sa frénésie sexuelle aurait pu le perdre !

Le flamboyant président américain John Fitzgerald Kennedy a accumulé tellement de conquêtes qu’il les appelait toutes Kid.

Bien sûr, il y eut Marilyn. Marilyn Monroe, invraisemblablement moulée dans sa robe pailletée, et susurrant d’une voix dégoulinant d’érotisme un «Happy birthday, Mister President» qui aurait mis le feu aux poudres de n’importe quel homme normalement constitué. Mais il y en eut aussi beaucoup d’autres avant elle, et encore quelques-unes ensuite.

Car s’il est un personnage, à la fois contemporain et déjà historique, qui illustre à merveille les rapports étroits qu’entretiennent entre eux le pouvoir et le sexe, c’est bien John Fitzgerald Kennedy, le 35e président des États-Unis.

Ces rapports sont presque toujours à double sens : le sexe peut être un «outil» pour accéder plus facilement, ou plus vite, au pouvoir convoité ; ensuite, une fois ce pouvoir conquis, celui-ci devient un élément de séduction supplémentaire dont va bénéficier celui qui l’exerce.

Ajoutez à cela que, pour un homme de pouvoir, conquérir un trône ou une femme, c’est quasiment la même chose : ce qui l’excite, ce qui met son énergie en mouvement, c’est la conquête ellemême – et il lui faut absolument vaincre toutes les résistances.

C’est pourquoi, et nous allons le voir durant plusieurs semaines, les hommes de pouvoir, quelle que soit leur époque, sont très souvent de grands «prédateurs » sexuels. À lui seul, John Kennedy représente à peu près toutes ces facettes.

Enfant déjà, il assiste au spectacle de son obsédé sexuel de père lutinant ses nombreuses “secrétaires” blondes

Tout au long de sa vie, sa sexualité deviendra tellement frénétique, obsessionnelle, qu’elle finira par le mettre en danger ; non seulement lui, mais son pays tout entier, lorsqu’il aura conquis la Maison Blanche! John a de qui tenir : son père, Joe Sr, homme d’affaires enrichi par le trafic d’alcool durant la prohibition, est un véritable obsédé sexuel qui multiplie les «secrétaires» blondes et pulpeuses autour de lui.

Dans la résidence balnéaire de Hyannis Port, lorsque la malheureuse Rose Kennedy est absente, son terrible mari n’hésite pas à faire venir ses maîtresses et à les lutiner devant ses enfants. Aucune femme, même jeune, n’est à l’abri de la lubricité du patriarche. C’est au point que lorsque sa propre fille invite des amies pour le week-end, elle leur conseille très sérieusement de verrouiller la porte de la chambre pour la nuit !

Bref, John a de qui tenir. C’est lors de son entrée à Harvard, en 1936 – il a 19 ans – que le futur président se découvre cette passion pour le sexe qui ne le laissera plus jamais en repos.

 

À 24 ans, ses ébats avec Inga, une admiratrice d’Hitler, sont enregistrés clandestinement par le FBI

 

Quatre ans plus tard, il va connaître sa première « liaison dangereuse », lorsque sa propre soeur lui présente une journaliste danoise travaillant à Washington, Inga Arvad, de quatre ans son aînée, qui succombe immédiatement au charme de John… et réciproquement.

Le problème est que nous sommes en 1941, et que la belle Danoise ne cache pas sa profonde admiration pour Hitler, qu’elle a rencontré par deux fois! Edgar Hoover, le tout puissant patron du FBI, est tellement persuadé qu’Inga est une espionne nazie qu’il fait enregistrer ses ébats érotiques avec John, dans la chambre où ils se retrouvent !

Pour mettre fin à cette dangereuse idylle, et les États-Unis étant entrés dans la guerre à la suite de Pearl Harbour, John est expédié par son père dans le Pacifique… À son retour, en 1945, les ardeurs du futur président ne se sont pas calmées.

Alors qu’il se trouve à l’hôpital, pour les problèmes de dos qui le tortureront toute sa vie, il confie à un ami : «B.D. m’a rendu visite à l’hôpital aujourd’hui et je l’ai prise dans la baignoire.» Pour quelqu’un qui a des problèmes de dos ! Mais c’est surtout lorsqu’il entre en politique que John Kennedy va véritablement « se lâcher».

Son territoire de chasse préféré : Hollywood : Jayne Mansfield, Marlene Dietrich, Lee Remick, Angie Dickinson, Marilyn Monroe… Toutes sont passées par son lit, sa baignoire ou un coin de son bureau!

Après son élection au congrès, en 1946, sa sexualité ne connaît plus aucun frein ; chaque jolie femme qui passe dans son champ visuel doit obligatoirement atterrir dans son lit… ou le plus souvent sur le coin de son bureau – pas vu pas pris ! C’est à cette même époque que John découvre le milieu strass et paillettes de Hollywood et s’aperçoit de l’effet formidable qu’ont les stars et starlettes sur sa libido.

La première à succomber, pendant le tournage du film Le château du dragon, est Gene Tierney. Il y en aura d’autres, beaucoup d’autres : Jayne Mansfield, Marlene Dietrich, Lee Remick, Angie Dickinson et bien entendu Marilyn ne sont que les plus connues, la partie émergée de cet « iceberg», si l’on peut dire. Est-ce à dire que John est un amant hors pair ? Pas sûr du tout.

À propos de sa « rencontre » avec la belle Angie Dickinson, il sera assez mufle pour commenter ainsi leur étreinte (en privé, bien entendu) : «Les vingt meilleures secondes de toute ma vie !» Et puis, il y a les autres, toutes les autres, les anonymes, les «de passage». L’une de celles-ci racontera plus tard : «Il nous appelait toujours “kid”, parce qu’il ne se souvenait pas du nom de toutes ses maîtresses! »

Son mariage avec Jacqueline Bouvier, en 1953, va lui permettre de faire véritablement décoller sa carrière politique, mais ne mettra jamais un frein à ses passions éphémères et purement sexuelles. Plus son appétit de pouvoir augmente, plus grandit aussi son instinct de prédateur avec les femmes; comme si les deux se renforçaient mutuellement. Seulement, il arrive aussi que cet instinct plus fort que lui soit à deux doigts de détruire irrémédiablement sa carrière.

Kennedy

C’est le cas au tout début de 1960 – l’année de son élection à la présidence –, lorsque son ami Franck Sinatra lui présente l’actrice Judith Campbell… qui se trouve être également la maîtresse de Sam Giancana, l’un des plus puissants parrains de la mafia de Chicago ! Et c’est grâce à ce truand de haut vol que John Kennedy va remporter de justesse la course à la Maison Blanche, en novembre de cette même année… Dangereux « parrainage » que celui-là !

Plus tard, quelques mois avant son assassinat à Dallas, c’est avec une journaliste d’extrême gauche, Mary Meyer, favorable au désarmement nucléaire et au rapprochement avec Cuba, que le président entretient une liaison torride. Liaison qu’il est finalement contraint de briser s’il ne veut pas mettre en danger ses fonctions… et son pays lui-même!

Et puis, bien sûr, juste avant cet ultime épisode scabreux et compromettant, il y aura eu la rencontre avec Marilyn, ce 19 mai 1962, lors de la soirée donnée pour le quarante-cinquième anniversaire de John Kennedy. À cette date, la star des stars est déjà la maîtresse du frère cadet du président, Robert. Ce soir-là, Marilyn et John s’enfermeront un long moment dans une chambre. Et certains témoins affirmeront avoir vu Robert Kennedy les rejoindre…

Cette liaison trouble entre les deux frères et l’héroïne de La rivière sans retour durera jusqu’en août. Le 5 de ce mois-là, Marilyn Monroe est retrouvée morte à son domicile de Los Angeles. S’est-elle réellement suicidée, comme l’a conclu le rapport officiel? Ou a-t-elle été « aidée», parce que sa liaison avec le président du pays le plus puissant du monde devenait trop dangereuse, aux yeux de certains ?

Nullement échaudé, John Kennedy aura encore une liaison torride avec Ellen Romesch, une superbe brune dont Edgar Hoover – toujours lui – découvrira qu’elle est bel et bien une espionne est-allemande ! Là encore, il faudra toute la diplomatie de Robert Kennedy pour étouffer l’affaire.

Car c’est peut-être ce qu’il y a de plus remarquable, dans ces rapports frénétiques de John Kennedy avec toutes les femmes passant à sa portée : c’est que, à l’époque, personne dans le public n’en a jamais rien su, donc que l’image du président n’en a jamais été écornée le moins du monde.

Il en ira tout autrement, vingt ans plus tard, lorsqu’un autre président des États-Unis, Bill Clinton, aura la très mauvaise idée de batifoler dans le bureau ovale avec une certaine Monica Lewinsky…

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