Trump repousse la publication de plus de 200 archives «sensibles» sur l'assassinat de JFK

Sur les 3100 dossiers concernant l'assassinat de JFK, 2891 ont été divulgués jeudi par les archives nationales américaines. Donald Trump a accordé six mois aux services de renseignement pour étudier les 209 documents restants.

54 ans plus tard, l'assassinat de JFK revient sur le devant de la scène américaine. Jeudi, les archives nationales, situées à Washington DC, ont publié un communiquéannonçant la divulgation de 2891 documents liés à l'attentat mené par Lee Oswlad contre le président John F. Kennedy le 22 novembre 1963 à Dallas. Les dossiers sont disponibles sur le site des archives, au même endroit que les 3810 documents déjà publiés en juillet dernier.

 

Depuis 1992 et l'élaboration du «President John F. Kennedy Assassination Record Collection Act», tous les dossiers portant sur cet événement sont en effet conservés par la National Archives and Records Administration (NARA), chargée ensuite de les rendre publics. 88% des dossiers étaient déjà accessibles depuis la fin des années 1990, précise l'agence gouvernementale, qui estime la collection à environ cinq millions de pages d'archives.

 

Six mois pour censurer les informations trop sensibles

Le texte de 1992 prévoyait en effet que toutes les archives devaient être rendues publiques au maximum 25 ans après sa publication, soit le 26 octobre 2017 au plus tard. Mais il spécifiait ensuite que certains documents pouvaient être encore gardés secrets s'ils s'avéraient «préjudiciables à la défense militaire, aux opérations de renseignement, à l'application de la loi ou à la conduite des relations étrangères», et si ce préjudice «était d'une gravité telle qu'il l'[emportait] sur l'intérêt public de la divulgation».

Et c'est ce qu'il s'est passé jeudi pour 209 documents. Sur demande de certaines agences, Donald Trump a repoussé de six mois leur publication. Les agences, principalement la CIA et le FBI, ont désormais jusqu'au 26 avril 2018 pour examiner ces archives et éventuellement en retrancher les informations trop sensibles. Approché par l'AFP, un responsable américain cite notamment «des activités menées avec le soutien d'organisations étrangères partenaires, des services de renseignement ou de police».

Ruée sur les 2891 documents publiés

«Le public américain s'attend - et mérite - que son gouvernement fournisse autant d'accès que possible aux dossiers liés à l'assassinat du président John F. Kennedy», a déclaré Donald Trump dans un communiqué, «mais je n'ai pas eu d'autre choix que d'accepter ce délai plutôt que de risquer un préjudice potentiellement irréversible pour la sécurité de notre nation». Une annonce qui ne manquera pas de susciter les soupçons des partisans de la théorie du complot.

» LIRE AUSSI - Attentat à Dallas: revivez la journée du 22 novembre 1963

En attendant la divulgation des derniers documents, les 2891 pièces publiées jeudi sont d'ores et déjà épluchées par les curieux. Certains médias américains, comme le Guardian ou le New York Times, proposent même à leurs lecteurs de leur signaler tout détail qu'ils jugeraient intéressant. Interrogé par Le Figaro, l'historien spécialiste des États-Unis Thomas Snégaroff s'attend à ce qu'on en apprenne davantage sur Lee Harvey Oswald, ses liens avec Cuba, sa surveillance par la CIA...

3.000 dossiers divulgués, mais la publication de certains documents «sensibles» reportée

Après un suspense long de plus d’un demi-siècle, les dossiers de l’assassinat du président américain John F. Kennedy ont enfin été rendus public mais…  pas tout à fait dans leur intégralité. Le président américain Donald Trump a reporté la divulgation de certains documents « sensibles », ont indiqué des responsables de son administration.
Un report qui risque d’alimenter encore le flot intarissable des théories du complot,même si les experts ne s’attendent pas à de grandes révélations, cinquante ans après la mort de John F. Kennedy le 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas.

Des informations sensibles sur des informateurs dans des dossiers

Selon les responsables de l’administration Trump, le président américain a suivi l’avis de la CIA, du FBI et d’autres services de renseignement pour le report de certains documents. Des membres des services de police et du renseignement ont notamment demandé à ce que certains feuillets liés à des questions de sécurité nationale soient retenus. Selon les responsables de l’administration, qui s’exprimaient sous couvert de l’anonymat. « Il reste des informations sensibles dans les dossiers », notamment sur des informateurs et leurs rôles particuliers dans les enquêtes.

>> A lire aussi : Assassinat de JFK: Que vont révéler les documents déclassifiés sur la mort de Kennedy?

« Je n’ai pas d’autre choix, aujourd’hui, que d’accepter qu’on les étudie plutôt que de permettre une atteinte potentiellement irréversible à la sécurité de notre nation », a souligné Donald Trump. Le président américain a donné six mois aux services de renseignement pour exposer les raisons justifiant que ces documents ne soient pas publiés. « Au terme de ce délai, j’ordonnerai la publication de toutes informations dont les services n’auront pas pu démontrer » qu’elles devaient être tenues secrètes, a martelé le président, qui est lui-même par le passé entré dans le jeu des théories et fantasmes autour de cet assassinat.

Plus de 3.000 documents publiés

Une commission d’enquête lancée quelques jours après la mort du président charismatique de 46 ans avait conclu qu’il avait été tué par l’ancien Marine tireur d’élite Lee Harvey Oswald, qui agissait seul. Cette position officielle n’a pourtant jamais suffi à étouffer les hypothèses sur un complot ourdi contre le 35e président américain à Dallas, au Texas. Des centaines d’ouvrages et de films ont alimenté cette thèse, pointant du doigt les adversaires de la Guerre froide qu’étaient l’Union soviétique et Cuba, la mafia et même le vice-président Lyndon B. Johnson.

Les sceptiques auront de quoi s’occuper puisque le gouvernement à d’ores et déjà publié 3.000 dossiers secrets.

Washington met en ligne des milliers de documents... mais pas les plus "sensibles"

L’attente durait depuis plus d’un demi-siècle. Jeudi, l'administration Trump a publié sur le site des Archives nationales américaines près de 3.000 dossiers secrets sur l'assassinat du président américain John F. Kennedy. 2.891 plus exactement, et non 3.100 comme prévu initialement : la divulgation de certains documents - jugés comme trop sensibles – a été repoussée de six mois. "Je n'ai pas d'autre choix, aujourd'hui, que d'accepter qu'on les étudie plutôt que de permettre une atteinte potentiellement irréversible à la sécurité de notre nation" a indiqué Donald Trump dans un communiqué. Le président américain a dû faire marche arrière sous la pression de la CIA et du FBI.

Ce report pourrait bien donner du grain à moudre aux partisans de la théorie du complot. Car la position officielle - "JFK" a été tué le 22 novembre 1963 à Dallas par l'ancien Marine tireur d'élite Lee Harvey Oswald, qui a agi seul – laisse sceptique nombre de personnes à travers le monde. L’URSS, Cuba, la mafia et même le vice-président Lyndon B. Johnson : beaucoup sont pointés du doigt, tout comme le rôle de la CIA. Cependant, selon le juge fédéral américain Jack Tunheim, qui a travaillé sur la mort de président américain, il reste peu de zones d'ombre dans l'enquête. "Ceux qui espèrent des révélations explosives vont être déçus" a-t-il assuré.

AC
 

 

Donald Trump reporte la publication de certains documents "sensibles" du Dossiers Kennedy

Le président américain Donald Trump a approuvé jeudi la publication de milliers de dossiers sur l'assassinat du président américain John F. Kennedy, mais a reporté la divulgation de certains documents "sensibles", ont indiqué des responsables de son administration.

On attendait la publication des 3.100 dossiers encore secrets, ce qui représente des dizaines voire des centaines de milliers de documents.

Selon les responsables de l'administration Trump, le président américain a suivi l'avis de la CIA, du FBI et d'autres services de renseignement pour le report de certains documents liés à la mort de John F. Kennedy le 22 novembre 1963. Celle-ci est encore l'objet, plus de cinquante après, de nombreuses théories du complot.

Des membres des services de police et du renseignement ont notamment demandé à ce que certains feuillets liés à des questions de sécurité nationale soient retenus.

 
 

Donald Trump a accepté et leur a donné six mois pour exposer les raisons justifiant que ces documents ne soient pas publiés, selon les responsables de l'administration, qui s'exprimaient sous couvert de l'anonymat.

"Il reste des informations sensibles dans les dossiers", a souligné un responsable, notamment sur des informateurs et leurs rôles particuliers dans les enquêtes.

"Le président veut s'assurer d'une complète transparence là-dessus" et "veut publier ces informations aussi vite que possible", a affirmé ce responsable.

Une commission d'enquête lancée quelques jours après la mort du président charismatique de 46 ans avait conclu qu'il avait été tué par l'ancien Marine tireur d'élite Lee Harvey Oswald, qui agissait seul.

Cette position officielle n'a pourtant jamais suffi à étouffer les hypothèses sur un complot ourdi contre le 35e président américain à Dallas, au Texas.

Des centaines d'ouvrages et de films ont alimenté la thèse du complot, pointant du doigt les adversaires de la Guerre froide qu'étaient l'Union soviétique et Cuba, la mafia et même le vice-président Lyndon B. Johnson.

Mais les experts ne s'attendaient pas à découvrir de grandes révélations dans les centaines de milliers de pages dévoilées jeudi. Ni à ce que les théories du complot disparaissent.

AFP

Trump bloque la divulgation de certains documents sur l'assassinat de JFK

Le président américain Donald Trump a finalement bloqué, jeudi, la divulgation de centaines de documents traitant de l'assassinat du président John F. Kennedy, se pliant ainsi à la demande de la CIA et du FBI.

ASSOCIATED PRESS

Selon des représentants de la Maison-Blanche, M. Trump a écrit dans une note « Je n'ai pas le choix », au moment où il soumettait ces documents sensibles à un nouvel examen de six mois tout en permettant que 2800 documents soient rendus publics jeudi soir, au moment où une loi obligeant leur divulgation venait à échéance.

Des responsables soutiennent que Donald Trump va désormais plaider auprès de l'agence de renseignement (CIA) et de la police fédérale (FBI) pour que certains documents sur l'assassinat de JFK demeurent secrets après cet examen de six mois, mais seulement pour des cas exceptionnels.

Tout au long de la journée de jeudi, le silence radio de la Maison-Blanche et des Archives nationales avait nourri les doutes quant à la déclassification de ces milliers de pages d'informations inédites, tout en alimentant les spéculations sur les jeux de coulisse visant à bloquer la publication de certains documents.

Des représentants de la Maison-Blanche ont affirmé que la CIA et le FBI étaient les principales agences ayant formulé des requêtes afin de retenir certaines informations.

Selon une déclaration effectuée il y a quelques mois par les Archives nationales, aucune information explosive n'est attendue dans ce dernier lot de documents secrets traitant de l'assassinat du 22 novembre 1963.

Mais plusieurs historiens espèrent que ces nouvelles pages d'informations permettront de répondre à certaines questions laissées en suspens ou encore de mettre un terme aux théories du complot.

Le 22 novembre 1963, une copie de la dépêche d'Associated Press annonçant la mort de JFK
Le 22 novembre 1963, une copie de la dépêche d'Associated Press annonçant la mort de JFK Photo : The Associated Press

« Tant que le gouvernement gardera secrets certains documents comme ceux-ci, cela va alimenter les soupçons quant à l'existence de preuves irréfutables concernant l'assassinat de Kennedy », affirme Patrick Maney, un spécialiste de l'histoire présidentielle au Boston College.

Certains experts cachaient mal leur exaspération au fil de la journée, jeudi.

« Le gouvernement a eu 25 ans, avec une date précise déjà fixée pour la déclassification, pour préparer les documents », s'est insurgé sur Twitter un historien de l'Université de la Virginie, Larry Sabato. Il a par la suite ajouté: « L'échéance est arrivée. Le chaos. »

Le lot inclut plus de 3100 documents, représentant des centaines de milliers de pages d'informations, qui n'ont jamais été vus du public. Environ 30 000 documents ont déjà été déclassifiés.

Peu importe les détails qui seront dévoilés, les experts ne croient pas que cela apportera une réponse définitive à la question qui tiraille les Américains depuis des décennies : Lee Harvey Oswald a-t-il réellement agi seul, ou faisait-il partie d'un complot plus large impliquant possiblement le gouvernement lui-même?

Washington ne divulgue finalement pas l'entièreté des documents classifiés

Après un suspense long de plus d'un demi-siècle, l'administration Trump a publié jeudi près de 3.000 dossiers secrets sur l'assassinat du président américain John F. Kennedy, repoussant toutefois de six mois la divulgation de certains documents jugés trop "sensibles".

Un report qui risque d'alimenter encore le flot intarissable des théories du complot, même si les experts ne s'attendent pas à de grandes révélations, cinquante ans après la mort de John F. Kennedy le 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas.

On attendait la publication des 3.100 dossiers encore secrets. Finalement, 2.891 ont été mis en ligne jeudi soir sur le site des Archives nationales américaines (https://www.archives.gov/research/jfk/2017-release).

Renfermant des dizaines, voire des centaines de milliers de documents encore jamais publiés, certains de ces dossiers remontent à 1962, avant même la mort du 35e président des Etats-Unis. Comme celui contenant un compte-rendu d'une réunion où le chef de la CIA explique que ses services étudient les possibilités de saboter des pièces aéronautiques destinées à être envoyées depuis le Canada à Cuba.

Rapport des patrons du FBI, entretiens avec des témoins venus donner des pistes à la police dans les jours après l'assassinat... Le passage au crible de cette avalanche de nouvelles informations promet d'occuper longuement les passionnés.

'Atteinte à la sécurité nationale'

"Les Américains attendent, et méritent, que leur gouvernement offre un accès aussi large que possible" à ces dossiers, afin d'être "informés sur tous les aspects de cet événement décisif", a écrit Donald Trump dans un communiqué.

Mais "le président a autorisé de retenir temporairement certaines informations qui pourraient porter atteinte à la sécurité nationale, au maintien de l'ordre ou aux affaires étrangères", ont précisé les Archives nationales américaines.

La plupart de ces demandes sont venues de la CIA et du FBI, la police fédérale américaine, selon des responsables de l'administration Trump.

Le président américain a donné six mois aux services de renseignement, jusqu'au 26 avril 2018, pour éplucher les documents jugés sensibles et en censurer, le cas échéant, les parties les plus délicates.

"Je n'ai pas d'autre choix, aujourd'hui, que d'accepter qu'on les étudie plutôt que de permettre une atteinte potentiellement irréversible à la sécurité de notre nation", a-t-il souligné.

"Au terme de ce délai, j'ordonnerai la publication de toutes informations dont les services n'auront pas pu démontrer" qu'elles devaient être tenues secrètes, a martelé le président, qui est lui-même par le passé entré dans le jeu des théories et fantasmes autour de cet assassinat.

Les plus de 2.800 dossiers peuvent être téléchargés depuis le site des Archives nationales.

"Le président veut s'assurer qu'il y a une complète transparence" et "veut publier ces informations (manquantes) aussi vite que possible", a affirmé un des responsables, qui s'exprimaient sous couvert de l'anonymat.

Mais "il reste des informations sensibles dans les dossiers", a souligné ce dernier, notamment sur des informateurs et "des activités menées avec le soutien d'organisations étrangères partenaires, des services de renseignement ou de police".

'Détruits ou dissimulés'

Une commission d'enquête lancée quelques jours après la mort du charismatique président de 46 ans, la commission Warren, avait conclu que "JFK" avait été tué par l'ancien Marine tireur d'élite Lee Harvey Oswald, ayant agi seul.

Cette position officielle n'a pourtant jamais suffi à étouffer les hypothèses sur un complot ourdi contre le 35e président américain à Dallas, au Texas.

Des centaines d'ouvrages et de films ont alimenté la thèse du complot, pointant du doigt les adversaires de la Guerre froide qu'étaient l'Union soviétique et Cuba, la mafia et même le vice-président Lyndon B. Johnson.

Des hypothèses qui avaient repris un nouveau souffle après la sortie du film "JFK" d'Oliver Stone en 1991. Face au débat public alors décuplé, une loi avait été signée en 1992 imposant la publication de tous ces documents, en intégralité et sans censure, après 25 ans. Mais leur divulgation risque de ne pas suffire à faire taire même les thèses les plus folles.

"Quiconque pense qu'un document est intitulé +Membres de la conspiration pour tuer le président Kennedy+ va attendre longtemps", a ironisé Larry Sabato, professeur de sciences politiques à l'université de Virginie et auteur de "The Kennedy Half-Century".

Mais pour ceux qui veulent croire au complot, les dossiers maintenus secrets seront "considérés comme la Pierre de Rosette", a-t-il reconnu. "Cela va simplement alimenter encore plus les théories conspirationnistes".

Gerald Posner, auteur de "Case Closed" ayant conclu qu'Oswald avait agi seul, s'attendait à la même réaction.

"Personne ne va abandonner sa conviction qu'un complot a été ourdi parce que la publication des dossiers ne le prouve pas", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ils diront simplement qu'ils ont été détruits ou dissimulés".

Trump bloque la divulgation de documents "sensibles" sur l'assassinat de JFK

Le président américain Donald Trump ne va pas publier tous les documents relatifs à l'assassinat de John F. Kennedy comme annoncé. Quelque 2.891 dossiers réputés "sensibles" ont été rendus publics jeudi, mais certains vont encore être gardés secrets comme c'est le cas depuis près d'un demi-siècle, ce qui alimente le mystère autour de la mort de l'ancien président démocrate le 22 novembre 1963.

L'actuel président américain conservateur s'est rangé derrière l'avis de la CIA, du FBI et d'autres services de renseignement pour le report de la divulgation de certains documents. Les Archives nationales américaines ont publié sur leur site internet 2.891 dossiers sur l'assassinat du président américain John F. Kennedy. La publication d'environ 300 dossiers classifiés a été reportée de six mois. 

"A la demande" de certaines branches de l'administration et des services de renseignement, "le président a autorisé de retenir temporairement certaines informations qui pourraient porter atteinte à la sécurité nationale, au maintien de l'ordre ou aux affaires étrangères", est-il écrit dans un communiqué des Archives nationales.

Des hauts-responsables de l'administration américaine n'ont pas souhaité commenter pour la chaîne CNN si les documents gardés secrets sont en mesure d'étayer la théorie du complot qui a toujours plané sur l'assassinat du jeune président.

Donald Trump "n'a pas le choix"
Donald Trump a donné l'ordre, dans un mémo adressé aux chefs des services de renseignement américains, que "le voile soit finalement levé" sur l'affaire, alors que "le public américain attend et mérite que son gouvernement offre un accès autant que possible aux documents liés à l'assassinat de John F. Kennedy". 

Ce mémo reconnait que les autorités ont demandé que certaines pièces restent secrètes. "Je n'ai pas le choix", affirme Donald Trump dans ce mémo, cité par CNN. Le président attend toutefois que les services de renseignements évaluent les raisons du maintien du secret et l'en informe d'ici 180 jours. 

Le président Trump est autorisé à empêcher la divulgation de certaines informations si il perçoit "une menace identifiable à la défense militaire, aux opérations de renseignement, d'application de la loi ou aux relations internationales", et si "la menace identifiable est si grave qu'elle l'emporte sur l'intérêt du public pour leur divulgation", selon le décret de 1992 sur les documents relatifs à l'assassinat de John F. Kennedy.

DIVULGATION DU DOSSIER JFK : UN RAPPEL UTILE DANS UN CLIMAT DE HAINE

 

Trump lance-t-il un hameçon ?

Après la précédente divulgation, par les Archives nationales, d’environ cinq millions de pages sur l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy, il resterait maintenant (avant le délai légal du 26 octobre 2017) quelques dizaines de milliers de pages à présenter au public. Donald Trump a donc signalé, sous réserve des avis concernés (services secrets), qu’il libérerait la sortie desdites informations.

Il a fort à parier que celles-ci ne révéleront rien de révolutionnaire, hormis sans doute quelques errements administratifs. Et elles confirmeront probablement la thèse de la balle magique qui est capable de zigzaguer et de faire machine arrière. Car on imagine mal que le FBI, la CIA et toutes les agences de renseignement ou de mystification impliquées puissent reconnaître d’éventuelles impréparations, et surtout ce cafouillage de l’enquête qui a provoqué les délires les plus pathologiques, en complicité avec des médias en mal de taux d’écoute.

Tout dépendra de la capacité de Trump à lever l’embargo sur certains documents que, nul doute, les agences vont tenter d’imposer, ne voulant apparaître incompétentes ou de mauvaise foi, au moment même où elles sont censées prouver que la Russie a « attaqué la démocratie américaine », tandis que les préparatifs d’opérations militaires en Europe centrale et baltique se cachent derrière le tohu-bohu coréen.

La remontée du sujet « JFK » est toutefois intéressante, ressemblant à un acte manqué de l’assurance-baraka trumpienne. Après tout, une élue du peuple – la flamboyante californienne Maxine Waters – vient de monter d’un cran dans ses appels à la violence verbale, usant ce week-end du jargon des snipers ou des gangsters (« Take him out »), confirmant son engagement à « éliminer » Trump… devant une foule enthousiaste.

 

Peut-être donc qu’une invocation des mânes de « JFK » calmerait les ardeurs des djihadistes du bien-pensé ? Y compris celles du Texan George W. Bush qui – excellent timing – a tout récemment éreinté Trump, publiquement, tandis qu’Obama faisait de même au même moment.

 

Trump lance-t-il un hameçon ? Les médias rappellent déjà que des proches de Trump, dont Roger Stone (rien à voir avec le cinéaste), abondaient dans l’idée selon laquelle un autre Texan (Lyndon Johnson, le vice-président de Kennedy) faisait partie de la conjuration.

Bref, quelle que soit l’information révélée sur l’assassinat de Kennedy, l’effet sera simple : chez les « gens raisonnables », l’on retiendra l’incurie de l’establishment de l’époque, et, chez les conspirationnistes-populistes-révolutionnaires, le fait que ses héritiers d’aujourd’hui seraient parfaitement capables « d’éliminer » un autre trublion : Trump.

Malgré (ou grâce à) ce climat de violence, Trump vient cependant de recevoir le soutien inattendu d’un électeur de Bernie Sanders : l’ancien président Jimmy Carter. Et sur plusieurs thèmes : « Les[très injustes] médias se sentent libres de proclamer que Trump est mentalement déséquilibré, et tout le reste, et sans hésitation ! Au centre Carter, nous avons affaire régulièrement avec Poutine sur la Syrie… il n’y a aucune preuve que les Russes aient fait basculer suffisamment de votes, si tant est qu’ils l’aient jamais fait… »Avant de conclure que Trump a hérité des crises internationales amplifiées par Obama, et que lui, Carter, sera toujours disponible pour lui servir de médiateur, en particulier sur la Corée du Nord…

Dont acte.

Avec l’assassinat de Kennedy, Trump tente de s’immiscer dans l’histoire

Le président américain a annoncé sa décision de publier les documents classés top secret sur les événements de Dallas de 1963. Il omet un détail: cette publication était prévue depuis 1992

Sur Twitter, il se considère comme «bon élève». Suivi par 40 millions d’abonnés, Donald Trump jouit là d’une tribune d’enfer. C’est ce qu’il a répété dimanche sur Fox News, alors qu’il justifiait son usage intempestif du réseau social. La veille, une de ses publications a une fois de plus fait écho dans le monde entier. 

En tant que président, il allait autoriser la publication de nouveaux documents concernant l’assassinat de John F. Kennedy. «Sous réserve de la réception de nouvelles informations, je vais autoriser, en tant que président, que les DOSSIERS JFK longtemps bloqués et classés top secret soient ouverts», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

 

Plus de 3000 documents encore top secret

Sur les 5 millions de documents concernant l’assassinat à Dallas, 3100 n’ont encore jamais été dévoilés et demeurent à Washington derrière les murs des Archives nationales. Des dizaines de milliers de documents qui avaient auparavant été caviardés dont la version complète pourraient aussi être révélées.

Lire aussi: Trump autorise la publication des documents sur l’assassinat de Kennedy

Par son tweet, le président remet au goût du jour un élément d’histoire dont les mystères ont, pendant plus de cinquante ans, alimenté de nombreuses théories du complot. Et dont le maintien sous scellés d’une partie des documents laisse encore planer le doute sur la version officielle des faits survenus le 22 novembre 1963 à Dallas. D’où venait la balle meurtrière? Lee Harvey Oswald est-il le seul responsable? Qui tirait les ficelles? Qu’est-ce que la CIA a occulté?

Rien à voir avec cette décision

Si l’on en croit les paroles de Donald Trump, il serait donc l’homme qui mettra fin au mutisme dans lequel l’Amérique est plongée. Mais il a oublié de préciser une chose, comme le rappelle @ZacksJerryRigsur le compte présidentiel: «Le 26 octobre 2017 a déjà été décidé en 1992. Vous n’avez littéralement rien à voir avec cette décision

La loi signée en 1992 fait suite aux vastes débats publics ravivés par le film JFK d’Oliver Stone sorti un an plus tôt. Elle impose la publication de tous les documents liés à l’assassinat, tout en conservant sous scellés une partie d’entre eux jusqu’à la date limite du 26 octobre 2017.

Volontairement ou pas, Donald Trump esquisse là une tentative de réécrire l’histoire, ou de s’immiscer dans un déroulement des faits qui ne lui appartient pas. «Il essaie encore de tirer avantage de quelque chose qu’il n’a pas fait», s’insurge un internaute sur Facebook.

 

Sur la même plateforme, Michael Titsworth souligne: «Comme les autres présidents avant lui, Trump ne peut légalement que bloquer [la publication de ces dossiers] jusqu’à mercredi. Donc, il prétend accomplir quelque chose en ne faisant absolument rien.»

 

Le président américain peut décider de maintenir l’omerta pour des questions de sécurité. Selon le journal Politico et le Washington Postqui citaient certains membres de l’administration, Donald Trump était sous pression, notamment de la CIA, pour qu’il bloque la publication de certains dossiers. Ceux datant des années 1990 pouvant exposer des agents et informateurs encore en activité.

Réseaux désabusés

Au fond, qu’attend-on de ces dossiers? Bien que certains internautes s’aventurent vers de nouvelles théories, une majorité semble désabusée. Sur le compte Facebook de Francetvinfo, un auditeur rit jaune: «Ça fait bien longtemps que s’il y a eu des documents (ce dont je doute personnellement), lesdits documents ont été détruits depuis belle lurette! C’est pourquoi ce qui sera publié n’apportera aucune nouveauté sur les véritables commanditaires de cet assassinat!» Sur le compte de 20minutes.fr, Nassou Nass résume: «Des documents qui vont tout révéler sauf la vérité!»

D’autres tournent l’information en dérision. L’image d’un feuillet entièrement caviardé suffit à illustrer leur désenchantement.

 

Publier les documents tenus secrets n’a plus de sens aux yeux de tous? Sur Franceinfo, l’écrivain Marc Dugain y voyait dimanche, toutefois, une lueur d’espoir. «C’est une falsification de l’histoire. Tant que les Américains n’auront pas donné cette vérité, ils ne seront pas crédibles.»

Volonté de détourner l’attention

Trump sera-t-il l’homme qui rendra les Etats-Unis crédibles aux yeux du monde entier? Ce n’est pas l’avis des réseaux. Au contraire, des voix s’élèvent: «Chapeau à Donald J. Trump, président illégitime, pour avoir tenté de détourner l’attention du monde des sujets les plus pressants du présent, vers l’affaire froide préférée des Américains», ironise sur Facebook un commentateur. Un second rebondit: «Et les documents sur son élection, il les publie quand? Ce gars, dès qu’il est en panique politique, il essaie de créer un nouveau sujet de conversation, c’est ridicule.»

Sur Twitter, @DeloresBarris conclut: «Qu’est-ce que ces fichiers peuvent changer? Ils ne ramèneront jamais Kennedy sur terre.»

Lire également: JFK, ce jour de novembre 1963 «où le monde libre a perdu son chef»

 

A quoi faut-il s’attendre de l’ouverture des archives sur JFK décidée par Trump contre l’avis des agences gouvernementales ?

Donald Trump a décidé de ne pas entraver la divulgation de la fin du dossier sur l'assassinat de Kennedy survenu le 23 novembre 1963 malgré l'opposition de certaines agences gouvernementales.
 

Atlantico: Quelle est l'histoire controversée de l'affaire de l'assassinat de Kennedy et du silence suspect des administrations successives sur l'enquête ?

François Durpaire : En 1992, une loi prévoit l'ouverture d'un certain nombre de documents et on est au terme aujourd'hui de ce processus. Il y a deux thèses qui s'opposent. L'une considère que l'on a gardé le meilleur pour la fin, que l'on va avoir des révélations qui donneront enfin la vérité parce que l'administration a retenu dans ce dossier les données les plus sensibles tout au long des années. L'autre consiste à dire que l'on connaît déjà la vérité depuis 50 ans : il y a un seul tireur, Lee Harvey Oswald. La course à la transparence a déjà fait accoucher une très grande partie des 5 millions de pages existantes.

Cette hypothèse n'est pas acceptée par une majorité d'américain (plus d'un américain sur deux croit à l'idée d'un complot monté ou par les cubains, ou par les castristes, anticastristes, ou encore l'URSS mais aussi par le FBI, la CIA ou la mafia de Chicago). Et même si ces documents n'apportent pas de révélation, ceux qui ne croient pas en la culpabilité unique de Lee Harvey continueront à croire en un complot parce qu'il y a des documents qui ont été détruit en 1995 et l'on pourra toujours dire que la vérité se cachaient dans ces documents.

Un représentant du Conseil de sécurité nationale a déclaré au Washington post que certaines agences gouvernementales avaient récemment demandé au président de retenir certains documents. À quoi peut-on s'attendre et qui peut être embarrassé encore par le dossier Kennedy un demi-siècle après ?

Dans la loi de 1992, le président peut s'opposer à la déclassification d'un certain nombre de dossier pour une raison qui tient au "trouble à l'ordre public" : ce trouble peut être de deux nature, intérieur ou extérieur. Intérieur parce qu'il y a un certain nombre d'agent du FBI, de la CIA ou des service secrets sont toujours en vie et donc peuvent avoir une responsabilité engagée. Extérieur parce que la nature des révélations pourrait avoir un impact sur la géopolitique mondiale, pas tant dans les relations avec la Russie (la guerre froide est terminée) mais plutôt sur le processus de normalisation actuel des relations avec Cuba.
Au sujet des thèses complotistes, il y a un certain nombre de questions qui se posent et qui résistent toujours, même à la vérification. Trois exemples. D'abord on effectuer des tirs pour montrer que 3 balles en l'espace de 6 secondes, c'est possible. Deuxièmement on a montré avec le shooting reconstruction, qu'une balle a pu toucher à la fois Kennedy et le gouverneur du Texas, Connally, ce qui invalide les questions autour d'une balle magique. Troisièmement il y a cette question de la tête de Kennedy qui part en arrière : on a dit alors qu'il aurait eu un autre tireur, situé donc devant, sur la fameuse butte herbeuse. On a montré ici encore que la destruction du cerveau peut entrainer un mouvement de la tête vers l'arrière. Malgré toutes ces preuves scientifiques avancées, ceux qui sont partisans du complot continuent à voir quelque chose de louche. Pourquoi ? Dans l'heure qui suit l'assassinat, c'est la sidération : le chef de la première puissance du monde est assassiné en pleine guerre froide. Va-t-on dans une 3ème guerre mondiale ? est-ce que ce sont les russes ? les cubains ? Peut-être a-t-on voulu cacher la vérité pour éviter une réaction américaine qui aurait entrainé une guerre catastrophique. 
 
On pose aussi la question de la responsabilité de la CIA et du FBI: Lee Harvey était l'équivalent d'un fichier S, une personne très bien connue des services de sécurité et qui participait même, à certain moment, à des opérations qui menées par le FBI. Pourquoi, connaissant les projets d'assassinat qu'il avait contre Kennedy, rien a été fait ? On reproche à la CIA et au FBI d'avoir voulu couvrir des erreurs, des failles ou peut-être même des complicités volontaires. Il faut rappeler enfin que Allen Dulles, ancien directeur de la CIA, que Kennedy avait fait démissionner, était lui-même membre de la commission Warren, donc juge et parti puisque qu'à la fois ancien directeur de la CIA et co-responsable de l'enquête. La dernière chose, la plus importante peut-être, qui renforce le mystère, c'est le deuxième assassinat, celui du tueur, qui fait disparaitre les possibilités de savoir les motivations de Lee Harvey (sachant que lui-même parlait de son innocence avant de pouvoir s'expliquer plus longuement).
 

Que nous apprend la décision de Trump, de ne pas intervenir (comme la loi lui en donnait le possibilité) dans l'application de la loi, sur son action politique ?

Il faut rappeler que Donald Trump fait partie de ces américains qui ne croient pas en la version unique du tueur et qui croient à la théorie du complot. Il est un des plus célèbres partisans des thèses complotistes. On se souvient notamment qu'il a mis en question la responsabilité du père d'un de ses opposants républicains, Ted Cruz, en le soupçonnant, à propos de photo sur lesquelles il apparait avec Lee Harvey, d'avoir eu des liens avec l'assassinat !
 
Trump a toujours été l'un des défenseurs de la transparence. Il dénonce aux institutions et à l'état fédéral de "cacher des choses". Il est même l'un des pères d'un certain nombre d'idées complotistes. Cette décision est conforme à sa personnalité. Mais cela correspond aussi à un désir des américains puisqu'encore un américain sur deux ne croient pas en la thèse d'un tireur d'élite et attend des révélations supplémentaires. Le président va dans le sens de l'opinion. C'est aussi une manière de pour lui de dire qu'il est président et ne couvre aucun agissement des agences fédérales américaines. Mais il ne faut pas attendre LA vérité. LA vérité, on la connait en fait peut-être depuis 50 ans et on refuse de la voir.  
 


 

Que vont révéler les documents déclassifiés sur la mort de Kennedy?

  • Trump a autorisé la publication de milliers de nouveaux documents sur l’assassinat du président Kennedy.
  • Le maintien sous scellé d’archives a alimenté de nombreuses théories du complot.
  • Les experts sont sceptiques sur les révélations à attendre de l’exploitation de ces sources.

Un des plus grands mystères de l’histoire américaine enfin levé ?  Donald Trump aautorisé samedi la publication prochaine de milliers de nouveaux documents sur l’assassinat de John F. Kennedy, le 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas.

 

Le maintien sous scellés pendant plus de cinquante ans des archives a alimenté de nombreuses théories du complot, certains doutant par exemple que le tireur, Lee Harvey Oswald, soit seul responsable de la mort du président américain. 20 Minutesfait le point sur la publication des 3 100 documents jamais encore dévoilés.

Pourquoi ces documents sont-ils déclassifiés maintenant ?

Pas moins de cinq millions de documents environ, provenant essentiellement des services de renseignement, de la police et du ministère de la Justice, sont conservés à Washington derrière les murs des Archives nationales. L’immense majorité a déjà été publiée, mais une petite partie devrait l’être seulement jeudi prochain, ainsi que la version complète de dizaines de milliers de documents qui avaient auparavant été caviardés.

« Il y a eu un gros débat après la sortie du film JFK [ d’Oliver Stone en 1991], mais aussi après la déclassification d’une autre partie des documents relatifs à l’assassinat du président  au début des années 1990 », rappelle Vincent Michelot, professeur d’histoire politique des Etats-Unis à Sciences Po Lyon et auteur de Kennedy(Gallimard, collection Folio). Dans la foulée, en 1992, une loi avait imposé la publication de tous les documents avant le 26 octobre 2017.

Pourquoi la déclassification est-elle si attendue ?

Depuis des années, la mort de JFK hante l’histoire des Etats-Unis, sucsitant fantasmes et théories du complot. « Il y a une version officielle qui est celle du rapport de la commission Waren qui a été rendue publique très rapidement [en 1964]. Elle affirme que Lee Harvey Oswald est bien le seul tireur et qu’il a agi de manière individuelle. Par bien des aspects, elle n’est pas complètement satisfaisante, car elle n’explique pas toutes les zones d’ombre autour de l’enquête », affirme Vincent Michelot.

« Sans tomber dans la théorie du complot, un simple regard sur les écrits autour du sujet [plus de 40 000 livres !] montre que le rapport Warren est une foutaise, il a été trafiqué dès l’origine. Il y a des témoignages contradictoires, notamment ceux des médecins de Dallas, des pressions contre les témoins, certains disparaissant… », répond Patrick Jeudy, auteur de Dallas, une journée particulière et d’autres documentaires sur le président américain. « Peut-être que Warren avait pour rôle d’apaiser le pays, ne pas faire de vagues, mais je ne pense pas que la théorie du tireur seul soit viable comme l’a montré par exemple l’historien Richard Trask. L’enquête a été bâclée ou trafiquée, des informations contredisant la thèse officielle retirées », poursuit le réalisateur.

« L’assassinat d’un président américain, dans un contexte de guerre froide, avec des liens troubles entre l’administration et la mafia, sans parler de la tension avec Cuba… C’est un scénario parfait pour alimenter toute une série de théories du complot, reconnaît Vincent Michelot. Mais, aujourd’hui, il existe malgré tout une forme de consensus sur les conclusions du rapport Warren, et les autres théories ne sont pas vraiment convaincantes. »

Que faut-il attendre de ces nouveaux documents ?

Pas grand-chose à en croire les deux hommes. « Cette déclassification ? Je pense qu’il n’y aura rien dedans. On se doute bien que, s’il y avait des choses intéressantes, le nettoyage aurait déjà été fait dans les années 1960 par les intéressés », indique Patrick Jeudy. Citant des membres de l’administration, le journal Politico avançait vendredi que Donald Trump était sous pression, notamment de la CIA, pour qu’il bloque la publication de certains de ces feuillets.

« On sait que la CIA est opposée à la déclassification de l’ensemble des documents, car cela exposerait au grand jour les méthodes de surveillance de l’agence par exemple ou montrerait qu’elle a gardé pour elle des documents jugés trop sensibles pour le grand public, assure Vincent Michelot. Il ne faut donc pas attendre de smoking gun. S’il existait des preuves fracassantes, elles seraient sorties bien avant 2017. »

Les nouveaux documents pourraient malgré tout apporter un éclaircissement sur les activités d’Oswald à Mexico fin septembre 1963. « On pourrait en apprendre sur ce voyage au Mexique quelques semaines avant la mort de JFK, où il aurait été en contact avec les services russes et cubains. Cela nourrirait la thèse selon laquelle il n’a pas agi seul, mais en service commandé », développe l’historien.

Donald Trump autorise la déclassification des dernières archives nationales

Le 26 octobre, plus de 3 000 documents devraient être publiées. Permettront-ils de résoudre définitivement l'assassinat ? Rien n'est moins sûr. 

La date du 26 octobre 2017 est cochée de longue date pour tous les historiens qui s'intéressent de près ou de loin à l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy le 22 novembre 1963 à Dallas. Depuis 25 ans très exactement. C'est en effet en 1992 qu'une loi signée par George H. W. Bush prévoyait que les Archives Nationales devaient rendre public au plus tard à cette date les 3100 derniers documents classifiés ayant trait à l'énigme politico-judiciaire. 

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Seul Donald Trump, en tant que président américain pouvait reporter cette date butoir. C'est d'ailleurs ce que la CIA et certains de ses conseillers lui conseillaient. Néanmoins, le chef de l'Etat ne semble pas prédisposer à suivre leurs préconisations. Au point même d'affirmer par tweet samedi 21 octobre : "Sous réserve de la réception de nouvelles informations, je vais autoriser, en tant que Président, l'ouverture des DOSSIERS JFK longtemps bloqués et classifiés."

L'assassinat du 35e président américain a fait l'objet de très nombreuses études et nombre de théories conspirationnistes. Que le film JFK d'Oliver Stone a grandement aidé à relancer à sa sortie en 1991. Un débat public s'en était suivi menant jusqu'à la loi de 1992  qui imposait notamment la publication de documents relatifs au crime détenus par les Archives Nationales mai aussi la conservation sous scellés d'une partie d'entre eux jusqu'à la date butoir du 26 octobre 2017. 

Jeudi 26 octobre, les 3100 documents restant à déclassifier devraient ainsi être rendus public. Dans le même temps, de nombreux autres devraient apparaître pour la première fois dans leur intégralité. Si 88% des cinq millions d'archives émanant du Renseignement américain mais aussi de la police ou du ministère de la Justice avaient déjà été mis à la disposition du public, 11% de l'avaient été que très partiellement, de nombreuses informations avaient été retirées avant leur publication.

Selon le site américain Politico, des proches de la Maison Blanche mais aussi des membres de la CIA urgeaient Donald Trump de ne pas rendre public l'intégralité des documents restants, arguant que certaines informations risquaient de compromettre la sécurité nationale et la politique étrangère du pays. Pour certains, la CIA craindrait que son incompétence dans cette affaire, bien davantage que sa mise en cause, n'éclate au grand jour avec cette ultime publication. Il n'est pas exclu que le président américain choisisse de garder sous le sceau du secret certains documents.

Membre de l'Assassination Records Review Board chargée entre 1994 et 1995 d'étudier les enregistrements relatifs à l'assassinat de John F. Kennedy a été interrogé par le Dallas Morning News. Il a ainsi affirmé : "Tout devrait être publié. Je ne peux pas croire que cela puisse mettre quoi que ce soit en péril datant des années 1950 et 1960. Toutefois, je ne crois pas qu'il y ait de grandes révélations."

 

«On pourrait en savoir davantage sur Lee Harvey Oswald»

INTERVIEW - Selon Thomas Snégaroff, historien spécialiste des États-Unis, la publication jeudi de milliers de documents top secrets sur la mort du président américain en 1963 pourrait permettre de savoir pourquoi son assassin présumé était surveillé par la CIA.

Vingt-deux novembre 1963, 12h30. Des coups de feu retentissent à Dallas, au Texas, où John Fitzgerald Kennedy effectue une visite préélectorale. Alors qu'il parade et salue la foule dans une limousine décapotée, le 35e président américain est abattu d'une balle dans le crâne. Un jeune manutentionnaire, Lee Harvey Oswald, est rapidement désigné comme suspect numéro 1. Mais, le 24 novembre, il est assassiné à la sortie d'un interrogatoire avec la police, empêchant tout procès à son encontre.

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En pleine guerre froide, l'assassinat de «JFK» a traumatisé le monde entier et l'Amérique en particulier. Le drame alimente depuis des décennies diverses théories du complot, certains doutant qu'Oswald en soit le seul et unique responsable. Jeudi, des documents top secrets, maintenus sous scellés depuis plus de 50 ans, devraient être rendus publics par l'État américain, a annoncé Donald Trump samedi. L'initiative pourrait ainsi permettre la découverte d'éléments importants. Éclairage avec Thomas Snégaroff, historien spécialiste des États-Unis et auteur en 2013 de Kennedy, une vie en clair-obscur.

Le convoi de John Fitzgerald Kennedy, juste avant son assassinat le 22 novembre 1963.

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LE FIGARO. - Quels dossiers doivent être révélés ce jeudi?

Thomas SNÉGAROFF. - Il s'agit de tous les documents qui ont été recueillis par les différentes commissions d'enquêtes, après la mort de John F. Kennedy. On a des fichiers de la police de Dallas, de la justice, des agents, des témoignages... Tout ce qui a été déposé aux archives américaines devrait être scanné et diffusé au grand public. Il y aura des milliers et des milliers de pages. Je sais que les journalistes américains ont prévu de mobiliser des équipes entières pour se mettre dessus et repérer l'aiguille dans la botte de foin. Cela nécessite un travail long, un travail d'historien. Mais il faut garder à l'esprit que la quasi-totalité de ces fichiers ont déjà été rendus publics. Il n'en reste que 3100 à découvrir, ainsi que la version complète de documents qui avaient été caviardés.

Que peut-on espérer apprendre de nouveau?

Lee Harvey Oswald.

Personne ne sait ce qu'on y trouvera. Néanmoins, on pourrait en savoir davantage sur Lee Harvey Oswald et la surveillance dont il était la cible par la CIA. On attend des informations sur ses liens avec Cuba puisqu'il était militant de la cause cubaine, ayant fait de nombreux voyages en Amérique centrale. On pourrait également découvrir des documents relatifs à Howard Hunt. Ce membre du parti démocrate a été un des organisateurs du Watergate en 1972. Dans les années 60, lors de la mort de Kennedy, il était agent de la CIA. Quand il est décédé en 2007, il a enregistré des aveux expliquant qu'il y avait une grande conjuration autour de cette histoire. Selon lui, un complot a été organisé par la mafia, la CIA, et le vice-président de JFK, Lyndon B. Johnson.

Le journal Politico avance que Donald Trump est la cible de pressions, notamment de la CIA, pour qu'il bloque la diffusion de certains de ces feuillets...

On a trois hypothèses. La première, c'est que certains agents encore en poste aujourd'hui pourraient être mis en cause et potentiellement exposés. Ensuite, la théorie la plus excitante - mais la moins probable -, c'est que la CIA aurait quelque chose à se reprocher et qu'elle serait l'un des acteurs voire l'organisatrice de l'assassinat de Kennedy. Enfin, l'hypothèse la plus crédible est que ces feuillets puissent mettre en lumière l'incompétence de la CIA qui n'a pas fait du tout son travail. Lee Harvey Osvald est sûrement l'un des tueurs: il a passé deux ans en URSS, a tenté d'assassiner un général... Ce n'est pas n'importe qui. Mais s'il a fait partie d'un complot, c'est pire pour la CIA. Ne pas avoir déjoué un complot qui touche le président, c'est la plus grande des incompétences.

«C'est un moyen pour Donald Trump de dire qu'il casse tous les tabous, qu'il dit la vérité, qu'il se bat contre les fake news»

Thomas Snégaroff

Et le président américain Donald Trump en joue?

C'est un moyen pour lui de dire qu'il casse tous les tabous, qu'il dit la vérité, qu'il se bat contre les fake news. Et la plupart des médias sont tombés dans le piège en disant qu'il autorisait la diffusion de ces dossiers. En réalité, il ne fait qu'appliquer la loi de 1992, qui impose la publication de tous ces documents le 26 octobre 2017. Donald Trump, lui, a simplement le pouvoir d'interdire ou de repousser leur parution. Mais ça ne semble pas être son objectif, même s'il s'est laissé le droit de faire marche arrière. C'est une extraordinaire diversion pour lui qui tape régulièrement sur la CIA et fait preuve d'une véritable défiance vis-à-vis de cette institution.

Les théories du complot occupent une place toute particulière dans cette affaire...

C'est très amusant de voir les différents mouvements en la matière. Dans les années 70, on a eu un courant de grand légalisme: Lee Harvey Oswald était le seul tireur, c'était acté et rien ne remettait en cause la théorie officielle. Puis dans les années 80-90, un grand courant de remise en cause est né. En 1979, la Chambre des représentants a rendu un avis selon lequel il y avait très vraisemblablement eu une conjuration, battant en brèche l'idée du tireur isolé. Pourtant, cette déclaration ne reposait sur aucune preuve mais a suffi à semer le doute. En 1991, le film d'Oliver Stone, «JFK», a conforté l'idée qu'il n'y avait pas qu'un seul tireur. Puis l'hypothèse conjurationniste s'est progressivement essoufflée ces dernières années, peut-être par paresse ou par manque de preuves. On s'est dit: “On ne saura jamais”. Or, aujourd'hui, le contexte de 1991 semble ressurgir.

 

Si la thèse conjurationniste est confirmée par ces nouveaux documents, cela ne va-t-il pas donner du grain à moudre aux complotistes?

Je ne pense pas. Au contraire, cela peut permettre de leur couper l'herbe sous le pied, en faisant preuve de transparence. Interroger l'histoire officielle, je pense que c'est nécessaire pour l'historien comme pour le citoyen. Mais il y a des limites. Remettre en cause la thèse officielle de l'assassinat de Kennedy, ce n'est pas dire qu'aucun homme n'a marché sur la Lune ou que les tours du 11 septembre n'ont pas été percutées par des avions. Dans ce dossier, il y a de nombreux éléments qui restent flous. Il y a un mythe, un mystère, une interrogation légitime sur une chaîne de décision. Mais à mon avis, les archives les plus intéressantes ont depuis bien longtemps disparues. Robert Kennedy (NDLR: le frère cadet de JFK) avait enquêté sur cette affaire. Il avait donné toutes ses informations à Jackie Kennedy... Elle avait tout brûlé.

Que vont révéler les documents déclassifiés?

Des milliers de documents sur l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy doivent être rendus publics ce jeudi 26 octobre. Donald Trump a en effet annoncé que, conformément à ce que prévoit la loi, il allait autoriser la publication de ces documents maintenus sous scellés depuis plus de cinquante ans. L'assassinat du jeune président américain le 22 novembre 1963 à Dallas alimente toutes sortes de théories du complot. Mais il n'est pas certain que la publication des documents restés secrets permette de lever le doute qu'entretiennent encore de nombreux Américains.

Avec notre correspondante à WashingtonAnne Corpet

Quelque 3 100 documents tenus secrets et quelques dizaines de milliers d'autres qui avaient été en partie censurés devraient être accessibles dès ce jeudi sur le site Internet des archives nationales.

Les spécialistes vont notamment éplucher les informations relatives au voyage effectué par Lee Harvey Oswald à Mexico quelques semaines avant l'assassinat. Ce séjour avait été surveillé de près par l'agence locale de la CIA, car l'assassin de Kennedy aurait rencontré sur place des espions russes et cubains. Les documents pourraient révéler quelques failles dans la manière dont les agences fédérales ont agi.

La publication des archives ne mettra sans doute pas un terme aux éternelles interrogations sur la mort du charismatique président américain. Plus de la moitié des Américains continue de penser que Lee Harvey Oswald n'a pas agi seul. 

 

L'idée d'un complot ourdi par les Cubains, l'URSS, le FBI, la CIA ou même la mafia reste bien ancrée. Donald Trump lui-même a mis en question la responsabilité du père de Ted Cruz, un de ses opposants de la primaire républicaine.

Mais selon les experts, il faudra du temps pour analyser correctement les documents, dont certains risquent d'être incompréhensibles pour le néophyte, du fait du jargon et des noms de code employés par le FBI et la CIA. Et les théoriciens du complot pourront toujours continuer à soutenir leurs thèses variées, car certains documents ont été définitivement détruits.

→A (re)lire: Affaire Kennedy: les révélations des anciens de la commission Warren

→A (Re)écouter le Grand Reportage: 50 ans après l’assassinat de Kennedy, les témoins parlent du jour qui a changé leur vie

 

 

 

 

JFK : et si le mystère restait entier?

Des milliers de documents sur son assassinat vont être dévoilés ce jeudi

La seule certitude absolue concernant l’assassinat du président américain John Fitzgerald Kennedy est finalement la date de cet acte qui a plongé les États-Unis mais aussi le monde entier dans la stupéfaction : c’était le 22 novembre 1963 à Dallas.

Depuis lors, tout et son contraire a été dit et publié sur cette page noire de l’histoire des États-Unis : les théories du complot ont été nombreuses, parfois farfelues, alimentées par le secret tenace entourant les documents amassés par les enquêteurs.

La CIA et le FBI pourraient même avoir fait alliance avec la mafia pour se débarrasser du 35e président des États-Unis. Le vice-président Lyndon Johnson pourrait aussi avoir trempé dans le complot, qui lui a permis de prendre les rênes du pouvoir.

Même l’indentité de la personne ayant appuyé sur la gâchette a été remise en cause : est-ce bien Lee Harvey Oswald qui a tiré sur la Lincoln décapotable à 12h30 précises depuis la fenêtre de la bibliothèque voisine ?

 

Ce jeudi 26 octobre pourrait donc permettre de faire toute la lumière sur l’assassinat de JFK : des milliers de nouveaux documents précieusement conservés sous scellés pendant plus de cinquante ans vont en effet être rendus publics, suite à l’accord de l’actuel hôte de la Maison-Blanche, Donald Trump.

Mais tous les documents pourraient ne pas sortir des entrailles des archives. "Le Président estime que ces documents devraient être rendus accessibles dans l’intérêt d’une transparence complète, à moins que les services de renseignement et sécurité ne fournissent une justification claire et convaincante liée à la sécurité nationale ou au maintien de l’ordre", a déclaré un responsable de la Maison-Blanche.

C’est dire si cette publication risque d’en laisser plus d’un sur sa faim.

D’autant qu’il faudra du temps pour compulser tous ces documents, qui pourraient être truffés de noms de code qu’il ne sera sans doute pas aisé de confondre avec certitude.

Elle pourrait même relancer les théories du complot s’il reste encore des zones d’ombre.

Près de cinquante-quatre ans après la mort de l’un des plus populaires présidents des États-Unis, fauché en pleine gloire, le mystère pourrait rester entier pour ceux qui veulent y croire.

P.D.-D.

Publiés ce jeudi, les dossiers secrets sur la mort de JFK pourraient lever le voile sur un chapitre mystérieux

54 ans après les faits, de nouveaux dossiers sont révélés au public.

Publiés ce jeudi, les dossiers secrets sur la mort de JFK pourraient lever le voile sur un chapitre mystérieux.
 

ÉTATS-UNIS - Des milliers de documents sur l'assassinat du président américain John F. Kennedy doivent être publiés ce jeudi 26 octobre sur internet, mais les experts n'attendent pas de révélations fracassantes, ni la fin des nombreuses théories du complot.

 

La commission Warren a conclu au terme de son enquête sur l'assassinat le 22 novembre 1963 du charismatique président de 46 ans qu'il avait été mené par l'ancien Marine tireur d'élite Lee Harvey Oswald, agissant seul. Cette position officielle a été loin d'étouffer les spéculations sur un complot ourdi par des intérêts divers contre le 35ème président américain à Dallas, au Texas.

 

Des centaines d'ouvrages et de films ont alimenté la thèse de la conspiration, pointant du doigt les adversaires de la Guerre froide qu'étaient l'Union soviétique et Cuba, la mafia et même le vice-président Lyndon B. Johnson.

 

Un événement "tellement intéressant",selon Trump

Le président américain Donald Trump a annoncé samedi avoir autorisé la publication des 3100 dossiers encore secrets, ce qui représente des dizaines voire des centaines de milliers de documents.

 

"La très anticipée publication des #JFKFiles est pour demain. Tellement intéressant", a-t-il tweeté mercredi.

 

La loi du 26 octobre 1992 stipule que les documents sur l'assassinat conservés aux Archives nationales doivent être publiés en intégralité et sans censure après 25 ans.

"Le président pense que ces documents devraient être disponibles dans l'intérêt de la transparence totale, à moins que les agences gouvernementales ne fournissent une justification irréfutable et claire au nom de la sécurité nationale ou du maintien de l'ordre", a expliqué un responsable de la Maison Blanche.

Les passionnés vont rester sur leur faim

Les spécialistes de l'assassinat de Kennedy attendent avec impatience cette opportunité, tout en cherchant à atténuer les attentes. "Beaucoup de gens pensent qu'ils vont être ouverts et qu'ils contiendront la solution à l'affaire qui conviendra à tout le monde", a relevé Gerald Posner, auteur de "Case Closed" ayant lui aussi conclu qu'Oswald avait agi seul.

"Ca ne va pas être le cas", a-t-il affirmé à l'AFP. "Personne ne va abandonner sa conviction qu'un complot a été ourdi parce que la publication des dossiers ne le prouve pas". "Ils diront simplement qu'ils ont été détruits ou dissimulés", a-t-il estimé.

Larry Sabato, professeur de sciences politiques à l'université de Virginie et auteur de "The Kennedy Half-Century", envisage le maintien du secret pour certains documents. "Peu importe ce qu'ils vont conserver, ce sera considéré comme la Pierre de Rosette", a-t-il expliqué. "Cela va simplement alimenter encore plus les théories conspirationnistes". "Quiconque pense qu'un document est intitulé 'Membres de la conspiration pour tuer le président Kennedy' va attendre longtemps", a-t-il ironisé.

Un chapitre mystérieux tout de même éclairci

Les experts s'accordent en revanche à dire que ces dossiers pourraient lever le voile sur un chapitre mystérieux de la vie d'Oswald: son voyage à Mexico environ sept semaines avant le drame. "Il pourrait y avoir de nombreuses nouvelles informations, je pense, sur l'ampleur de ce que savait le gouvernement avant l'assassinat au sujet de Lee Harvey Oswald", a indiqué Philip Shenon, auteur de "A Cruel and Shocking Act: the Secret History of the Kennedy Assassination".

"Nous savons de dossiers précédemment déclassifiés qu'à (Mexico), il a rencontré des espions cubains et des espions russes et d'autres personnes qui, au plus fort de la Guerre froide, avaient des raisons de vouloir que Kennedy meure ou auraient pu en avoir", a relevé Philip Shenon. Selon lui, Oswald était "surveillé de près par la CIA". "La question est 'Que savait la CIA en temps réel, des semaines avant l'assassinat?'".

"Il pourrait y avoir beaucoup d'informations montrant qu'Oswald a été en contact avec d'autres personnes" et qu'il "a peut-être dit à des tiers ce qu'il allait faire", a-t-il souligné.

Les agences de renseignement "ont foiré"

Du coup, l'agence de renseignement CIA et la police fédérale (FBI) pourraient exhorter le président Trump à bloquer certains documents pour dissimuler leurs propres défaillances.

Ces agences "ont foiré", a estimé Larry Sabato. "Elles avaient toutes les indications selon lesquelles Oswald était un marginal et un sociopathe" mais, d'après lui, aucune n'a prévenu le Secret Service, chargé de protéger le président.

Oswald a été arrêté peu après l'assassinat de Kennedy et le meurtre d'un policier de Dallas. Il a été abattu deux jours plus tard par Jack Ruby, propriétaire d'une boite de nuit.

 

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ETATS-UNIS - Après un suspense long de plus d'un demi-siècle, l'administration Trump a publié ce jeudi 26 octobre près de 3000 dossiers secrets sur l'assassinat du président américain John F. Kennedy, repoussant toutefois de six mois la divulgation de certains documents jugés trop "sensibles".

 

Un report qui risque d'alimenter encore le flot intarissable des théories du complot, même si les experts ne s'attendent pas à de grandes révélations, cinquante ans après la mort de John F. Kennedy le 22 novembre 1963 à Dallas, au Texas.

 

On attendait la publication des 3100 dossiers encore secrets. Finalement, 2891 ont été mis en ligne jeudi soir sur le site des Archives nationales américaines, qui peuvent être téléchargés.

 

Renfermant des dizaines, voire des centaines de milliers de documents encore jamais publiés, certains de ces dossiers remontent à 1962, avant même la mort du 35e président des Etats-Unis. Comme celui contenant un compte-rendu d'une réunion où le chef de la CIA explique que ses services étudient les possibilités de saboter des pièces aéronautiques destinées à être envoyées depuis le Canada à Cuba.

 

Rapport des patrons du FBI, entretiens avec des témoins venus donner des pistes à la police dans les jours après l'assassinat... Le passage au crible de cette avalanche de nouvelles informations promet d'occuper longuement les passionnés.

"Atteinte à la sécurité nationale"

"Les Américains attendent, et méritent, que leur gouvernement offre un accès aussi large que possible" à ces dossiers, afin d'être "informés sur tous les aspects de cet événement décisif", a écrit Donald Trump dans un communiqué.

Mais "le président a autorisé de retenir temporairement certaines informations qui pourraient porter atteinte à la sécurité nationale, au maintien de l'ordre ou aux affaires étrangères", ont précisé les Archives nationales américaines.

La plupart de ces demandes sont venues de la CIA et du FBI, la police fédérale américaine, selon des responsables de l'administration Trump.

Le président américain a donné six mois aux services de renseignement, jusqu'au 26 avril 2018, pour éplucher les documents jugés sensibles et en censurer, le cas échéant, les parties les plus délicates. "Je n'ai pas d'autre choix, aujourd'hui, que d'accepter qu'on les étudie plutôt que de permettre une atteinte potentiellement irréversible à la sécurité de notre nation", a-t-il souligné.

"Au terme de ce délai, j'ordonnerai la publication de toutes informations dont les services n'auront pas pu démontrer" qu'elles devaient être tenues secrètes, a martelé le président, qui est lui-même par le passé entré dans le jeu des théories et fantasmes autour de cet assassinat.

"Le président veut s'assurer qu'il y a une complète transparence" et "veut publier ces informations (manquantes) aussi vite que possible", a affirmé un des responsables, qui s'exprimaient sous couvert de l'anonymat.

Mais "il reste des informations sensibles dans les dossiers", a souligné ce dernier, notamment sur des informateurs et "des activités menées avec le soutien d'organisations étrangères partenaires, des services de renseignement ou de police".

"Détruits ou dissimulés"

Une commission d'enquête lancée quelques jours après la mort du charismatique président de 46 ans, la commission Warren, avait conclu que "JFK" avait été tué par l'ancien Marine tireur d'élite Lee Harvey Oswald, ayant agi seul.

Cette position officielle n'a pourtant jamais suffi à étouffer les hypothèses sur un complot ourdi contre le 35e président américain à Dallas, au Texas.

Des centaines d'ouvrages et de films ont alimenté la thèse du complot, pointant du doigt les adversaires de la Guerre froide qu'étaient l'Union soviétique et Cuba, la mafia et même le vice-président Lyndon B. Johnson.

Des hypothèses qui avaient repris un nouveau souffle après la sortie du film "JFK" d'Oliver Stone en 1991. Face au débat public alors décuplé, une loi avait été signée en 1992 imposant la publication de tous ces documents, en intégralité et sans censure, après 25 ans. Mais leur divulgation risque de ne pas suffire à faire taire même les thèses les plus folles.

"Quiconque pense qu'un document est intitulé 'Membres de la conspiration pour tuer le président Kennedy' va attendre longtemps", a ironisé Larry Sabato, professeur de sciences politiques à l'université de Virginie et auteur de "The Kennedy Half-Century".

Mais pour ceux qui veulent croire au complot, les dossiers maintenus secrets seront "considérés comme la Pierre de Rosette", a-t-il reconnu. "Cela va simplement alimenter encore plus les théories conspirationnistes".

Gerald Posner, auteur de "Case Closed" ayant conclu qu'Oswald avait agi seul, s'attendait à la même réaction. "Personne ne va abandonner sa conviction qu'un complot a été ourdi parce que la publication des dossiers ne le prouve pas", a-t-il déclaré à l'AFP. "Ils diront simplement qu'ils ont été détruits ou dissimulés".

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Mort de JFK : «Dans cette affaire, il y a des tueurs, mais aussi des tireurs de ficelle»

L’historien Thierry Lentz attend des documents qu’ils confirment les tentatives des services officiels de cacher leurs erreurs.

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     Mort de JFK : «Dans cette affaire, il y a des tueurs, mais aussi des tireurs de ficelle»

Directeur de la Fondation Napoléon, Thierry Lentz a publié en 1995 Kennedy, enquête sur l’assassinat d’un président, un ouvrage actualisé et augmenté en 2013. Pour lui, ce n'est pas Oswald qui a tiré.

Qu’attendez-vous de ces documents ?

Sauf surprise, je n’en attends rien de décisif. Les agences de renseignement peuvent garder secrètes un certain nombre d’informations. Cela se matérialise par du marqueur noir qui barre certaines phrases. Dans le passé, beaucoup de pages étaient entièrement noircies. Et même si des rapports de synthèse très postérieurs aux faits, dont un de 2003 dans lequel la CIA est revenue sur ses errements de l’époque, sont déclassifiés, l’essentiel est assez largement connu. On a déjà un matériau très important, dont le rapport de la commission Warren, celui du Congrès et les volumes de pièces qui les accompagnent. Ce sont d’ailleurs de ces rapports officiels que viennent tous les doutes sur ce qui s’est passé.

Sur quelles zones d’ombres peut-on espérer des éclaircissements ?

L’une des choses qui pourrait être confirmée concerne la panique des services officiels au moment où ils ont découvert que Lee Harvey Oswald avait des relations avec des services (CIA, FBI) et aussi un pied dans les milieux anticastristes. Même s’ils ne sont pas complices de l’assassinat, ils n’ont pas envie que cela se sache. On pourrait en avoir confirmation grâce aux discussions que les agences ont eues entre elles.

Entre ceux qui adhèrent à la thèse officielle et ceux qui croient au complot, ces documents pourraient-ils faire bouger les lignes ?

Je ne le pense pas. Sur les faits eux-mêmes, beaucoup a déjà été dit. Leur interprétation appartient à chacun. Certains croient que tout cela n’est que du hasard, d’autres que c’est le résultat d’une conspiration. On estime toujours que le rapport Warren est la thèse officielle du gouvernement, avec Oswald comme tireur unique et Ruby [qui a tué Oswald, ndlr] comme un illuminé qui a voulu venger le Président. Mais il existe un deuxième rapport officiel : celui du Congrès en 1979, qui conclut à la conspiration. Le Congrès avait demandé la réouverture de l’enquête par le FBI, qui ne l’a jamais fait. On a toujours fait comme si ce rapport n’existait pas, parce que juste après, Reagan est arrivé au pouvoir et que ce n’était plus le moment d’aller gratter dans les plaies.

Personnellement, quelle est votre hypothèse sur la mort de JFK ?

Mon hypothèse est celle du général de Gaulle. Lorsqu’il rentre des obsèques de Kennedy, il se confie à Alain Peyrefitte [alors ministre de l’Information] et lui dit : «Vous savez, tout ça n’est pas une affaire de cow-boy, c’est une affaire d’OAS.» Et il ajoute : «De toute façon, on ne saura jamais la vérité, parce que si on connaît la vérité, il n’y a plus d’Etats-Unis.» Il a tenu ses propos tout de suite, après avoir passé 48 heures aux Etats-Unis. Avec qui a-t-il discuté à Washington ? On l’ignore. Ce qu’il veut dire, c’est qu’on est dans une affaire de barbouzerie de haut niveau. On a longtemps cru qu’Oswald était un simple pigeon, mais il était complice dans la conspiration. Il n’en était pas l’organisateur, mais il a amené le fusil, très probablement, même s’il n’a sans doute pas tiré. Dans cette affaire, il y a à la fois des tueurs, mais aussi des tireurs de ficelle qui ne sont pas des imbéciles. Que l’affaire soit montée aussi haut que le directeur du FBI Hoover ou le patron de la CIA, je ne le crois pas. En revanche, je pense qu’ils ont cherché à cacher leurs erreurs. Car s’ils avaient été plus attentifs, ils auraient probablement pu repérer Oswald plus tôt.

Mort de JFK Vincent Quivy : «On attend de ces documents des détails sur la périphérie»

La déclassification ne changera pas l’affaire, selon Vincent Quivy, chercheur, mais elle devrait préciser le rôle du FBI et de la CIA.

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     Mort de JFK Vincent Quivy : «On attend de ces documents des détails sur la périphérie»

Journaliste et historien, Vincent Quivy est l’auteur de Qui n’a pas tué John Kennedy ? (Le Seuil, 2013).

Qu’attendez-vous de la déclassification des derniers documents sur l’affaire Kennedy ?

Depuis 1963, plus de cinq millions de documents ont été rendus publics. Il reste environ 3 000 documents : on a déjà énormément d’informations. Ce qu’on en attend, ce sont des détails, mais plutôt sur la périphérie que sur l’affaire elle-même, des documents qui préciseraient les connaissances des services de renseignement sur Lee Harvey Oswald. Quand il a assassiné Kennedy, il avait un dossier au FBI et à la CIA, parce qu’il avait vécu en URSS. Un agent du FBI était chargé de le suivre. L’assassinat du Président par un homme qui était censé être surveillé a créé une panique au sein des services secrets : c’était une énorme faute. Ils ont ensuite essayé de dissimuler leur erreur, et le dossier du FBI sur Oswald a été détruit.

Votre conviction, c’est qu’Oswald a agi seul ?

J’ai basé mon travail sur les documents publiés depuis 1963. La commission Warren s’est tenue juste après l’assassinat, mais d’autres commissions d’enquête se sont penchées sur le dossier, de manière directe ou indirecte, notamment dans les années 70, après l’affaire du Watergate qui mettait en cause une partie des services secrets. En 1978, une commission d’enquête parlementaire a repris toute l’affaire et a eu énormément de moyens pour travailler. En cinquante ans, il y a eu non seulement toutes les enquêtes officielles, mais aussi des enquêtes de journalistes, de chercheurs… Tout cela a amené une documentation incroyable. Les seules preuves véritables impliquent Lee Harvey Oswald, et uniquement lui.

Il y a tout de même des choses à apprendre de ces documents ?

Ils m’intéressent pour avoir des détails sur certains personnages, mais l’affaire en elle-même ne va pas en dépendre. On pense aussi que la plupart des documents qui vont être déclassifiés sont ceux qui concernent des gens que les services de renseignement ne voulaient pas impliquer. Le FBI et la CIA, surtout dans les années 60, se sont appuyés sur un réseau d’informateurs énorme.

Plus que l’affaire, cela peut éclairer le fonctionnement des services secrets à l’époque ?

On l’espère un peu. Mais il faut garder à l’esprit que les enquêtes parlementaires après le Watergate ont été très fouillées - aux Etats-Unis, le pouvoir d’enquête est beaucoup plus développé qu’en France. Elles ont obligé véritablement les services secrets à sortir leurs dossiers. En réalité, on sait beaucoup de choses, même si les gens qui travaillent là-dessus ne prennent pas forcément la peine d’aller fouiller dans ces énormes dossiers… Les turpitudes du FBI et de la CIA dans les années 60 sont connues depuis longtemps. Ce qu’on va avoir avec ces nouveaux documents, ce sont des détails, mais cela ne va pas changer fondamentalement la perspective.

Amaelle Guiton

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22 novembre 1963 : le mystère Kennedy vraiment enterré ?

Dans un train de la banlieue de New York, en novembre 1963. Le choc laisse l’Amérique sonnée, défaite, persuadée qu’une puissance maléfique l’a prise pour cible. Photo Carl Mydans. Life. Getty Images
 

Plus de cinquante ans après, les documents sur la mort de JFK devaient être déclassifiés jeudi, comme prévu par la loi.

 22 novembre 1963 : le mystère Kennedy vraiment enterré ?

Note du 27 octobre à 7h05 : L'administration américaine a finalement mis en ligne, dans la nuit de jeudi à vendredi, 2 891 dossiers sur les 3 100 qui étaient prévus, le président Donald Trump ayant décidé d'un report de six mois pour ceux estimés les plus sensibles pour la «sécurité nationale». Cette demande lui a été faite par le FBI et la CIA, ce qui ne manquera pas d'alimenter à nouveau les théories du complot.

A LIRE AUSSITrois coups de feu, combien de théories fumeuses ?

L’histoire réserve parfois d’étonnantes coïncidences. Ce 26 octobre 2017, les ultimes archives confidentielles sur l’assassinat de John F. Kennedy devaient être rendues publiques. La date, gravée dans le marbre par une loi adoptée il y a un quart de siècle, n’a en rien été choisie par Donald Trump. Mais symboliquement, qui mieux que lui, président adepte des théories du complot, pour lever le dernier voile de secret sur une enquête ayant fait couler tant d’encre ?

Ces derniers jours, le sujet a d’ailleurs semblé beaucoup amuser – voire exciter – le lointain et improbable successeur de JFK. «La très anticipée publication des documents JFK aura lieu demain. Tellement intéressant», a tweeté mercredi Donald Trump. Un message posté, hasard ou pas, depuis l’avion présidentiel qui faisait route vers… Dallas, où le jeune dirigeant démocrate fut assassiné le 22 novembre 1963.

Étude fastidieuse

Mercredi, Air Force One s’est posé sur le tarmac du Dallas Love Field Airport, celui d’où l’appareil transportant la dépouille de Kennedy avait décollé pour un ultime voyage vers Washington.

Près de cinquante-quatre ans après l’assassinat politique le plus débattu de l’histoire des Etats-Unis, Donald Trump a donc eu un choix à faire : déclassifier ou non les quelque 3 100 documents de l’enquête jamais rendus publics. Voté en 1992, le JFK Assassination Records Collection Act prévoyait leur publication intégrale et sans censure après vingt-cinq ans, au plus tard. Mais la loi laissait la possibilité au président de maintenir certains documents secrets, si leur publication risquait de porter «préjudice aux opérations militaires, de renseignement et des forces de l’ordre, ou à la conduite des relations extérieures».

Selon les experts et historiens, prêts à se plonger dans l’étude fastidieuse de ces dizaines, voire centaines de milliers de pages, ces ultimes archives pourraient notamment embarrasser la CIA et le FBI. Beaucoup de documents «vont révéler de nouveaux détails sur l’étendue des informations volumineuses que la CIA et le FBI avaient accumulé sur Oswald dans les mois et les années précédant la mort de Kennedy»,prédisait jeudi dans le Guardian Philip Shenon, ancien correspondant du New York Times et auteur d’un livre sur l’assassinat de JFK et les manquements de l’enquête.

En maintenant certaines archives secrètes, les administrations américaines successives ont sans doute cherché à protéger les agences de renseignement qui, selon plusieurs spécialistes dont Shenon, en savaient assez pour empêcher Oswald de passer à l’acte. Donald Trump, lui, se trouve dans une logique différente. «De tous les présidents depuis 1963, il est celui qui se préoccupe le moins du fait que la publication de ces documents pourrait porter atteinte à la CIA et au FBI, deux organisations contre lesquelles il est très en colère actuellement»,analyse l’historien américain Michael Beschloss dans le New York Times.

Excédé par l’enquête sur l’ingérence russe dans la présidentielle de 2016 et les soupçons de collusion avec sa propre équipe, Donald Trump a plusieurs fois étrillé la communauté du renseignement. Dans son entourage, certains sont allés plus loin, accusant le «deep state» («l’état profond»), une prétendue alliance clandestine de cadres de la CIA, du FBI et du Pentagone, de chercher à saboter la présidence Trump, en faisant notamment fuiter des informations confidentielles. «Le deep state est réel, illégal et il menace la sécurité nationale», tweetait par exemple en juillet l’un des fils du Président, Donald Trump Jr.

Bâtiment sécurisé

Au-delà de leur méfiance envers les agences de renseignement, Donald Trump et certains de ses proches ont en outre cultivé les théories du complot sur la mort de JFK. Pendant les primaires républicaines, le magnat de l’immobilier avait ainsi suggéré que le père de l’un de ses rivaux, Ted Cruz, était lié à Oswald. Quant au conseiller de longue date de Trump, Roger Stone, il a publié en 2013 un livre accusant Lyndon Johnson, le vice-président de JFK, d’avoir orchestré son assassinat. Il y a quelques jours, Roger Stone a raconté avoir incité Trump à autoriser la publication des documents.

Conservés dans un bâtiment sécurisé des Archives nationales, dans le Maryland, ils représentent au total plus de cinq millions de pages. Seuls 1% des documents restaient à déclassifier. Ces trois dernières années, une équipe a été chargée de numériser les ultimes dossiers secrets en vue de leur publication sur Internet. A l’affût, sans pour autant attendre des révélations cruciales, médias, historiens et experts américains se préparent désormais à éplucher, un par un, les ultimes vestiges d’une enquête hors norme.

Affaire Kennedy: ce que les nouveaux fichiers révèlent jusqu’à présent

D’autres documents suivront. Le président américain a donné 6 mois aux services de renseignement pour éplucher les documents jugés sensibles et en censurer les parties les plus délicates.

© AP
© AP

Après un suspense long de plus d’un demi-siècle, l’administration Trump a publié jeudi près de 3.000 dossiers secrets sur l’assassinat du président américain John F. Kennedy.

 

 

Si ces documents sont nombreux et prendront du temps à être épluchés par les spécialistes et passionnés de l’affaire, certains faits ont déjà pu être établis.

► Lee Harvey Oswald a parlé à des membres de «  la cellule d’assassinat du KGB  » selon une conversation téléphonique interceptée à Mexico City.

► Un journal local britannique a été «  prévenu à l’avance  ». Un journaliste du « Cambridge Evening News » a reçu un appel téléphonique anonyme lui conseillant de téléphoner à l’ambassade des États-Unis pour un scoop 25 minutes avant l’assassinat de JFK. Cette information provient d’un mémo d’un directeur adjoint de la CIA au directeur du FBI, J. Edgar Hoover.

► Le FBI essayait d’attraper Oswald avant l’assassinat de Kennedy. Cette information a été découverte grâce à des mémos de la cellule du FBI à la Nouvelle Orléans. Un agent de cette cellule a écrit qu’Oswald était «  une personne d’intérêt  » d’après une source cubaine.

► Les documents comprennent un long rapport sur les complots et programmes d’assassinat de la CIA et plusieurs pages de reçus et de comptabilité s’élevant à des centaines de milliers de dollars dépensés dans des programmes secrets. Beaucoup ont été dirigés à Cuba, d’autres en République dominicaine, au Congo et au nord et au sud du Vietnam. Selon un «  résumé des faits  » datant de 1975, la CIA a aussi considéré l’idée de tuer le leader Patrice Lumumba et le président indonésien Sukarno.

► J. Edgar Hoover s’est inquiété de voir apparaître une «  théorie conspirationniste  » au sein de la population qui remettait en question concernant la culpabilité de Oswald dans l’assassinat de JFK.

► Les Soviétiques considéraient Oswald comme un «  maniaque névrosé  » qui «  n’était loyal ni envers son propre pays, ni envers n’importe quoi d’autre  ». Ils redoutaient que l’assassinat de JFK soit un coup d’État de la part de la droite américaine ou alors, qu’un général un peu trop téméraire de l’armée US réagisse à l’assassinat en lançant un missile, faisant éclater par la même occasion une nouvelle guerre.

► Fidel Castro a expliqué à des officiels américains que Cuba n’était pas impliqué dans l’assassinat lors d’une visite de ces derniers sur l’île en 1978. Malgré cela, un mémo de la CIA raconte que l’ambassadeur de Cuba aux États-Unis a réagi à l’annonce de l’assassinat avec un plaisir non dissimulé.

► Le FBI a prévenu la police de Dallas d’une menace de mort pesant sur Oswald, selon un mémo du directeur du FBI.

 

 

Il reste encore beaucoup de documents à analyser et d’informations à croiser avant que la lumière soit totalement faite sur l’assassinat de John F. Kennedy. D’autres documents suivront. Le président américain a donné six mois aux services de renseignement, jusqu’au 26 avril 2018, pour éplucher les documents jugés sensibles et en censurer, le cas échéant, les parties les plus délicates.

Donald Trump publie une partie des documents sur la mort de JFK

Le président américain a finalement suivi, jeudi soir, les recommandations du FBI et de la CIA en ne publiant pas l’intégralité des documents liés à l’assassinat de John F. Kennedy

L’administration Trump a publié jeudi 26 octobre 2891 dossiers liés à l’assassinat du président américain John F. Kennedy à Dallas sur le site des Archives nationales américaines. Certains documents resteront toutefois confidentiels, comme le souhaitaient le FBI et la CIA.

Lire aussi:  Trump autorise la publication des documents sur l’assassinat de Kennedy

«A la demande» de certaines branches de l’administration et des services de renseignement, «le président a autorisé la rétention temporaire de certaines informations qui pourraient porter atteinte à la sécurité nationale, au maintien de l’ordre ou aux affaires étrangères», est-il écrit dans un communiqué des Archives nationales.

 

Le président a donc donné un délai de six mois aux agences gouvernementales pour examiner les fichiers restants. Au terme de cette période, elles devront justifier un éventuel maintien du secret, que Donald Trump entend limiter. Selon les responsables de la Maison-Blanche, le président Trump s’est montré réticent à céder aux demandes des agences, mais il a finalement accédé à leurs requêtes

 
 

Transparence

«Le président veut garantir une pleine transparence et il s’attend à ce que les agences fassent un meilleur travail dans la réduction de tout conflit au sein des passages censurés et publient ces informations au plus vite», a déclaré un premier responsable. D’après un second responsable, «des informations sensibles restent toujours dans les dossiers»; elles sont notamment susceptibles de compromettre l’anonymat d’informateurs ou des opérations des renseignements.

En 1992, le Congrès américain avait ordonné que tous les documents touchant à l’enquête sur la mort de JFK soient mis à la disposition du public d’ici au 26 octobre 2017.

Pas de révélations

Les universitaires qui ont travaillé sur l’assassinat de Kennedy le 22 novembre 1963 estiment que les dossiers qui vont tomber dans le domaine public n’apporteront pas de précisions nouvelles d’importance sur les raisons qui ont poussé Lee Harvey Oswald à tirer sur Kennedy.

Ils pensent aussi que le dernier lot de documents, épais de près de cinq millions de pages, ne contribuera guère à atténuer les théories du complot voulant que l’assassinat de ce président catholique, qui avait alors 46 ans, ait été commandité soit par la mafia, soit par Cuba, soit par des agents américains en rupture de ban.

Sur les 3100 dossiers concernant l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, 2891 ont été divulgués jeudi par les archives nationales américaines. Donald Trump a accordé six mois aux services de renseignement pour étudier les 209 documents restants.

54 ans plus tard, l'assassinat de JFK revient sur le devant de la scène américaine. Jeudi, les archives nationales, situées à Washington DC, ont publié un communiquéannonçant la divulgation de 2891 documents liés à l'attentat mené par Lee Oswlad contre le président John F. Kennedy le 22 novembre 1963 à Dallas. Les dossiers sont disponibles sur le site des archives, au même endroit que les 3810 documents déjà publiés en juillet dernier.

 

Depuis 1992 et l'élaboration du «President John F. Kennedy Assassination Record Collection Act», tous les dossiers portant sur cet événement sont en effet conservés par la National Archives and Records Administration (NARA), chargée ensuite de les rendre publics. 88% des dossiers étaient déjà accessibles depuis la fin des années 1990, précise l'agence gouvernementale, qui estime la collection à environ cinq millions de pages d'archives.

 

Six mois pour censurer les informations trop sensibles

Le texte de 1992 prévoyait en effet que toutes les archives devaient être rendues publiques au maximum 25 ans après sa publication, soit le 26 octobre 2017 au plus tard. Mais il spécifiait ensuite que certains documents pouvaient être encore gardés secrets s'ils se révélaient «préjudiciables à la défense militaire, aux opérations de renseignement, à l'application de la loi ou à la conduite des relations étrangères», et si ce préjudice «était d'une gravité telle qu'il l'[emportait] sur l'intérêt public de la divulgation».

Et c'est ce qu'il s'est passé jeudi pour 209 documents. Sur demande de certaines agences, Donald Trump a repoussé de six mois leur publication. Les agences, principalement la CIA et le FBI, ont désormais jusqu'au 26 avril 2018 pour examiner ces archives et éventuellement en retrancher les informations trop sensibles. Approché par l'AFP, un responsable américain cite notamment «des activités menées avec le soutien d'organisations étrangères partenaires, des services de renseignement ou de police».

Ruée sur les 2891 documents publiés

«Le public américain attend - et mérite - que son gouvernement fournisse autant d'accès que possible aux dossiers liés à l'assassinat du président John F. Kennedy», a déclaré Donald Trump dans un communiqué, «mais je n'ai pas eu d'autre choix que d'accepter ce délai plutôt que de risquer un préjudice potentiellement irréversible pour la sécurité de notre nation». Une annonce qui ne manquera pas de susciter les soupçons des partisans de la théorie du complot.

» LIRE AUSSI - Attentat à Dallas: revivez la journée du 22 novembre 1963

En attendant la divulgation des derniers documents, les 2891 pièces publiées jeudi sont d'ores et déjà épluchées par les curieux. Certains médias anglo-saxons, comme le Guardian ou le New York Times, proposent même à leurs lecteurs de leur signaler tout détail qu'ils jugeraient intéressant. Interrogé par Le Figaro, l'historien spécialiste des États-Unis Thomas Snégaroff s'attend à ce qu'on en apprenne davantage sur Lee Harvey Oswald, ses liens avec Cuba, sa surveillance par la CIA...

À VOIR - «Pour ceux qui ne font déjà pas confiance au gouvernement, ça ne va pas s'arranger»

Commentaires (34)

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Date de dernière mise à jour : 27/10/2017