Assassinat de JFK : lancement des commémorations

L’Amérique, toujours fascinée par le fantôme de John Fitzgerald Kennedy, commémore cette semaine le 50e anniversaire de l’assassinat du 35e président des Etats-Unis, à Dallas, le 22 novembre 1963.

Dès aujourd’hui, le Président Obama, accompagnée de son épouse et des époux Clinton, ira se recueillir sur la tombe de JFK, enterré dans le cimetière d’Arlington, à Washington, à côté de son épouse, Jacqueline Kennedy Onassis, non loin de ses frères Robert et Edward.

La présence d’Hillary Clinton suscite d’ailleurs des interrogations, dans les médias américains. Le président Obama veut-il indiquer qu’il a d’ores et déjà une favorite pour le camp démocrate, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2016 ? Le vice-président, Joe Biden, également donné comme un candidat démocrate possible, ne sera pas à Arlington. En tout cas, Barack Obama va remettre la Medal of Freedom, la plus haute distinction civile américaine, à l’ancien Président Clinton. C’est JFK qui a défini la version moderne de la médaille, créée par Harry Truman après la seconde guerre mondiale. Barack Obama doit décorer d’autres personnalités, parmi lesquelles la star des médias Oprah Winfrey.

Le président doit encore prononcer un discours, ce soir, au Smithsonian Museum of American History. Vendredi, jour de l’anniversaire de l’assassinat, le « Newseum » de Washington rediffusera trois heures de programmes de la chaîne CBS, diffusées le 22 novembre 1963. Une messe de commémoration aura lieu à la cathédrale St. Matthew. D’autres villes ont prévu des manifestations du souvenir. A commencer par Dallas, évidemment, longtemps désignée comme « ville de la haine ». Les cloches sonneront le glas à 12h30, vendredi ; une minute de silence est prévue. Un historien doit lire des extraits de discours emblématiques de JFK sur Dealey Plaza.

A Chicago, tous les drapeaux officiels seront en berne vendredi

En Californie, l’université John Fitzgerald Kennedy, la seule à porter son nom, doit dévoiler un buste du président et lancer un projet qui encourage les étudiants à honorer sa mémoire. A Chicago, tous les drapeaux officiels seront en berne vendredi. A Dearborn, Michigan, le musée Henry Ford a prévu des manifestations, toute la semaine, autour de la voiture qui transportait le Président au moment de l’attentat.

Les médias multiplient les éditions spéciales consacrées à un président qui a occupé la Maison Blanche à un moment où la guerre froide a atteint un pic et où les Etats-Unis se sont lancés dans la conquête spatiale. Selon l’institut Gallup, 61 % des Américains croient aujourd’hui que Lee Harvey Oswald n’était pas le seul assassin du président. C’est le pourcentage le plus bas depuis que l’institut pose la question.

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