JFK: à Dallas, la plaque commémorative ne plaît pas à tout le monde

La plaque commémorant l'assassinat de John F. Kennedy, visible sur le bâtiment d'où a tiré Lee Harvey Oswald le 22 novembre 1963, a été "vandalisée" à plusieurs reprises. La thèse officielle du tueur solitaire est régulièrement mise en doute. 
John F. Kennedy a été tué le 22 novembre 1963. Une commission de la Cour Suprême a conclu que le tireur, Lee Harvey Oswald, avait agi seul depuis une fenêtre du sixième étage de ce bâtiment de Dallas. Mais la thèse de l'homme seul ne convainc pas tout le monde.

L'express

50 ans après, l'assassinat de John Fitzgerald Kennedy est toujours l'objet de multiples rumeurs. Une commission de la Cour Suprême avait bien conclu que le tireur, Lee Harvey Oswald, avait agi seul le 22 novembre 1963. Mais les théories alternatives à la version officielle ne se sont jamais éteintes. Sur les lieux mêmes, à Dallas, la plaque commémorative n'a pas été épargnée par les pro-conspiration.  

La plaque historique située à l'extérieur du bâtiment du dépôt de livres scolaires, le Texas School Book Depository Building, d'où Lee Harvey Oswald a tiré sur le président américain, a été "vandalisée", s'inquiétait fin octobre un journaliste du Dallas Morning News. Concrètement, le mot "allegedly" (supposément, en anglais) a été entouré dans ce court texte indiquant:  

"Le 22 novembre 1963, ce bâtiment est devenu nationalement célèbre quand Lee Harvey Oswald a supposément tiré sur le président John F. Kennedy, mortellement touché, depuis la fenêtre du sixième étage, alors que le convoi présidentiel passait à proximité."  

Le "vandale" a "gratté la peinture noire" de la plaque pour mettre en valeur le fait que cette version officielle ne faisait pas l'unanimité, expliquait le journaliste le 30 octobre dernier. Depuis, la plaque a été restaurée par un volontaire... et de nouveau dégradée de la même façon début novembre.  

Une multitude de thèses alternatives

Les théories du complot ont la vie dure. Les soupçons portent surtout sur la manière dont Lee Harvey Oswald, un ancien transfuge de l'URSS à la vie mouvementée, a pu tirer seul contre l'homme le plus puissant du monde. Et les chances pour lui de s'expliquer publiquement ont été réduites à néant, puisqu'il a été lui-même assassiné deux jours plus tard, le 24 novembre 1963, par un ancien gérant de boîte de nuit, Jack Ruby.  

Dans un sondage Gallup publié en 2003, seuls 19% des Américains adhéraient à la thèse du tireur unique, quand plus d'un tiers épousaient la théorie d'un assassinat fomenté par la CIA, et un autre tiers celle d'un crime de la mafia, parce que JFK aurait menacé leurs intérêts. Ces thèses alternatives, où l'on voit parfois agir la main de Moscou ou de La Havane, ont inspiré la littérature ou le cinéma aux Etats-Unis: James Ellroy, Oliver Stone ou Stephen King s'y sont essayés, entre autres. 

Un filon qui ne se tarit pas, loin de là. De nombreux autres ouvrages fleurissent dans les librairies, à l'approche du 50e anniversaire de cet assassinat devenu mythique. 


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Date de dernière mise à jour : 07/11/2013