Le 25 novembre 1963: le meurtrier présumé de Kennedy est assassiné

Lee Harvey Oswald est abattu en public, lors de son transfert des locaux de la police de Dallas vers la prison du comté.

Ce jour-là :

Washington: le dernier voyage de JFK
C’est au milieu d’une foule énorme, impossible à évaluer, que le cortège funèbre du président Kennedy a gagné la cathédrale Saint Matthew où doit se dérouler la cérémonie religieuse. (…) Derrière la dépouille mortelle la famille Kennedy, au premier rang de laquelle marchait Mme Kennedy, très digne, très courageuse, le visage voilé de crêpe et qui avait tenu, malgré l’état d’extrême fatigue dans lequel elle se trouve, à suivre à pied son mari.

Dallas: Connally va mieux
John Connally, gouverneur du Texas, grièvement blessé au cours de l’attentat contre le président Kennedy, va mieux, indique-t-on dans son entourage.

Berne: service funèbre
Un service funèbre officiel a été célébré lundi matin à l’église de la Sainte-Trinité, à Berne. Le Conseil fédéral était représenté à ce service, organisé par les soins de l’ambassade des Etats-Unis, par le président de la Confédération, W. Spuehler.

Chine: des écoliers applaudissent
Selon une source généralement bien informée, on déclare que les écoliers de Pékin ont applaudi samedi la nouvelle de la mort du président Kennedy, qui leur a été présenté comme l’homme le plus méchant du monde.

26 Le nombre de chefs d’Etat présents lors des obsèques de Kennedy. On remarquait le général de Gaulle et le président allemand, Heinrich Lübke, mais aussi une douzaine de représentants de familles régnantes, dont le prince Philippe d’Angleterre et le prince Bernhard des Pays-Bas.

Anastase Mikoyan,vice-premier ministre d’URSS:
«Le peuple soviétique a été profondément secoué par la mort tragique de M. Kennedy. Les Soviétiques sont en communion avec tous les Américains. Le président défunt était respecté dans toute l’Union soviétique»

 

«Je ne cherche pas à être un héros, je voulais simplement venger Jacqueline Kennedy.» C’est ainsi que Jack Ruby, propriétaire de boîtes de nuit de 52 ans, expliquera pourquoi il a abattu d’une balle de revolver en pleine poitrine Lee Harvey Oswald, assassin présumé de John Fitzgerald Kennedy (JFK), président des Etats-Unis.

L’événement étant survenu en présence de journalistes et de caméras, la photo de Ruby tirant sur Oswald fait le tour du monde. Le 25 novembre 1963, au lendemain de l’acte, elle figure en une de la Feuille d’Avis de Lausanne, qui réalise ce jour-là une édition spéciale en plus des trois habituelles. Car ce jour est aussi celui des obsèques de JFK à Washington.

La Feuille revient sur les circonstances rocambolesques du geste de Ruby: «Lee Oswald apparut gardé par une forte escorte pour être transféré à la prison du comté. Soudain, un homme assez âgé, de petite taille, franchit d’un bond une des barrières placées pour tenir la foule à distance, se précipita vers Oswald et lui tira, presque à bout portant, un coup de revolver sous le côté gauche de la cage thoracique en s’écriant: «Salaud.»

Les autorités de Dallas avaient pourtant pris «des précautions extraordinaires en prévision du transfert de Lee Harvey Oswald», relève l’article, non signé. Il relate que, dans «un tumulte indescriptible», le tireur est immobilisé tandis que des policiers emmènent Oswald vers l’hôpital – celui où JFK poussa son dernier soupir. Il y meurt un peu plus tard malgré les tentatives de le sauver.

Vengeance ou complot?

Déjà le quotidien lausannois pose des questions: «Ruby a-t-il vraiment voulu venger la mort de Kennedy ou bien a-t-il voulu empêcher Lee Oswald de parler? L’assassin de JFK est-il toujours vivant?» Un porte-parole du Ministère américain de la défense déclare: «Il y a de très fortes présomptions qu’Oswald était l’assassin du président. Mais nous ne considérons pas l’affaire comme close parce que lui-même a été victime d’un assassin (…). Nous ne considérerons pas l’affaire comme close tant que nous n’aurons pas obtenu toutes les preuves que nous désirons.»

Oswald a-t-il tué Kennedy? Seul ou y a-t-il eu complot? Quelle était la réelle motivation de Ruby, condamné à mort en 1964, décédé d’un cancer en 1967? En 2014, de nombreux points de l’affaire n’ont toujours pas été résolus de manière

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau