Histoires d'info. On va enfin savoir qui a tué Kennedy (ou pas)

Qui a tué Kennedy ? Ce mystère va peut-être enfin se dissiper. 3 000 documents doivent être rendus public. Les derniers de ce dossier qui a fait couler tant d'encre et de salive.

On va peut-être savoir qui a tué le président américain John Kennedy grâce aux 3 000 documents qui seront rendus public normalement cette semaine. Des documents liés à cet épineux dossier.

Le film d’Oliver Stone JFK sorti en 1991 a relancé les théories complotistes au sujet de l’assassinat du président Kennedy survenu à Dallas le 22 novembre 1963.  

Une enquête d’abord presque immédiatement enterrée avec l’assassinat du prétendu tueur de Kennedy, Lee Harvey Oswald, puis relancée par la Commission Warren qui valide également en 1964 la thèse d’un tueur isolé. Mais le doute a toujours été présent. Une commission d’enquête de la Chambre des représentants a même conclu en 1979 que l’assassinat de Kennedy était vraisemblablement le résultat d’une conspiration.    

Le film d’Oliver Stone a tout changé

On trouve dans le film d'Oliver Stone des théories assez fumeuses (les vendeurs d’armes qui avaient besoin de la guerre au Vietnam auraient tué Kennedy qui selon Stone n’aurait pas engagé son pays dans la guerre). Ce film relance l’intérêt sur l’assassinat de JFK au point que Stone organisa une projection de son film pour les élus du Congrès en décembre 1991. Quelques mois plus tard, les parlementaires américains votaient une loi imposant la divulgation de toutes les archives avant 25 ans, soit le 26 octobre 2017.

Des bâtons dans les roues encore maintenant

La CIA a tenté de pousser Trump à retarder encore la publication officiellement pour ne pas mettre en danger des agents encore actifs. Mais le président américain a annoncé samedi 21 octobre que sauf nouvelles informations, tout serait bien publié cette semaine. On pourrait connaître le nom du tueur ou des tueurs. Cela serait bien mais honnêtement, on en doute. En revanche ce qu’on attend de ces 3 100 documents, à peine 1 % de tout ce qui a déjà été publié, c’est des informations notamment sur Lee Harvey Oswald, son parcours et ses liens avec Cuba, et se lèvera peut-être le voile sur de possibles connexions et donc mettra en pièce la théorie du tueur isolé.

La CIA craint sûrement qu’on pointe sinon sa complicité du moins son incompétence. Même si certains documents pourraient être bien plus embarrassants. Ce sont environ 300 pages qui concernent Howard Hunt, un agent de la CIA dans les années 1960, qui sur son lit de mort en 2007 a expliqué avoir été au cœur d’un complot impliquant également la mafia, "The Great Event". Et c’est peut-être la thèse de James Ellroy qui va remonter à la surface. Dans American Tabloïd, l’auteur américain défend l’idée que c’est la mafia qui a tué Kennedy. La mafia qui avait offert l’élection de 1960 à Kennedy contre la promesse de renverser Castro, qui avait nationalisé leurs casinos à Cuba. Mais après le fiasco de la Baie des Cochons, Kennedy avait officiellement renoncé à renverser Castro. Ça, plus la volonté de Robert Kennedy le petit frère de s’attaquer à la mafia, aurait condamné John à une mort violente.

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Va-t-on enfin découvrir la vérité sur l’assassinat de JFK ?

Donald Trump a autorisé samedi la publication prochaine de milliers de nouveaux documents sur l’assassinat de John F. Kennedy. De quoi attiser la curiosité des milliers de personnes pas convaincues par la version officielle. Mais qui risquent aussi d’être déçues.

Que signifie la déclassification des documents ?

Le président des États-Unis Donald Trump a déclaré ce samedi qu’il allait lever l’interdiction de publier des milliers de documents, principalement issus des services de renseignements, consacrés à l’assassinat du président John Fitzgerald Kennedy, le 22 novembre 1963.

 

 

 

Ce meurtre est considéré encore aujourd’hui comme l’un des plus grands mystères de l’histoire des États-Unis. Depuis plus de cinquante ans, le maintien sous scellés de nombreux documents a alimenté un peu plus les théories – nombreuses – de complot, la plus célèbre étant que Lee Harvey Osvald n’était pas le seul responsable de la mort du président.

Cinq millions de documents provenant essentiellement des services de renseignement, de la police et du ministère de la Justice, sont conservés à Washington derrière les murs des Archives nationales. La plupart ont déjà été publiés au cours des années, notamment suite à la sortie du film d’Oliver Stone JFK, qui avait provoqué de nombreuses polémiques et le vote d’une loi en 1992. Ce jeudi, c’est environ 3100 documents qui vont être révélés.

 

 

Pourquoi ces documents sont-ils très attendus ?

Parce que depuis de nombreuses années, les théories du complot se sont multipliées autour de la mort de JFK. Et que tous ses défenseurs attendent de savoir enfin un jour la vérité. Tout a commencé avec le Rapport Warren, du nom de l’ex-responsable de la CIA, premier à enquêter dans les années 60 sur l’affaire et considéré très rapidement et par la majorité comme une «  foutaise  », rapporte Vincent Michelot, professeur d’histoire politique des États-Unis à Sciences po Lyon et auteur de Kennedy (Gallimard, collection Folio), interrogé par 20 minutes.

Trop d’erreurs, de légèreté et de non-dit qui ont évidemment aiguisé les opposants à la version officielle. Depuis, les différentes publications de documents confidentiels n’ont jamais répondu clairement à la question. Mais les « complotistes » attendent beaucoup des centaines de documents qui vont logiquement être publiés dans leur version intégrale après l’avoir été les années précédentes en étant « amendés » par les services de renseignements américains.

Que peuvent révéler ces documents ?

La plupart des spécialistes ne sont pas très optimistes. Pour deux raisons majeures : citant des membres de l’administration, le journal Politico avançait vendredi que Donald Trump était sous pression, notamment de la CIA, pour qu’il bloque la publication de certains de ces feuillets. Notamment ceux rédigés dans les années 90 et qui pourraient mettre en difficulté certains responsables des agences gouvernementales encore en poste aujourd’hui.

Vincent Michelot explique par ailleurs : «  S’il existait des preuves fracassantes sur un complot, elles seraient sorties bien avant 2017.  »

L’espoir des complotistes réside tout de même dans la possibilité que ces documents publiés jeudi évoquent le voyage de Lee Harvey Oswald au Mexique en septembre 1963. Cette « escapade » est un des arguments principaux utilisés par les complotistes pour affirmer que le tueur du président était en service commandé ce jour-là.

États-Unis : la mort de John Fitzgerald Kennedy soulève encore des questions

En direct de Washington (États-Unis), Jacques Cardoze analyse les enjeux et soulève les interrogations sur les révélations à venir du meurtre de John Fitzgerald Kennedy.

Donald Trump a annoncé de samedi 21 octobre qu'il allait autoriser la publication de documents jusque-là top secret sur l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy. Cette affaire continue de passionner l'Amérique. "Est-ce que jeudi prochain, au moment où l'essentiel de ces 3 000 derniers documents sera déclassifié, on saura tout ? Pas nécessairement. Jusqu'au dernier moment, les agences de renseignement peuvent demander au président de préserver un certain nombre de feuillets", explique Jacques Cardoze en direct de Washington (États-Unis).

Acte isolé ou conspiration ?

Cinq millions de documents stockés, 54 ans de mystères, de doutes et de questions entourent la mort de John Fitzgerald Kennedy. Les réponses sont-elles quelque part dans les archives nationales ? Donald Trump va déclassifier de nouveaux documents et autoriser leur publication. Il sera forcément question de Lee Harvey Oswald, l'assassin de Kennedy selon l'enquête. Les informations concerneront-elles aussi le nombre de balles tirées ? Le nombre de tireurs ? Lee Harvey Oswald a-t-il décidé seul cet assassinat ou faisait-il partie d'une conspiration ? La CIA est hostile a cette déclassification. Donald Trump bravera-t-il cette hostilité ? Le président américain a jusqu'à jeudi 26 octobre pour rendre sa décision.

 

Le père du sénateur du Texas complice du meurtre de JFK ?

L'annonce de Donald Trump concernant la déclassification des dossiers concernant l'assassinat de John Fitzgearld Kennedy relance une théorie.

Alors que la majorité des documents provenant des services de renseignement, du ministère de la Justice et de la police, sur l'assassinat de #Kennedy ont été rendus public (88%), 11% restent classés et bloqués dans les archives. Hier, l'actuel président américain Donald Trump a annoncé qu'il autoriserait la publication des fichiers secrets sur l'assassinat de JFK avant la date butoir du 26 octobre 2017 pour répondre aux théories du complot en toute transparence. Le chef d'Etat américain aurait-il déjà une petite idée derrière la tête ?

 

Le père de Ted Cruz complice du tireur ?

Le président américain avait en effet tenté d'éveiller les soupçons de ces compatriotes concernant la version officielle de l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy.

 

Trump avait affirmé lors de sa campagne de la primaire républicaine que le père du sénateur du Texas d'origine cubaine Ted Cruz, un de ses rivaux, avait été vu en la présence de Lee Harvey Oswald quelques jours avant le drame. "Que faisait-il avec Lee Harvey Oswald juste avant sa mort ?" s'était offusqué Donald Trump.

Le principal concerné avait d'ailleurs réagi de manière virulente à propos de l'ex-homme d'affaire : "Cet homme est un menteur pathologique !". Depuis, Ted Cruz s'est rallié au président républicain... #Etats-Unis

Donald Trump se félicite de dévoiler des documents sur l'assassinat de Kennedy (mais n'y est pour rien) Certaines informations trop sensibles pourraient rester secrètes pour une question de sécurité.

ÉTATS-UNIS - Le président américain Donald Trump a autorisé samedi 21 octobre la publication prochaine de milliers de nouveaux documents sur l'assassinat de John F. Kennedy, dont le maintien sous scellés pendant plus de 50 ans a alimenté de nombreuses théories du complot.

 

"Sous réserve de la réception de nouvelles informations, je vais autoriser, en tant que président, que les DOSSIERS JFK longtemps bloqués et classés top secret soient ouverts", a tweeté Donald Trump. La révélation de ces documents étant prévue depuis plusieurs années, elle ne dépend donc pas réellement de lui.

 
 

Moment charnière de l'histoire des Etats-Unis, l'assassinat le 22 novembre 1963 du jeune président à Dallas, au Texas, alimente depuis des décennies les théories du complot, certains doutant que le tireur, Lee Harvey Oswald, soit seul responsable.

 

Des spéculations qui avaient repris un nouveau souffle après la sortie du film "JFK" d'Oliver Stone en 1991. Face au débat public alors décuplé, une loi avait été signée en 1992 imposant la publication de tous ces documents, tout en conservant sous scellés une partie d'entre eux jusqu'à la date limite du 26 octobre 2017.

 

Certains secrets gardés sous scellé pour des questions de sécurité

Le président américain peut toutefois encore décider d'en maintenir certains secrets, pour des questions de sécurité. Une option que Donald Trump se réserve dans son tweet et qu'un responsable de la Maison Blanche a encore mis en avant dans l'après-midi.

"Le président estime que ces documents devraient être rendus accessibles dans l'intérêt d'une transparence complète, à moins que les services (de renseignement et sécurité) ne fournissent une justification claire et convaincante liée à la sécurité nationale ou au maintien de l'ordre", a déclaré ce responsable.

Citant des membres de l'administration, le journal Politico avançait vendredi que Donald Trump était sous pression, notamment de la CIA, pour qu'il bloque la publication de certains de ces feuillets, notamment ceux datant des années 1990 car ils pourraient exposer des agents et informateurs encore en activité.

3100 documents bientôt dévoilés

Cinq millions de documents environ, provenant essentiellement des services de renseignement, de la police et du ministère de la Justice, sont conservés à Washington derrière les murs des Archives nationales. L'immense majorité, 88%, ont déjà été révélés au public, selon cette institution et 11% ont été publiés après avoir été caviardés.

Jeudi, 3100 documents qui n'ont encore jamais été dévoilés au public pourraient être finalement publiés, selon les médias américains, ainsi que la version complète de dizaines de milliers de documents qui avaient auparavant été caviardés. URSS, Cuba... En pleine guerre froide, la mort à 46 ans du fringant président avait traumatisé tout un pays... et fait naître de nombreuses théories du complot qui persistent aujourd'hui.

Plus de 40.000 livres sur JFK avaient été publiés au 50e anniversaire de sa mort, en 2013. Et selon un sondage Gallup de l'époque, 61% des Américains pensaient encore qu'Oswald, assassiné deux jours après la mort de JFK, n'était pas le seul assassin, ce pourcentage étant toutefois le plus bas en cinquante ans.

Kennedy, complot et Donald Trump

Certains espèrent donc que la publication des derniers documents mettra un terme aux thèses les plus folles. Mais les spéculations pourraient repartir de bon train si des documents sont maintenus secrets. "Tout devrait être publié", a déclaré au Dallas Morning News John Tunheim, qui a participé à une commission créée pour se pencher sur ce sujet par le Congrès dans les années 1990. "Je ne peux pas croire que nous mettions quoi que ce soit en péril datant des années 1950 et 1960", a souligné ce dernier, avant d'ajouter: "Je ne crois pas qu'il y ait de grandes révélations".

Donald Trump lui-même a participé au tourbillon de spéculations, en affirmant pendant la campagne de la primaire républicaine que le père du sénateur Ted Cruz, un de ses rivaux d'origine cubaine, avait été vu en présence de Lee Harvey Oswald juste avant l'assassinat. "Que faisait-il avec Lee Harvey Oswald juste avant sa mort? C'est horrible", avait déclaré le futur président américain à propos de Rafael Cruz, lors d'une interview sur Fox News, citant le tabloïde sensationnaliste National Enquirer.

"Cet homme est un menteur pathologique", avait réagi, indigné, Ted Cruz qui s'est depuis rallié au président républicain. Un épisode qui faisait les délices samedi d'un important élu démocrate à la Chambre des représentants, Adam Schiff.

 

Citant le tweet du président, sous le compte @potus, annonçant qu'il autorisait la publication des documents, ce dernier a ironisé: "@POTUS, est-ce que cela veut dire qu'il va y avoir des révélations sur le père de Ted Cruz?"

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Trump autorise la publication d'archives sur la mort de Kennedy

 

Le président américain Donald Trump a autorisé samedi la publication prochaine de milliers de nouveaux documents sur l’assassinat de John F. Kennedy, dont le maintien sous scellés pendant plus de 50 ans a alimenté de nombreuses théories du complot.

«Sous réserve de la réception de nouvelles informations, je vais autoriser, en tant que président, que les DOSSIERS JFK longtemps bloqués et classés top secret soient ouverts», a tweeté Donald Trump.

 

Le président américain Donald Trump a autorisé samedi la publication prochaine de milliers de nouveaux documents sur l’assassinat de John F. Kennedy, dont le maintien sous scellés pendant plus de 50 ans a alimenté de nombreuses théories du complot.

«Sous réserve de la réception de nouvelles informations, je vais autoriser, en tant que président, que les DOSSIERS JFK longtemps bloqués et classés top secret soient ouverts», a tweeté Donald Trump.

 

Moment charnière de l’histoire des États-Unis, l’assassinat le 22 novembre 1963 du jeune président à Dallas, au Texas, alimente depuis des décennies les théories du complot, certains doutant que le tireur, Lee Harvey Oswald, soit seul responsable.

Sous scellés jusqu'au 26 octobre

Des spéculations qui avaient repris un nouveau souffle après la sortie du film JFK d’Oliver Stone en 1991. Face au débat public alors décuplé, une loi avait été signée en 1992 imposant la publication de tous ces documents, tout en conservant sous scellés une partie d’entre eux jusqu’à la date limite du 26 octobre 2017.

Le président américain peut toutefois encore décider d’en maintenir certains secrets, pour des questions de sécurité. Une option que Donald Trump se réserve dans son tweet.

Citant des membres de l’administration, le pure-player Politico (en anglais) avançait ainsi vendredi que Donald Trump était sous pression, notamment de la CIA, pour qu’il bloque la publication de certains de ces feuillets, notamment ceux datant des années 1990 car ils pourraient exposer des agents et informateurs encore en activité.

3100 nouveaux documents

Cinq millions de documents environ, provenant essentiellement des services de renseignement, de la police et du ministère de la Justice, sont conservés à Washington derrière les murs des Archives nationales. L’immense majorité, 88 %, ont déjà été révélés au public, selon cette institution et 11 % ont été publiés après avoir été caviardés.

Jeudi, 3100 documents qui n’ont encore jamais été dévoilés au public pourraient être finalement publiés, selon les médias américains, ainsi que la version complète de dizaines de milliers de documents qui avaient auparavant été caviardés.

Théories du complot

URSS, Cuba... En pleine guerre froide, la mort à 46 ans du fringant président avait traumatisé tout un pays. Jackie Kennedy, en tailleur rose, se projetant sur le coffre de la limousine décapotable lorsque son époux vient d’être touché à la tête: les images de l’assassinat alimentent encore l’imaginaire collectif aux Etats-Unis... et les théories du complot.

Plus de 40 000 livres sur JFK avaient été publiés au cinquantième anniversaire de sa mort, en 2013. Et selon un sondage Gallup de l’époque, 61 % des Américains pensaient encore qu’Oswald, assassiné deux jours après la mort de JFK, n’était pas le seul assassin, ce pourcentage étant toutefois le plus bas en cinquante ans.

Certains espèrent donc que la publication des derniers documents mettra un terme aux thèses les plus folles. Mais les spéculations pourraient repartir de bon train si des documents sont maintenus secrets.

Donald Trump autorise la publication d’archives sur l’assassinat de John F. Kennedy

Le 26 octobre, 3 100 documents inédits vont être publiés. Leur maintien sous scellés a alimenté de nombreuses théories du complot.

Le président américain Donald Trump a autorisé, samedi 21 octobre, la publication prochaine de milliers de nouveaux documents sur l’assassinat de John F. Kennedy, dont le maintien sous scellés pendant plus de cinquante ans a alimenté de nombreuses théories du complot. « Sous réserve de la réception de nouvelles informations, je vais autoriser, en tant que président, que les DOSSIERS JFK longtemps bloqués et classés top secret soient ouverts », a écrit le président américain sur son compte Twitter.

Plus de cinquante ans après les faits, une majorité d’Américains doute toujours de la version officielle présentant Lee Harvey Oswald comme le seul responsable de l’assassinat du président démocrate à Dallas (Texas), le 22 novembre 1963.

Dans son édition de samedi, le Washington Post rapporte que les documents à paraître pourraient éclairer d’un jour nouveau les activités d’Oswald à Mexico fin septembre 1963 et ses tentatives d’approche d’espions cubains et russes.

Multiples théories du complot

Moment charnière de l’histoire des Etats-Unis, l’assassinat du jeune président – il avait alors 46 ans – alimente depuis des décennies les théories du complot, certains doutant que le tireur ait agi seul. Cet assassinat a donné lieu à des milliers de livres, d’articles, de films et de documentaires développant de multiples théories impliquant Cuba, la mafia ou des cercles liés aux agences fédérales chargées de la sécurité.

Les théories évoquant une conspiration avaient repris un nouveau souffle après la sortie du film JFK de Oliver Stone en 1991. Face au débat public alors décuplé, une loi avait été signée, en 1992, imposant la publication de tous les documents, tout en conservant sous scellés une partie d’entre eux jusqu’au 26 octobre 2017.

Environ cinq millions de documents sur l’assassinat de JFK, provenant essentiellement des services de renseignement, de la police et du ministère de la justice, sont conservés à Washington aux Archives nationales. L’immense majorité, 88 %, a déjà été révélée au public, selon cette institution et 11 % ont été publiés après avoir été caviardés.

3 100 documents censés être dévoilés

Le 26 octobre, 3 100 documents qui n’ont encore jamais été dévoilés au public devraient donc être finalement publiés ainsi que la version complète de dizaines de milliers de pièces qui avaient auparavant été caviardées.

Le site Politico, citant des responsables de l’administration, craignait vendredi qu’à la demande de la CIA le président bloque la publication de plusieurs de ces documents secrets, notamment ceux datant des années 1990, car ils pourraient exposer des agents et des informateurs de la CIA et du FBI encore en activité.

Le président américain peut en effet encore décider d’en maintenir certains secrets, pour des questions de sécurité. Une option que Donald Trump se réserve dans son tweet et qu’un responsable de la Maison Blanche a encore mis en avant dans l’après-midi.

« Le président estime que ces documents devraient être rendus accessibles dans l’intérêt d’une transparence complète, à moins que les services (de renseignement et de sécurité) ne fournissent une justification claire et convaincante liée à la sécurité nationale ou au maintien de l’ordre. »

 

Les derniers documents sur la mort de JFK bientôt rendus publics ?

Donald Trump a annoncé qu'il autorisait la déclassification des archives sur la mort du président américain. Une décision qui pourrait mener à un "fiasco".

Publié le | Le Point.fr

«  Sous réserve de nouvelles informations, j'autoriserai, en tant que président, les fichiers JFK classifiés à être ouverts  », a tweeté samedi Donald Trump. Les Archives nationales américaines ont jusqu'au 26 octobre pour publier leurs documents classifiés, et jamais rendus publics, sur la mort de John Fitzgerald Kennedy le 22 novembre 1963. Le président américain avait le pouvoir de s'y opposer, faculté qu'il n'a finalement pas utilisée, «  sous réserve de nouvelles informations  ». Une précision qui indique, pour le Washington Post , qu'il pourrait revenir sur sa décision si les agences fédérales américaines, qui ne seraient pas favorables à la publication de tous les documents selon le quotidien, lui apportaient de nouveaux éléments.

 

En prônant la transparence, le président américain veut aussi répondre aux théoriciens du complot. La mort par balle de JFK alimente les discussions depuis toujours. Officiellement, la commission Warren a établi que le meurtre avait été commis par un tireur isolé : Lee Harvey Oswald. Mais les hypothèses sur les circonstances, les mobiles et l'implication d'agences américaines ou de puissances étrangères n'ont pas cessé de fleurir.

Un «  cauchemar logistique  »

La publication de ces archives, quelque 3 100 documents jamais montrés et 30 000 déjà dévoilés en partie émanant principalement de la CIA, du FBI et du département de la Justice, permettra-t-elle de mettre un point final à cette affaire ? Pas forcément. Pour Politico, cela pourrait même constituer un «  fiasco  ». Le média évoque notamment le «  cauchemar logistique  » que représente pour le public la mise à disposition simultanée de milliers de documents sans explications qui prendraient des mois pour être décryptés correctement et les conclusions hâtives qui ne manqueront pas de s'ensuivre.

Les informations contenues dans ces dossiers non encore dévoilés concerneraient un mystérieux voyage de Lee Harvey Oswald au Mexique dans les semaines qui ont précédé l'assassinat, où il aurait évoqué ses projets de tuer le président. Elles pointeraient aussi les manquements des agences de renseignements, ainsi que leurs tentatives pour les masquer. Pour Politico, la transparence apparente de la démarche de publication risque au contraire de produire une telle confusion que cela constituerait «  une nouvelle preuve qu'il est impossible de connaître la vérité autour de la mort de JFK  ».

Que révéleront les archives sur la mort de JFK ?

Les archives nationales des États-Unis ont jusqu’au 26 octobre pour publier les derniers documents concernant l’assassinat de John Fitzgerald Kennedy en 1963. Un événement pour les détectives amateurs, qui espèrent découvrir de nouveaux secrets. Mais y a-t-il encore des vérités à mettre au jour dans cette affaire ?

Le 22 novembre 1963, à Dallas, le 35e président des États-Unis est touché par trois balles, au cou et à la tête. Un traumatisme pour les États-Unis. Près de 30 ans après, le film d’Oliver Stone, JFK, met en doute les conclusions officielles, établies après une longue et fastidieuse enquête.

L’impact retentissant du film conduit le Congrès américain, en 1992, à avancer la date de déclassification de tous les documents ayant trait à l’assassinat du président Kennedy. Au lieu de 2029, tout doit être rendu public d’ici 2017.

En 1991, la sortie du film JFK d’Oliver Stone (avec Kevin Costner), a un impact énorme. Un an après, le Congrès américain avance la date de déclassification des archives autour de l’assassinat de JFK. (Photo : archives Ouest-France)

Il reste encore à découvrir 3 150 dossiers jusque-là restés secrets et 30 000 autres, partiellement déclassifiés dans le passé, principalement des fichiers du FBI et de la CIA. Mais jusqu’au dernier moment, ces archives peuvent ne pas être rendues publiques. Il suffit pour cela que Donald Trump mette son veto, à la suite d’une demande de la CIA, du FBI, si ces agences estiment que la sécurité nationale est menacée par la médiatisation de ces informations...

Des documents jugés « pas pertinents »

Que reste-t-il encore à découvrir dans ces vieux documents ? Rien de fracassant selon le juge John Tunheim, qui a présidé dans les années 1990 l’agence indépendante (Assassinations Records Review Board), qui a décidé de la classification des dossiers. Ces documents non dévoilés avaient été jugés « pas pertinents ».

Le juge n’en ajoute pas moins auprès du site américain Politico, qu’« il y a peut-être des joyaux là-dedans parce que notre niveau de savoir, dans les années 1990, était peut-être différent de celui d’aujourd’hui ». De quoi alimenter, pour des années encore, toutes les théories du complot qui foisonnent autour de cet assassinat…

 

Le 24 novembre 1963, le cortège qui accompagne la dépouille du président Kennedy de la Maison-Blanche jusqu’au Capitole des États-Unis. (Photo : archives Reuters)

Cinquante-quatre ans après, les mordus d’enquête et des chercheurs s’attendent notamment à découvrir ce que savaient les services de renseignement à propos du présumé assassin Lee Harvey Oswald avant ce fameux 22 novembre 1963. La commission Warren, du nom du juge responsable de l’enquête, avait conclu – et c’est la thèse officielle – que JFK avait été victime de ce tireur isolé, un déséquilibré autoproclamé marxiste, tué deux jours plus tard par Jack Ruby.

Une thèse fragilisée par de nombreuses autres versions et théories du complot : les communistes pro-Castro, la mafia italo-américaine, les Soviétiques ou même la CIA et le FBI ont tous été soupçonnés d’avoir commandité l’assassinat…

Mystérieux voyage à Mexico

Jusqu’à maintenant, les documents, déclassifiés au compte-gouttes, révélaient surtout de possibles occultations de preuves, pour éviter aux agences de renseignement de reconnaître, devant la commission Warren, qu’elles avaient échoué à surveiller Oswald.

À plusieurs reprises, le FBI avait cherché à interroger sa femme et Oswald a été plusieurs fois mis sous surveillance. Mais pour le moment, aucun document ne prouve que les agences de renseignement avaient officiellement estimé qu’Oswald pouvait représenter un danger pour les États-Unis.

Dans les notes publiées en août 2017, la CIA signalait, au cours de l’enquête, que certains témoignages n’avaient pas été suffisamment mis en avant, des investigations pas assez poussées, notamment un voyage d’Oswald au Mexique, resté longtemps mystérieux.

 

Le tireur présumé, Lee Harvey Oswald, encadré par des policiers de Dallas, le 22 novembre 1963. (Photo : archives Reuters)

Il s’était rendu à Mexico quelques semaines avant le meurtre en septembre et en octobre 1963. Il avait visité les ambassades cubaine et russe, pour soi-disant obtenir des visas pour se rendre dans les deux pays. Repéré par la CIA sur place, il avait été placé sous surveillance. D’après plusieurs témoignages, il se serait vanté d’avoir le projet de tuer Kennedy.

« Il y a des détails à Mexico que personne n’a jamais explorés. C’est un chapitre bizarre, aucun doute là-dessus », a confié le juge John Tunheim à Philip Shenon, auteur du livre Anatomie d’un assassinat.

« Si un document prouvait que la CIA à Mexico avait appris ça immédiatement et qu’elle n’avait pas prévenu Washington avant l’assassinat, ce serait explosif. Mais nous n’en avons aucune preuve maintenant », écrit justement Philip Shenon au quotidien canadien anglophone National Post, en septembre.

Destruction de documents clés

Parmi les 3 000 derniers documents, devrait aussi être déclassifiés l’étude de personnalité du présumé meurtrier, réalisée par la CIA à Mexico ainsi que les télégrammes envoyés par l’ambassade au département d’État après l’assassinat. Plusieurs pages devraient aussi révéler le nom de certains espions de l’époque.

On y trouverait aussi des échanges entre John Edgar Hoover, patron du FBI, et le président Johnson (qui accède à la présidence après l’assassinat de JFK, puis largement élu ensuite en 1964), ainsi que le témoignage du patron de la CIA entre de 1954 à 1974, James Angleton.

« Je ne suis pas sûr que nous connaîtrons un jour l’histoire complète de cet assassinat, confie au National Post, par e-mail, Larry Sabato, directeur du Center for Politics de l’Université de Virginie aux États-Unis et spécialiste de l’assassinat de JFK. Je soupçonne que des documents clés ont été détruits après la loi de 1992 sur la déclassification des archives. »

2017, un bon cru pour la théorie du complot

Des milliers de pages de l’enquête officielle sur la mort de John Fitzgerald vont être rendues publiques fin octobre.

« Tous les théoriciens du complot attendent avec impatience la publication de milliers de pages officielles sur l'assassinat du président John F. Kennedy. » La sortie de ces documents, fin octobre, va relancer l'intérêt dans les « théories du complot » autour de la tragédie du 22 novembre 1963, écrit le  média australien « The Conversation » . Malheureusement, ironise ce média, le journaliste Jim Marrs, l'auteur du best-seller « Le complot qui a tué Kennedy », devenu la base du scénario du film controversé d'Oliver Stone « JFK » , est décédé en août « et ne pourra donc pas participer aux discussions ».

Ces théories fleurissent dans les périodes de grande peur

Marrs prétendait que le gouvernement et des hommes d'affaires étaient les instigateurs du meurtre de JFK. D'ailleurs certains pensent que des comploteurs ont éliminé Marrs. Pour « The Conversation », ces théories fleurissent dans les périodes de grande peur et d'incertitudes, comme lors de catastrophes ou de crises financières... Ce qui permet à un grand nombre d'avoir l'impression qu'ils ont la situation sous contrôle et que vivre a du sens.

JFK ne sera pas seul à faire naître de nouvelles théories. En 2017, on a célébré le 40e anniversaire de la disparition d'Elvis Presley, qui aurait, lui-même, inventé sa propre mort, mais aussi le 20e de celle de Lady Di, qui ne serait pas morte dans un accident à Paris mais assassinée.

Il n'y a pas besoin de mourir pour donner lieu aux rumeurs les plus folles, comme l'a découvert la chanteuse Avril Lavigne, qui serait décédée il y a quinze ans et remplacée depuis par une doublure. Des vedettes comme Eminem ou Paul McCartney font toujours l'objet de mille théories. Et Donald Trump n'est pas absent. La gauche américaine aurait d'ailleurs organisé les émeutes de Charlottesville pour le discréditer. Complot et rumeurs font bon ménage.


 

Marc Dugain : "Il y a eu un complot pour se débarrasser de JFK"

ENTRETIEN - Saura-t-on la vérité sur la mort des frères Kennedy ?

Alors que les archives vont enfin être accessibles, Marc Dugain, qui vient de publier un livre consacré à Bobby, a imaginé un scénario.

Alors que les dernières archives concernant l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas, s'apprêtent à être déclassées, Marc Dugain publie Ils vont tuer Robert Kennedy (1). Un roman où il s'attache à démontrer la réalité du complot qui a coûté la vie au Président des Etats-Unis et, en juin 1968 à Los Angeles, à son frère cadet Robert Francis (Bobby). Rencontre avec un passionné de la tragédie Kennedy.

Grazia - Que peut-on espérer de la publication des archives de la CIA et du FBI sur l'assassinat de John F. Kennedy ? Marc Dugain : Si ces dossiers n'ont pas été caviardés, on va fatalement s'apercevoir qu'il y a bien eu un complot pour se débarrasser de JFK. Et là, ça ira très loin. On va pouvoir connaître enfin les protagonistes de cette conjuration. Je suis de ceux qui pensent depuis longtemps qu'il s'agit de la CIA, de haut gradés militaires et d'émigrés cubains anti-Castro. Le tout avec l'appui de la Mafia et de magnats texans du pétrole. Ils étaient nombreux à vouloir empêcher Kennedy de se représenter en 1964.

Pourquoi ne voulaient-ils pas que John F. Kennedy se représente ? La CIA et l'armée stigmatisaient sa "mollesse" à l'égard de Cuba et lui reprochaient le fiasco de l'opération de reconquête de l'île à la baie des Cochons. On sait que cette débandade a été organisée pour discréditer un Président désireux de freiner les va-t-en guerre du Pentagone. La Mafia voulait récupérer ses casinos cubains et ne digérait pas que les frères Kennedy, surtout Bobby, lui fassent la guerre alors qu'elle avait appuyé l'élection de 1960.

Y a-t-il encore aujourd'hui des gens qui ne souhaitent pas que la vérité éclate ? La CIA n'a aucun intérêt à ce que la lumière se fasse sur une des pages les plus noires de son histoire, pavée de mensonges et de manipulations. Elle continue à surveiller de très près ceux qui s'intéressent aux événements de Dallas. Certains de ses cadres qui y ont été mêlés sont encore vivants. L'amnésie de George Bush père est également troublante... Il nie s'être trouvé sur place alors que plusieurs éléments, comme des réservations d'hôtel, en attestent !

Vous dites qu'une certaine Amérique conservatrice et raciste s'est enferrée dans ses mensonges... Oui, et ce dingue de Trump en est l'aboutissement grotesque. Mais les démocrates aussi y ont trouvé leur compte. En ne contestant pas les conclusions absurdes de la commission d'enquête Warren (JFK aurait été tué par Lee Harvey Oswald, un franc-tireur communiste, ndlr), ils ont évité qu'on salisse la légende de John F. Kennedy en révélant ses frasques sexuelles ou la connivence de son père Joe avec la pègre. Comment expliquer autrement le silence de Bobby et Jackie ?

Vous brossez le portrait d'un Bobby complexe. Sait-il alors qu'il est le prochain sur la liste ? Bobby est une figure christique qui semble vouloir expier les turpitudes de son clan. Il a toujours pensé que son frère était mort à cause de son zèle de "chevalier blanc". Se tait-il pour mieux se venger une fois à la Maison-Blanche ? Au fond de lui, il sait que ceux qui se posent alors cette question ne le laisseront pas gagner la présidentielle de 1968. C'est un être torturé qui défend les droits des Noirs mais autorise les écoutes de Martin Luther King, un "ami des pauvres" qui soupire sur leur sort au bord de la piscine de son manoir. Reste qu'il était le seul à avoir pris la mesure des revendications de la jeunesse révoltée, et qu'avec sa mort, c'est un peu le glas de la contre-culture qui sonne.

Une des sensations de votre roman est la thèse selon laquelle la CIA aurait instrumentalisé le LSD pour neutraliser la jeunesse révoltée... Le pape du LSD, Timothy Leary, adulé par toute une génération, a lui-même reconnu avant sa mort avoir collaboré avec l'agence. Il est notoire, aujourd'hui, que les autorités ont inondé le marché pour reprendre le contrôle sur un mouvement qui prenait des proportions inquiétantes.

En 2005, dans La Malédiction d'Edgard, vous vous étiez déjà intéressé à la tragédie des Kennedy. On sent que leur destin résonne en vous... J'avais 6 ans en 1963, 11 ans en 1968. Mon père espérait beaucoup de JFK. Je l'entends encore s'écrier "Ils ont tué Kennedy !", le jour de Dallas, et "Jusqu'où vont-ils aller ? Ils vont tous les tuer !" à la mort de Bobby. Il n'a jamais gobé la vérité officielle. Et j'ai hérité de cette conviction.

Ils vont tuer Robert Kennedy, de Marc Dugain (Gallimard, 400 pages).

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Interview

Des milliers de documents sur l'assassinat de Kennedy bientôt publiés ?

Des milliers de documents gouvernementaux inédits concernant l’assassinat du président américain John F. Kennedy pourraient être publiés d'ici fin octobre, à moins que Donald Trump ne s'y oppose.

Les Archives nationales des États-Unis pourraient, avant le 26 octobre publier les derniers documents concernant l’assassinat du président Kennedy. La plupart de ces documents proviennent de dossiers de la CIA et du FBI qui n’ont pas voulu dire s’ils ont demandé au président américain de les garder secrets. Donald Trump peut en effet s'opposer à leur publication s'il juge qu'elle porterait atteinte aux renseignements, aux forces de l’ordre, aux opérations militaires ou aux relations étrangères.

Ces documents pourraient-ils faire taire les théoriciens du complot ? C'est loin d'être sûr Le juge John Tunheim, qui a présidé pendant les années 1990 l’agence indépendante qui a décidé quels documents seraient rendus publics et pendant combien de temps les autres seraient gardés secrets, estime "peu probable" que les documents contiennent des révélations fracassantes concernant l’assassinat de JFK.

Tout au plus ces dossiers pourraient permettre d’en apprendre un peu plus concernant le voyage de Lee Harvey Oswald au Mexique quelques semaines avant le meurtre, espèrent les experts. Lee Harvey Oswald, principal suspect de l'assassinat, avait à ce moment visité les ambassades cubaine et russe pour, selon lui, obtenir des visas afin de pouvoir visiter ces deux pays. Les documents contiendraient aussi des détails de l’entente intervenue entre Washington et Mexico pour permettre aux États-Unis de surveiller ces ambassades et celles d’autres pays, selon le juge Tunheim.

Le Congrès des États-Unis avait ordonné en 1992 que tous les documents ayant trait à l’assassinat du président Kennedy soient rendus publics d’ici 2017. Plus de 3000 dossiers n’ont jamais été vus du public et 30 000 ont été dévoilés sous une forme rédactée.

 

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Septembre 2017 : Des documents sur la mort de JFK seraient publiés

BOSTON — La publication anticipée de milliers de documents gouvernementaux inédits concernant l’assassinat du président américain John F. Kennedy pique la curiosité des chercheurs et des détectives du dimanche. Ils attendent maintenant de voir si le président Donald Trump s’opposera à la divulgation de dossiers qui pourraient jeter un nouvel éclairage sur une tragédie qui alimente les théories du complot depuis des décennies.

Les Archives nationales des États-Unis ont jusqu’au 26 octobre pour publier les derniers documents concernant l’assassinat du président Kennedy, sauf si M. Trump s’y oppose. La CIA et le FBI, dont les dossiers forment l’essentiel de ces documents, n’ont pas voulu dire s’ils ont demandé au président républicain de les garder secrets.

«Le public américain a le droit de connaître les faits, ou à tout le moins il a le droit de savoir ce que le gouvernement a gardé caché pendant toutes ces années, a dit à l’Associated Press par courriel Larry Sabato, un politologue de l’Université de la Virginie qui a écrit un livre sur le président Kennedy. Il est plus que temps de faire preuve de transparence avec cette information.»

Il est peu probable que les documents contiennent des révélations fracassantes concernant l’assassinat de M. Kennedy, a dit le juge John Tunheim, qui a présidé pendant les années 1990 l’agence indépendante qui a décidé quels documents seraient rendus publics et pendant combien de temps les autres seraient gardés secrets.

M. Sabato et d’autres chercheurs qui s’intéressent au président Kennedy croient que les dossiers pourraient permettre d’en apprendre un peu plus concernant le voyage de Lee Harvey Oswald au Mexique quelques semaines avant le meurtre.

Oswald avait à ce moment visité les ambassades cubaine et russe pour, avait-il dit, obtenir des visas afin de pouvoir visiter ces deux pays, selon la Commission Warren mise sur pied par le président Lyndon B. Johnson, mais son voyage demeure néanmoins entouré de mystère.

Les documents contiendraient aussi des détails de l’entente intervenue entre Washington et Mexico pour permettre aux États-Unis de surveiller ces ambassades et celles d’autres pays, selon le juge Tunheim.

La Maison-Blanche n’a pas immédiatement répondu à des courriels demandant des commentaires.

Le FBI a refusé de dire s’il a demandé à M. Trump de garder les dossiers secrets. Une porte-parole de la CIA a simplement répondu que l’agence «continue à participer au processus pour déterminer les étapes appropriées concernant l’information de la CIA qui n’a pas encore été rendue publique».

Le Congrès des États-Unis a ordonné en 1992 que tous les documents ayant trait à l’assassinat du président Kennedy soient rendus publics d’ici 25 ans, sauf si le président juge que cela porterait atteinte aux renseignements, aux forces de l’ordre, aux opérations militaires ou aux relations étrangères.

Les documents toujours secrets incluent plus de 3000 dossiers qui n’ont jamais été vus du public et 30 000 qui ont été dévoilés sous une forme rédactée.

Le juge Tunheim a dit que les documents qui n’ont jamais été dévoilés sont ceux que l’Assassinations Records Review Board «ne croyait pas pertinents». Les membres de cette commission ont tenté d’éviter de cacher des informations associées directement au meurtre du président Kennedy, mais il n’est pas exclu que les documents contiennent des fragments dont la pertinence leur a échappé il y a vingt ans, a-t-il ajouté.

«Il y a peut-être des joyaux là-dedans parce que notre niveau de savoir, dans les années 1990, était peut-être différent de celui d’aujourd’hui», a dit le magistrat.

Les Archives nationales n’ont pas voulu dire si quelqu’un s’est opposé à la publication des documents. En juillet, elles ont mis en ligne plus de 440 documents inédits reliés à l’assassinat et des milliers d’autres qui avaient été publiés avec des rédactions.

Il est toutefois peu probable que tous les documents soient dévoilés, ont dit des experts, comme les déclarations d’impôt de Jack Ruby, qui a abattu Oswald. Des documents importants peuvent aussi avoir été détruits avant 1992, quand une loi a ordonné qu’ils soient remis aux Archives nationales.

Mais même une transparence totale ne suffirait probablement pas à faire taire toutes les théories du complot qui tourbillonnent depuis plus de 50 ans.

«Les gens vont probablement toujours croire qu’il y a eu un complot, a dit le juge Tunheim. Je ne crois toutefois pas que le gouvernement fédéral, en particulier, soit suffisamment efficace pour garder un secret comme celui-là pendant aussi longtemps.»

Le point

La vérité sur la mort de Kennedy enfin révélée en 2017 ?

Le Point - Publié le

Il appartiendra au prochain président des États-Unis de rendre ou non public le contenu des archives très confidentielles sur l’assassinat de JFK.

Les historiens se préparent, les chercheurs sont fébriles, et surtout les adeptes des théories complotistes s’en réjouissent par anticipation : on vient d’apprendre qu’en octobre 2017 la plus grande partie du contenu des enquêtes lancées après le meurtre de John Fitzgérald Kennedy devrait être rendue publique.

Le plus grand mystère de ces 50 dernières années

Au total, ce sont pas moins de 40 000 documents auxquels seuls sept archivistes tenus au secret ont eu accès. Ils travaillent depuis des années, avec un luxe de précautions de sécurité, sur cette mine d’informations qui peut éclairer ce qui reste, plus de cinquante ans après, l’un des plus grands mystères de l’histoire américaine contemporaine. Le Chief Justice Earl Warren, qui présidait la commission d’enquête sur l’assassinat du 35e président des États-Unis avait répondu à un journaliste qui lui demandait si l'on connaîtrait un jour la totalité de l’enquête qu’il avait menée : "Cela viendra, mais probablement pas de votre vivant !" Le site Politico, qui révèle l’information, souligne d’ailleurs que même si cette date d’octobre 2017 a été officiellement fixée pour l’autorisation d’accès à ces archives, il peut y avoir jusqu’au dernier moment un veto du président à la suite d’une demande de la CIA, du FBI ou de toute autre agence.

Il leur suffit de considérer que certains des protagonistes, dont quelques-uns sont encore vivants, seraient inutilement exposés par les révélations contenues par tel ou tel de ces documents ou transcriptions d’interrogatoire. Et comme cela se passera un an et demi après la prise de fonction du successeur d’Obama, il appartiendra au nouveau président, compte tenu de son goût personnel pour la transparence, de la situation intérieure et internationale, de donner ou non son feu vert.

La question cubaine

Le récent rapprochement amorcé par les États-Unis avec Cuba peut, par exemple, constituer un motif pour remettre à plus tard la levée du secret sur une grande partie de ces archives. Lee Harvey Oswald, le meurtrier de Kennedy, a fait un voyage à Mexico, juste un mois avant de commettre son geste. Il a rencontré à cette occasion des agents cubains. Or, l’une des hypothèses que certains enquêteurs avaient retenues pour expliquer le geste du meurtrier était qu’il était commandité par les services cubains, répondant ainsi aux tentatives d’assassinat de Fidel Castro par des tueurs envoyés par la CIA avec le feu vert de Kennedy. Y aurait-il dans les 1 100 documents provenant de la CIA, sur les 40 000 qui vont être en principe divulgués, des preuves de cette collusion d’Oswald avec les Cubains ?

Ou, au contraire, l’assassin de JFK a-t-il été manipulé par des anti-castristes qui ne pardonnaient pas au président de les avoir d’abord aidés à monter le débarquement de la baie des Cochons, en avril 1961 pour reconquérir Cuba, puis de les avoir abandonnés au moment où l’opération s’est avérée être un fiasco. Des centaines d’exilés avaient été tués dans l’opération. Or 332 pages des archives attendant d’être divulguées concernent un personnage douteux du nom de Edward Hunt. Cet agent de la CIA, impliqué plus tard comme l’un des "plombiers du Watergate", l’affaire qui devait faire tomber Nixon, avait été l’un de ceux qui avaient préparé le débarquement des anti-castristes à Cuba. Avant de mourir, en 2007, Hunt a révélé, sans donner de détails, qu’il avait été informé en 1963 d’un complot d’exilés cubains cherchant des hommes de main pour assassiner JFK.

Toujours dans ces archives, on devrait trouver la transcription de l’interrogatoire d’un officier du KGB, Youri Nosenko, passé à l’Ouest peu de temps après la mort de Kennedy. Or ce transfuge soviétique s’était occupé d’Oswald pendant les deux ans et demi qu’il a passés en URSS à partir de 1959, avant de revenir aux États-Unis en emmenant la femme russe qu’il avait épousée pendant son séjour à Moscou. Là aussi, il peut y avoir matière à révélations sur l’hypothèse selon laquelle, en pleine guerre froide, les Soviétiques auraient pu vouloir abattre l’homme qui avait tenu tête à Krouchtchev dans l’affaire des missiles de Cuba.

Il est peu probable que la responsabilité du futur président des États-Unis de dévoiler ou non les véritables motifs, circonstances, commanditaires – s’il y en a eu – de l’assassinat du président Kennedy pèse beaucoup dans la campagne présidentielle qui commence. C’est peut-être dommage. Au moins au regard du besoin du peuple américain de connaître la vérité sur l’un des épisodes les plus tragiques de son histoire.

ArchiMAG

Assassinat de Kennedy : 40 000 documents en attente de déclassification

Les archives relatives à l'assassinat du président Kennedy pourraient être rendues publiques au mois d'octobre 2017.

Plus de cinquante après l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy, les archives vont peut-être parler. Selon le site Politico, la déclassification de 40 000 documents relatifs au meurtre du président états-unien pourrait intervenir au mois d'octobre 2017. Cette déclassification est cependant suspendue au veto que le président des Etats-Unis pourrait opposer à la demande des agences de renseignement (CIA, FBI...).

L'accès au dossier d'archives de l'assassinat de J.F.Kennedy était jusqu'ici réservé à une équipe restreinte de sept archivistes. 

Les historiens devront donc encore patienter plus de deux ans avant d'accéder - éventuellement - à des archives susceptibles d'apporter un nouvel éclairage sur l'un des événements les plus médiatisés du XXème siècle. Dans tous les cas, c'est au successeur de Barack Obama qu'échoira la responsabilité d'ouvrir ces archives puisque l'actuel locataire de la Maison Blanche sera parvenu au terme de ses mandats.

Zinfo

Etats-Unis : 40.000 documents entourant l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy déclassifiés en octobre 2017 ?

Politico, le site spécialisé américain d'information politique vient de dévoiler que près de 40.000 documents entourant l'assassinat à Dallas du président John Fitzgerald Kennedy en novembre 1963 seront déclassifiés à partir d'octobre 2017.

Quelque 1.100 documents sont ainsi directement issus des archives de la CIA et pourraient étayer les nombreuses théories de complot ou confirmer que le tireur Lee Harvey Oswald a agi seul sans aucune aide extérieure.

Néanmoins, la date butoir de la déclassification pourrait être reportée sine die si le président des Etats-Unis prenait la décision finale de mettre son veto pour éviter que certaines archives ne puissent porter préjudice à des personnes encore en vie. Seuls sept archivistes ont pu jusqu'alors consulter ces documents.
 

Le Figaro

En 2017, les archives diront-elles la vérité sur la mort de JFK ?

Dans deux ans, le successeur de Barack Obama pourra théoriquement rendre publics les documents d'enquête sur l'assassinat du président des États-Unis, perpétré à Dallas le 22 novembre 1963.

Combien de films, de documentaires, d'enquêtes, de romans historiques ont été écrits sur l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy? Des dizaines sûrement, des centaines peut-être. Le mystère qui entoure la mort de JFK, à Dallas le 22 novembre 1963, a laissé libre cours depuis plus d'un demi-siècle à toutes les hypothèses. En 2017, la source de cette inspiration pourrait bien se tarir.

En octobre de cette même année 2017, le successeur de Barack Obama aura le pouvoir de rendre publiques les archives des enquêtes menées sur les circonstances de l'attentat qui a causé la mort du plus célèbre des présidents des États-Unis. Elles sont conservées aux archives nationales (Nara) à Washington.

Le dossier est gigantesque. Il ne renferme pas moins de 40.000 documents, soit quelque 5 millions de pages. Il est important de noter que cette autorisation d'ouverture des archives est théorique puisqu'elle pourrait être retardée par les directions du FBI et de la CIA fortement impliquées dans l'enquête. Il suffirait qu'elles invoquent le secret défense pour que le président des États-Unis se voit obligé d'en retarder la publication.

Officiellement la commission Warren ne connaît qu'un seul meurtier

Il est nécessaire de rappeler que la fameuse commission Warren, du nom du juge responsable de l'enquête, avait finalement conclu que le JFK avait été la victime d'un tireur isolé, Lee Harvey Oswald. Ce dernier a été à son tour assassiné, deux jours après la mort de JFK, par Jack Ruby.

Cette thèse du tireur isolé, que d'aucuns jugent trop simpliste, a été plusieurs fois fragilisée par d'autres versions. Pêle-mêle, les communistes procastristes, la mafia italo-américaine, les Soviétiques irrités par l'affaire de la baie des Cochons, les anticastristes mécontents de la politique internationale de JFK et même la CIA et le FBI ont été soupçonnés d'avoir commandité ou téléguidé l'assassinat du président des États-Unis.

Les plus imaginatifs comme le cinéaste Oliver Stone dans son film brulôt, JFK, a même mélangé les différentes thèses. L'attentat de Dallas comme l'assassinat d'Henri IV par Ravaillac ne finira jamais de faire couler de l'encre.

L'ouverture des archives donnera-t-elle la vérité sur la mort de JFK? Pas sûr, car rien n'indique que tous les documents des différentes enquêtes, et surtout les plus compromettants, aient été pieusement conservés.

Les théories les plus folles sur la mort de John F. Kennedy

John F. Kennedy et Jackie Kennedy le jour de son assassinat, le 22 novembre 1963, à Dallas, au Texas.

Reuters

Le maintien sous scellés pendant plus de 50 ans de 3000 documents inédits portant sur l'assassinat de John F. Kennedy a alimenté de nombreuses théories du complot.

Plus d'un demi-siècle plus tard, l'assassinat de John F. Kennedy fascine toujours autant. Donald Trump a annoncé samedi qu'il autorisait la publication prochaine de quelques milliers de nouveaux documents portant sur l'enquête. Retour sur les nombreuses théories du complot qui persistent encore aujourd'hui. 

LIRE AUSSI >> Trump va-t-il rendre public les fichiers sur l'assassinat de Kennedy? 

Le 22 novembre 1963, trois coups de feu résonnent dans le ciel de Dallas, au Texas, et balafrent les Etats-Unis à tout jamais. En pleine guerre froide, le fringuant président démocrate de 46 ans, élu en 1960, est assassiné lors d'une visite officielle, à bord de sa voiture. Depuis des décennies, certains doutent que le tireur, Lee Harvey Oswald, ait été un loup solitaire. Les soupçons portent sur la manière dont cet ancien transfuge de l'Union soviétique, à la vie mouvementée, a pu s'organiser pour tirer seul, du haut du sixième étage du Texas School Book Depository, sur l'homme le plus puissant du monde. Et les chances pour Oswald de s'expliquer publiquement ont été réduites à néant, puisqu'il a été lui-même assassiné deux jours plus tard, le 24 novembre 1963, par un ancien gérant de boîte de nuit, Jack Ruby. 

Un crime de la mafia

L'idée selon laquelle l'assassinat de Kennedy aurait été fomenté par la mafia américaine est une des théories les plus persistantes. Pour une raison très simple: la famille du président défunt, avant même que celui-ci ne soit élu face à Richard Nixon, a longtemps entretenu des liens douteux avec la mafia américaine. Joseph P. Kennedy, père du chef d'Etat, a collaboré avec Sam Giancana, parrain mafieux de Chicago, dans le commerce illégal d'alcool durant la période de la Prohibition.  

Par ailleurs, Giancana a travaillé avec le chanteur Frank Sinatra, proche ami des Kennedy. Il aurait également fait partie des donateurs de la campagne présidentielle démocrate de 1960, tout en organisant quelques manoeuvres syndicales destinées à permettre à JFK de récolter des voix, notamment lors de la primaire de Virginie Occidentale. Le président et Giancana auraient eu, aussi, à des périodes différentes, la même maîtresse.  

De là à supposer que la mafia ait participé à l'assassinat de Kennedy? Certains s'interrogent sur le fait que le crime organisé, qui se finançait à l'époque en grande partie via les casinos installés à Cuba, en a beaucoup voulu à JFK de ne pas réussir à éliminer Fidel Castro. En renversant la dictature Batista, le révolutionnaire cubain a mis fin à l'économie du jeu sur l'île, fermant les unes après les autres les vaches à lait de la mafia américaine. S'ajoute à cela l'opération, lancée par Robert Kennedy, frère et ministre de la Justice du président, de nettoyage du crime organisé et des syndicats aux Etats-Unis.  

Pour autant, en 1979, la commission d'enquête de la Chambre des représentants sur les assassinats de JFK et de Martin Luther King n'a décelé aucune preuve selon laquelle la mafia aurait participé aux événements de novembre 1963. Toutefois, elle n'a pas écarté la possibilité de participations individuelles d'éléments mafieux. 

Un assassinat fomenté par la CIA

Dans son célèbre brûlot cinématographique de 1991, intitulé simplement JFK, Oliver Stone met en scène avec force détails la possibilité que la CIA, principale agence de renseignement américaine, ait organisé en sous-main la disparition de Kennedy.  

Le cinéaste n'est cependant pas le seul à avoir cette idée. Jim Garrison, procureur de la Nouvelle-Orléans qui a mené une longue contre-enquête sur l'assassinat de Kennedy dans les années 1960, estimait que des cadres anti-communistes et anti-castristes de la CIA avaient joué un rôle coupable, dans le cadre de la guerre froide. Leur but: éliminer un président dont l'attitude indiquait qu'il souhaitait retirer peu à peu ses troupes du Vietnam, où le conflit s'intensifiait, mais où la CIA estimait que les intérêts de l'Amérique étaient en jeu. 

C'est à cette époque, par ailleurs, que la célèbre agence de renseignement commençait à intervenir, secrètement, dans certains pays pour y provoquer des changements de régime, notamment en Amérique latine. Le fiasco de la Baie des Cochons à Cuba, en 1961, est un exemple de tentative de la CIA d'éliminer Fidel Castro.  

Enfin, un rapport de la CIA daté de 2013 et déclassifié en 2015 rapportait que l'Agence avait bien couvert le meurtre de JFK. Son directeur de l'époque, John McCone, a dissimulé des informations aux investigateurs de la commission Warren, chargée de l'enquête sur l'assassinat. Notamment le fait que la CIA était entrée en contact avec Lee Harvey Oswald avant 1963, et l'avait mis sous surveillance après sa tentative de prendre la nationalité soviétique lors de son séjour en URSS entre 1959 et 1962. Mais pas au point, donc, de l'empêcher de se procurer une carabine Carcano par courrier, de se prendre en photo avec et de s'en servir pour tuer le président américain.  

La théorie de Trump

Donald Trump lui-même a participé au tourbillon de spéculations. En pleine campagne de la primaire républicaine, il avait affirmé que le père du sénateur Ted Cruz, un de ses rivaux d'origine cubaine, avait été vu en présence de Lee Harvey Oswald juste avant l'assassinat. "Que faisait-il avec Lee Harvey Oswald juste avant sa mort? C'est horrible", avait déclaré le futur président américain à propos de Rafael Cruz, lors d'une interview sur Fox News, citant le tabloïd sensationnaliste National Enquirer

"Cet homme est un menteur pathologique", avait réagi, indigné, Ted Cruz qui s'est depuis rallié au président républicain. Un épisode que certains n'ont pas oublié. Citant le tweet du président, sous le compte @potus, annonçant qu'il autorisait la publication des documents, le démocrate Adam Schiff, a ironisé: "@POTUS, est-ce que cela veut dire qu'il va y avoir des révélations sur le père de Ted Cruz?" 

Qui a tué Kennedy ? Les archives de sa mort pourraient dévoiler bien des secrets

54 ans après la mort du 35e président John Fitzgerald Kennedy, de nombreux Américains continuent de penser que son assassinat fut l'object d'une conspiration. Ce jeudi, 3 150 documents liés à ce meurtre seront rendus publics aux Archives nationales à Washington. L'occasion de taire les théories les plus loufoques. 

 

Le 22 novembre 1963, JFK est assassiné, sous les yeux de sa femme, alors qu'ils défilaient en voiture décapotable dans le centre-ville de Dallas (Texas). Rapidement le meurtrier présumé, Lee Harvey Oswald est arrêté, puis lui-même tué deux jours plus tard par un déséquilibré nommé Jack Ruby. La Commission Warren, chargée de l'enquête, retient la thèse d'un tueur isolé, mais beaucoup d'Américains réfutent cette version officielle, privilégiant l'idée d'un coup monté. La mafia, la CIA et le FBI, entre autres, sont dans le collimateur. Aujourd'hui encore, l'événement fascine et nourrit l'imagination.

Alors que 3 150 documents sont encore classés confidentiels, une loi signée en 1992 impose la publication des informations sur cette affaire. Samedi 21 octobre, Donald Trump a annoncé dans un tweet qu'il allait les rendre publics ce jeudi, au sein du bâtiment des Archives nationales, à Washington DC. Ces preuves pourraient préciser le rôle joué par la CIA, qui surveillait déjà Lee Harvey Oswald avant le drame, mais également déterminer si ce dernier est le seul responsable ou s'il a bénéficié de l'aide d'éventuels complices.

Les assassins envisagés de JFK

Lee Harvey Oswald, suspected assassin of U.S. President John F. Kennedy, holds up his manacled hands at police headquarters in Dallas, Texas, where he is held for questioning, on Nov. 22, 1963. New testing on the type of ammunition used in the 1963 assassination of President John F. Kennedy raises questions about whether Lee Harvey Oswald acted alone, according to a study by researchers at Texas A&M University. (AP Photo/Ferd Kaufman)

Lee Harvey Oswald : a-t-il agit seul ou avec l'aide de complices ? La réponse demeure encore un mystère. Or cet homme s'était rendu à Mexico en septembre et octobre 1963, quelques semaines avant le meurtre du président. Sur place, il avait franchi les portes des ambassades cubaines et russes, afin d'obtenir des visas pour se rendre dans ces deux pays. Repéré par la CIA, il avait été placé sous surveillance. 

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Lyndon B. Johnson : plusieurs documents montrent des échanges entre John Edgar Hoover, le patron du FBI, et le vice-président Lyndon B. Johnson, qui accède à la présidence suite à l'assassinat de JFK, de novembre 1963 à janvier 1969. Kennedy aurait même envisagé de pas reprendre Johnson comme candidat vice-président lors des élections de 1964, notamment à cause des enquêtes criminelles qui le visaient (trafic d'influence, détournement de fonds, blanchiment d'argent et corruption). Des poursuites abandonnées si tôt Johnson élu à la tête des Etats-Unis.

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La CIA : L'agence de renseignement aurait pu en vouloir à Kennedy pour son manque de soutien lors du débarquement de la Baie des Cochons. L'ancien président avait également déclaré en privé que la CIA l'avait manipulé pour qu'il donne l'ordre d'envahir Cuba. Par ailleurs, Kennedy avait renvoyé Allen Dulles, le patron de la CIA. Mais ce dernier a été nommé par Johnson à la commission Warren, chargée d'enquêter sur la mort de Kennedy. Certains pensent qu'Allen Dulles aurait pu vouloir se venger.

La mafia : Robert Kennedy (surnommé Bob, ou Bobby), le frère de John Kennedy est procureur général des Etats-Unis de 1961 à 1964, puis sénateur de l'Etat de New York jusqu'à sa mort. A l'instar de son frère aîné, il a été assassiné en 1968 le soir de sa victoire à la primaire de Californie. Robert faisait de la lutte contre la mafia l'une de ses priorités. 

L'extrême droite américaine : celle-ci trouvait Kennedy trop doux avec Cuba, l'URSS (il acceptait le dialogue avec Khrouchtchev) et la communauté noire (soutien à Martin Luther King et aux droits civiques dans le Sud. Le jour même de son arrivée à Dallas, l'extrême droite distribuait des tracts anti-Kennedy sur lesquels était inscrit "Recherché pour Haute Trahison".

Kennedy avait manifestement beaucoup d'ennemis. La publication de ces archives mettra à coup sûr un terme aux théories les plus folles inventées depuis plus d'un demi-siècle.

 
Commentaires (146)

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Date de dernière mise à jour : 25/10/2017