migratoire du président Donald Trump ou sa réforme de la couverture santé ont été remarqués. Les spéculations sur une candidature à une prochaine présidentielle ont suivi.

Il a l'éloquence de son grand-père et de ses grands-oncles John et Edward et comme eux, la met au service des plus démunis et d'une société plus juste.

Le fils de Caroline Kennedy, Jack Schlossberg, 24 ans, pourrait aussi perpétuer la tradition.

"L'héritage de ma famille en matière de service public m'inspire", a confié M. Schlossberg sur NBC. Interrogé sur son avenir politique, il a répondu: "restez à l'écoute".

Mais à l'ère de Donald Trump, dans une Amérique plus divisée que jamais, difficile de faire des comparaisons avec l'ère Kennedy.

"Le manque de courtoisie et de politesse choquerait John F. Kennedy car il avait des amis très proches au parti républicain", explique James Thurber, de l'American University de Washington.

28/05/2017 12:27:27 -          Washington (AFP) -          © 2017 AFP

JFK aurait eu 100 ans

"Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez ce que vous pouvez faire pour votre pays". La plus fameuse maxime de John Fitzgerald Kennedy continue d'inspirer l'Amérique, qui célèbre le centième anniversaire de sa naissance. Et personne n'a mieux suivi ce commandement que le clan Kennedy.

© afp.

Né le 29 mai 1917, élu le 8 novembre 1960 à la présidence des Etats-Unis - à seulement 43 ans - héros de la guerre du Pacifique, charismatique en diable, JFK incarnait les promesses de l'Amérique du XXe siècle, jusqu'à son assassinat le 22 novembre 1963.

L'anniversaire de sa naissance "est l'occasion de réfléchir aux convictions du président Kennedy, la foi et la détermination qu'il avait à relever chaque défi qui se présentait à lui", affirme Joe Kennedy III, petit-neveu de l'ancien président, dans un entretien avec l'AFP. A 36 ans, le petit-fils de Robert F. Kennedy - le frère de JFK, ministre de la Justice assassiné pendant sa campagne présidentielle en 1968 - a repris le flambeau. Elu à la chambre des Représentants depuis 2013 il représente la troisième génération de Kennedy à exercer un mandat électoral.

Servir le pays
A l'exception de deux années, un Kennedy a toujours occupé une fonction élective depuis 1947, faisant de cette famille la quintessence d'une dynastie politique américaine. Pour Joe Kennedy III l'héritage laissé par JFK c'est "son appel à tous les Américains, quels qu'ils soient et d'où qu'ils viennent, à se mettre au service de leur pays". "Beaucoup de mes collègues des deux camps m'ont arrêté pour me dire qu'ils avaient été inspirés par son appel à servir".

L'héritage de JFK c'est aussi le glamour que lui et son épouse ont su conférer à la fonction présidentielle. Belle, élégante, raffinée, totalement à l'aise avec les plus grands, Jackie Kennedy était la coqueluche du monde entier. "Il y avait une sorte d'aura autour de la Maison Blanche des Kennedy", raconte le sénateur républicain John McCain, et ancien candidat à la présidentielle. "C'était juste une période magique", se souvient-il. Jackie Kennedy a contribué à la magie, réussissant à mêler dans l'imaginaire des gens les 1.000 jours de la présidence de son mari à Camelot, la cour légendaire du roi Arthur.

Kennedy, ou la manière dont le pays se voit lui-même
Les Américains ont réussi à transcender la tragédie. JFK est vu comme le président qui, peut-être plus que tous les autres, a façonné la manière dont le pays se voit lui-même. Kennedy était son éternel optimiste. Le membre de la famille à avoir occupé le plus longtemps un poste politique, Edward "Ted" Kennedy, est mort en 2009 après avoir servi pendant 47 ans au Sénat. Plusieurs autres membres du clan Kennedy sont encore en fonction et d'autres y aspirent.

La fille de JFK, Caroline Kennedy, qui a été ambassadeur au Japon sous Barack Obama, pourrait se présenter à un poste au Congrès, selon le New York Post. Elle est le seul enfant encore vivant du président assassiné. En 1999, son frère John Kennedy Junior est mort tragiquement - comme tant de membres du clan - au point de parler de malédiction des Kennedy.

"Chaque jour je pense à lui et il me manque", témoigne Caroline Kennedy, 59 ans. Il a "inspiré une génération qui a transformé l'Amérique", dit-elle dans une vidéo publiée par le John F. Kennedy Presidential Library and Museum à l'occasion de l'anniversaire de sa naissance. Elle ajoute que les gens lui disent avoir "été inspirés pour travailler, se battre et croire en un monde meilleur. Donner quelque chose à leur pays qui a donné tellement à tant de gens".

Des petits-fils inspirés...
Joe Kennedy III affirme qu'il y a "plein" de jeunes dans la famille qui pourraient entrer en politique, mais sans préciser. "Le fil conducteur chez nous c'est de chercher une manière de servir". Les récents plaidoyers du jeune élu à la silhouette élancée et aux cheveux roux flamboyants, contre la politique migratoire du président Donald Trump ou sa réforme de la couverture santé ont été remarqués. Les spéculations sur une candidature à une prochaine présidentielle ont suivi. Il a l'éloquence de son grand-père et de ses grands-oncles John et Edward et comme eux, la met au service des plus démunis et d'une société plus juste.

Le fils de Caroline Kennedy, Jack Schlossberg, 24 ans, pourrait aussi perpétuer la tradition. "L'héritage de ma famille en matière de service public m'inspire", a confié M. Schlossberg sur NBC. Interrogé sur son avenir politique, il a répondu: "restez à l'écoute". Mais à l'ère de Donald Trump, dans une Amérique plus divisée que jamais, difficile de faire des comparaisons avec l'ère Kennedy. "Le manque de courtoisie et de politesse choquerait John F. Kennedy car il avait des amis très proches au parti républicain", explique James Thurber, de l'American University de Washington.

Le centenaire de John F. Kennedy

« Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ! » (JFK, le 20 janvier 1961, à sa prise de fonction).

Les citoyens américains célèbrent ce lundi 29 mai 2017 le 100e anniversaire de la naissance de John Fitzgerald Kennedy, leur 35e Président devenu mythique. Au-delà de sa famille, de sa jeunesse et de sa modernité, son assassinat, le 22 novembre 1963 à Dallas, bien avant la fin de son premier mandat, a profondément choqué le peuple américain, sans savoir d’ailleurs répondre à la question cruciale : qui a voulut tuer Kennedy ? Plus de cinquante ans plus tard, le peuple américain a élu Donald Trump au même poste.

En France, la figure de John F. Kennedy a été récemment évoquée lors de l’élection d’Emmanuel Macron à la Présidence de la République française. Jeune, moderne, rompant avec beaucoup d’usages politiques, déplaçant les lignes, Emmanuel Macron, à 39 ans, a suscité la sympathie et le bénéfice du doute dans la nouveauté.

John Kennedy aussi a suscité de la sympathie et, par audace, il s’était opposé au dauphine "prévu" du grand général Dwight Eisenhower. Au moment de son élection et de sa prise de fonction, Kennedy avait 43 ans, le plus jeune Président des États-Unis élu, pas le plus jeune en fonction puisque Theodore Roosevelt, Vice-Président, a succédé, à l’âge de 42 ans, à William MacKinley le 14 septembre 1901 après l’assassinat de ce dernier (il n’a été élu que le 8 novembre 1904).

Mais il faut arrêter là la comparaison entre Kennedy et Emmanuel Macron, il faut la limiter seulement à l’âge, la modernité et peut-être au charisme.

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Car John Kennedy n’était pas un novice de la vie politique américaine. À son élection, il avait déjà quatorze ans d’expérience de parlementaire des États-Unis, élu dans le Massachusetts : député de 1947 à 1953 (il fut élu à l’âge de 29 ans), puis sénateur de 1953 à 1960. De plus, il était le candidat officiel des Démocrates, l’un des deux grands partis au pouvoir aux États-Unis, celui de Franklin Delano Roosevelt et de Harry Truman, qui avait gouverné encore huit ans avant cette élection.

Pour ses élections et réélections parlementaires (cinq en tout : 1946, 1948, 1950, 1952 et 1956), et en particulier pour conquérir le siège de sénateur à un sénateur républicain sortant, JFK a bénéficié de tout son clan familial et en particulier, de la volonté de son père Joseph Patrick Kennedy de mettre l’un de ses fils à la Maison-Blanche.

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Joseph Patrick Kennedy, millionnaire, s’était enrichi dans les années 1920 en initiant des bulles spéculatives. Il fut descendant d’émigrés irlandais, le gendre du maire de Boston où il a vécu, il apporta un soutien économique à son ami Franklin Delano Roosevelt qui l’a nommé ambassadeur des États-Unis à Londres du 17 janvier 1938 au 22 octobre 1940. Il comptait même se présenter à la succession de Franklin D. Roosevelt avant la guerre, mais il fut discrédité pour son isolationnisme et son souhait de négocier avec Hitler. Sa démission est devenue inévitable quand Franklin Roosevelt a fait entrer en guerre les États-Unis.

Deux de ses fils furent candidats à l’élection présidentielle, Jack (John) et Bob (Robert) et les deux furent assassinés. Ted (Edward), bien plus jeune, a eu des velléités de candidature durant les années 1970 et 1980 (mais rattrapé par une affaire sordide). Pourtant, c’était le fils aîné, Joseph Jr, qui avait été programmé pour cette élection, qui avait suivi de brillantes et coûteuses études à Harvard et qui avait déjà été désigné, en 1940, comme délégué du Massachusetts pour la Convention démocrate qui allait élire pour la troisième fois Franklin Roosevelt à la candidature démocrate. Sa mort prématurée le 12 août 1944 au cours d’une mission d’aviation militaire transforma alors le destin tracé de journaliste du deuxième fils, John.

Cela n’a donc rien à voir avec Emmanuel Macron qui n’était pas dans une famille qui voulait, depuis une génération, conquérir la magistrature suprême. Un point de comparaison néanmoins peut être évoqué avec l’activité bancaire et boursière de Joseph Kennedy (le père) qui, bien que spéculateur, fut nommé en 1934 par Franklin Roosevelt le premier président de la Securities and Exchange Commission, en d’autres termes, l’organisme de régulation des marchés, le "gendarme de la bourse", dans le cadre de son New Deal.

Ce fut une surprise lorsque John F. Kennedy s’est déclaré candidat le 2 janvier 1960. En moins d’un an, il remporta les primaires démocrates (face à Hubert Humphrey, Adlai Steveson et Lyndon B. Johnson, qui devint son colistier), puis l’élection elle-même face au candidat républicain Richard Nixon. Ses débats télévisés ont conforté l’image d’un Kennedy jeune et charismatique face à un Nixon mal rasé, fébrile et peu habitué à la caméra (Nixon était pourtant à peine plus âgé que Kennedy, 47 ans au moment de l’élection).

Le jour de son investiture comme Président des États-Unis, Kennedy a prononcé un fameux discours, comme la phrase en tête de cet article adressé aux citoyens américains, et qu’il compléta aussi à l’adresse du monde entier : « Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que les États-Unis peuvent faire pour le monde, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le monde. ».

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En plus de ses qualités personnelles, John Kennedy s’est fait élire aussi sur un programme politique novateur, avec une capacité de faire rêver les Américains, comme se donner l’objectif de faire marcher l’homme sur la Lune.

C’est probablement cela qui a été le résultat le plus concret de sa courte présidence (moins de trois ans), avec une double motivation, le défi technologique avec des retombées nombreuses dans d’autres secteurs industriels que le spatial, et la compétition avec l’Union Soviétique qui avait réalisé le premier vol habité dans l’Espace le 12 avril 1961 (Youri Gagarine).

Il faut aussi rappeler que ce mois d’avril 1961 fut une double humiliation pour les Américains face aux Soviétiques, moins de trois mois après la prise de fonction de Kennedy : humiliation spatiale avec Gagarine mais aussi humiliation politique après l’échec lamentable du débarquement de la Baie des Cochons pour renverser Fidel Castro du pouvoir à Cuba (du 17 au 19 avril 1961), jetant ainsi le dictateur barbu dans les bras des communistes.

Le programme Apollo a été lancé par Kennedy le 25 mai 1961 devant le Congrès américain : « Notre nation doit s’engager à faire atterrir l’homme sur la Lune et à le ramener sur Terre sain et sauf avant la fin de la décennie. ». Le 12 septembre 1962 à Houston, il a confirmé le programme : « Nous avons choisi d’aller sur la Lune au cours de cette décennie et d’accomplir d’autres choses encore, non pas parce que c’est facile, mais justement parce que c’est difficile. Parce que cet objectif servira à organiser et à offrir le meilleur de notre énergie et de notre savoir-faire, parce que c’est le défi que nous sommes prêts à relever, celui que nous refusons de remettre à plus tard, celui que nous avons la ferme intention de remporter, tout comme les autres. ».

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L’objectif a été atteint en moins de dix ans : les deux premiers hommes à avoir marché sur la Lune furent Neil Armstrong et Buzz Aldrin le 21 juillet 1969 (Apollo XI). C’était trop tard pour JFK et son frère, assassinés entre temps, mais ce fut juste avant la mort du patriarche Joseph Kennedy Sr (le 18 novembre 1969).

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C’est peut-être une illustration de ce qu’est un grand politique : à la fois pragmatique, réagissant à des événements en lançant d’autres événements, ce qui est moralement pas très élevé (ce serait celui qui aurait la plus "grosse"), et aussi visionnaire, capable de se convaincre qu’il n’y a pas de grand pays sans grande ambition. À l’origine, Kennedy n’était d’ailleurs pas un chaud partisan du programme spatial mais avait trouvé cette idée (dictée par Lyndon Johnson) excellente pour redorer l’image des États-Unis.

Sur le plan international, il a dû faire face à la construction du mur de Berlin le 13 août 1961 et à la crise des missiles soviétiques à Cuba du 16 au 28 octobre 1962. L’un de ses discours les plus marquants fut à Berlin, près de la Porte de Brandebourg, le 26 juin 1963, à la fois provocateur et visionnaire : « Il y a beaucoup de gens dans le monde qui ne comprennent pas ou qui prétendent ne pas comprendre quelle est la grande différence entre le monde libre et le monde communiste. Qu’ils viennent à Berlin ! (…) Lass sie nach Berlin kommen ! (…) Nous n’avons jamais eu besoin, nous, d’ériger un mur (…) pour empêcher notre peuple de s’enfuir. (…) Il y a deux mille ans, la plus grande marque d’orgueil était de dire civis romanus sum. Aujourd’hui, dans le monde libre, la plus grande marque d’orgueil est de dire Ich bin ein Berliner ! ».

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Le mois d’avril 1961 a été fondateur dans le mandat de John Kennedy. Le 27 avril 1961, il a prononcé devant la presse un discours qui résonne étrangement dans l’actualité récente, avec d’autres ennemis, le terrorisme islamiste : « Notre mode de vie est attaqué. Ceux qui se font notre ennemi s’avancent autour du globe. La survie de nos amis est en danger. Et pourtant, on n’a déclaré aucune guerre (…). Aucune guerre n’a jamais posé une menace plus grande à notre sécurité. (…) Le danger n’a jamais été plus clair et sa présence n’a jamais été plus imminente. Cela exige un changement de perspective, un changement de tactique, un changement de missions, par le gouvernement, par le peuple, par chaque homme d’affaires, chaque leader de travail et par chaque journal. Car nous sommes confrontés, dans le monde entier, à une conspiration monolithique et impitoyable qui compte principalement sur des moyens secrets pour étendre sa sphère d’influence par l’infiltration plutôt que l’invasion, la subversion plutôt que les élections et l’intimidation au lieu du libre-arbitre. ».
 

JFK : 100 ans, par Paul Craig Roberts

Ce « Jour de la Commémoration » (Memorial Day) est celui du centième anniversaire de la naissance de John Fitzgerald Kennedy, 35e président des États-Unis.

JFK a été assassiné le 22 novembre 1963, alors qu’il approchait du terme de sa troisième année à la présidence. Les chercheurs qui ont passé des années à étudier les preuves ont conclu que le Président avait été assassiné à l’issue d’une conspiration ourdie par la CIA, le Comité des Chefs d’État Major de l’Armée et les Services Secrets (voir, par exemple : JFK and the UnspeakableJFK et l’indicible – de James W. Douglass).

Kennedy est entré en fonctions comme président de guerre froide, mais, à fréquenter la CIA et les Chefs d’État major, il a vite appris que le complexe militaro-sécuritaire avait un programme centré sur ses propres intérêts et qu’il constituait un danger pour l’humanité. Il s’est alors appliqué à tenter de désamorcer les tensions entre les USA et l’Union Soviétique. Son rejet des plans d’invasion de Cuba, de l’opération Northwoods, d’une attaque nucléaire préemptive sur l’URSS, et son intention de se retirer du Vietnam après  sa réélection, ajoutés à certains de ses discours dénotant une conception nouvelle de la politique internationale à l’âge du nucléaire (voir, par exemple : https://www.jfklibrary.org/Asset-Viewer/BWC7I4C9QUmLG9J6I… ), ont convaincu le complexe militaro-sécuritaire que JFK constituait une menace pour ses intérêts. Les conservateurs de la guerre froide le considéraient comme naïf à l’égard de la menace soviétique et comme un passif pour la sécurité nationale des USA. Ce furent là les raisons de son assassinat. Ces opinions furent deéfinitivement gravées dans la pierre lorsque Kennedy annonça, le 10 juin 1963, des négociations avec les soviétiques en vue de l’ouverture d’un accord-test d’interdiction des armes nucléaires en même temps qu’un arrêt des essais atomiques US dans l’atmosphère.

Le camouflage de l’histoire Oswald n’a jamais eu aucun sens et a été contredit par toutes les preuves, et même par des films de touristes de l’assassinat. Le président Johnson a été forcé de couvrir les véritables auteurs du forfait, non parce qu’il y avait trempé ni parce qu’il a voulu délibérément tromper le public américain, mais parce que révéler la vérité aux Américains aurait ébranlé leur confiance dans leur gouvernement en un moment critique des relations entre les USA et l’URSS. Pour réussir à camoufler la vérité, Johnson avait besoin de la crédibilité d’Earl Warren, président de la Cour Suprême de Justice des États-nis, besoin qu’il préside la commission chargée de l’enquête sur l’assassinat. Warren comprit l’impact dévastateur qu’aurait eu la vérité sur le public si elle avait été connue, sur sa confiance dans l’armée et dans les chefs de la sécurité nationale, et l’effet qu’elle aurait eue aussi sur les alliés des États-Unis.

Comme je l’ai rapporté en une autre occasion, Lance deHaven Smith, dans son livre Conspiracy Theory in Amertica (La théorie du complot en Amérique) montre bien que la CIA a introduit la « théorie du complot » dans le vocabulaire politique en guise de technique devant servir à discréditer tout scepticisme à l’égard du Rapport de la Commission Warren sur l’opération secrète. Il y publie le document de la CIA qui décrit comment l’agence a utilisé les médias de sa clientèle pour contrôler l’explication.

Le terme « théorie du complot » n’a cessé, depuis, d’être utilisé pour valider des explications fausses en discréditant des explications vraies.

Le président Kennedy était également déterminé à exiger que le lobby israélien soit obligé de s’enregistrer comme « agent étranger » et à bloquer l’acquisition d’armes nucléaires par Israël. Son assassinat a levé les obstacles aux activités illégales d’Israël (http://www.voltairenet.org/article178401.html).

Le Memorial Day est le jour où les Américains honorent ceux qui, étant sous les drapeaux, sont morts au service de leur pays. JFK est tombé pour servir la cause de la paix et du désarmement nucléaire. Dans une adresse de 1961 aux Nations Unies, le président Kennedy avait déclaré :

« Aujourd’hui, chaque habitant de cette planète doit regarder en face le jour où elle ne sera plus habitable. Tout homme, toute femme, tout enfant vit sous une épée de Damoclès nucléaire, suspendue au plus ténu des fils, fil susceptible d’être coupé à tout instant par accident, par erreur de calcul ou par folie. Il faut abolir les armes de guerre avant qu’elles ne nous abolissent. Nous avons par conséquent l’intention de mettre au défi l’Union Soviétique – non dans une course aux armements mais dans une course à la paix – d’avancer avec nous pas à pas, étape par étape, jusqu’à ce qu’un désarmement complet et définitif ait été mené à bien. »

Ce discours de Kennedy fut bien accueilli aux États-Unis et à l’étranger ; il reçut un accueil favorable et une réaction de soutien du leader soviétique Nikita Khrouchtchev, mais il provoqua la consternation chez les faucons de l’État- Major. Les USA avaient alors une certaine avance en termes de têtes de fusées nucléaires et de systèmes de lancement et cette avance était à la base des plans de l’État-Major va-t-en-guerre pour une attaque-surprise de l’URSS au nucléaire (http://prospect.org/article/did-us-military-plan-nuclear-…). Beaucoup croyaient aussi qu’un désarmement nucléaire supprimerait les obstacles à l’invasion de l’Europe occidentale par l’Armée Rouge. Les faucons de guerre considéraient que c’était là un bien plus grand danger qu’un Armageddon atomique. Nombreux étaient ceux, dans les cercles militaires élevés, qui trouvaient que le président Kennedy affaiblissait les États-Unis par rapport à l’Union Soviétique.

L’assassinat du président Kennedy coûta terriblement cher au monde. Kennedy et Khrouchtchev auraient poursuivi leur collaboration en désamorçant la crise des missiles de Cuba et en mettant fin à la guerre froide, longtemps avant que le complexe militaro-sécuritaire n’ait réussi à planter ses griffes dans le gouvernement US. La possession d’armes atomiques aurait été interdite à Israël et la qualification du lobby israélien comme agent étranger aurait prévenu la mainmise d’Israël sur le gouvernement US. Au cours de son second mandat, JFK aurait réduit la CIA en miettes, intention dont il avait fait part à son frère Robert, et l’État Profond aurait été annihilé avant de devenir plus puissant que le Président.

Mais le complexe militaro-sécuritaire a frappé le premier et réussi à l’arraché un coup d’État qui a réduit toutes ces promesses à rien et mis fin à la démocratie américaine.

Paul Craig Roberts –29 mai 2017

Article original : http://www.informationclearinghouse.info/47141.htm

Commentaires (81)

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Date de dernière mise à jour : 08/06/2017