JFK, lettres à son amante suédoise

Dans l'inti­mité d'un homme amou­reux

John Fitz­ge­rald Kennedy est avant tout connu pour avoir été le 35e président des Etats-Unis. Il l'est aussi pour son amour incon­di­tion­nel des femmes. Une série de lettres manus­crites récem­ment mises à jour permettent d'en savoir davan­tage sur cette face cachée de JFK.

14.000 euros pour quatre lettres manus­crites et trois enve­loppes, quelle idée! C'est pour­tant bien ce qu'un ache­teur a accepté de débour­ser lundi, à New York, lors d'une vente aux enchères orga­ni­sée par la maison Doyle. En vente: des cour­riers manus­crits signés du 35e président des Etats-Unis, John Fitz­ge­rald Kennedy. Leurs desti­na­taires? Une jeune Suédoise nommée Gunilla von Post et dont le charme indé­niable a fini par faire craquer l'homme poli­tique. En 2010 déjà, une partie de la corres­pon­dance secrète échan­gée entre les deux tour­te­reaux avait permis de récol­ter près de 110.000 euros.

 

John Fitz­ge­rald Kennedy rencontre Gunilla von Post à Cannes, en août 1953. Lui a 36 ans, est séna­teur et sur le point de se marier, elle, tout juste âgée de 21 ans, est venue parfaire son français sur la côte d'Azur. Ils flirtent. Gunilla s'en souvient d'ailleurs encore des années plus tard dans un livre publié en 1997, « Il s'est tourné, m'a embrassé tendre­ment et mon souffle s'en est vu coupé. » JFK rentre pour­tant aux Etats-Unis car, trois semaines plus tard, il doit épou­ser Jacque­line Bouvier. La corres­pon­dance entre le séna­teur et la jeune Suédoise ne faiblit pas pour autant. Les lettres s'enchaînent, les coups de télé­phone aussi. Kennedy souhaite refaire un tour en Suède, il annule fina­le­ment son voyage suite à une opéra­tion. Qu'à cela ne tienne, ce n'est que partie remise. « J'ai hâte de vous voir, écrit-il dans l'un des cour­riers, n'est-ce pas éton­nant après ces longs mois? Le chemin est long jusqu'à vous, mais il en vaut la peine. »

 

Il faut attendre le mois d'aout 1955, deux ans après la première rencontre, pour que John F. Kennedy remette les pieds en Suède. Gunilla von Post est là pour l'accueillir. Les deux amants passent alors une folle semaine à travers le pays. JFK en parlera plus tard à l'un de ses confi­dents comme l'un des meilleurs moments de sa vie. Le séna­teur doit cepen­dant traver­ser l'Atlan­tique une nouvelle fois et s'atte­ler à sa carrière poli­tique. Il souhaite deve­nir président. JFK laisse alors miroi­ter à la jeune Suédoise qu'il quit­tera sa femme pour elle. Un temps dupe, elle finit par réali­ser que ce jour n'arri­vera pas. Fin 1955, elle écrit à John Fitz­ge­rald pour lui annon­cer qu'elle va épou­ser un riche proprié­taire terrien local. La réponse de JFK est empreinte de tris­tesse. Voilà comment il conclut sa missive. "Quoi qu'il advienne, lais­sez-moi savoir ce que vous choi­sis­sez de faire. Si vous ne vous mariez pas, venez de mon côté de l'Atlan­tique, je souhaite vous revoir. J'ai passé de merveilleux moments avec vous l'été dernier. C'est un souve­nir lumi­neux, vous êtes fantas­tique et vous me manquez. Jack." Les deux amants ne se rever­ront qu'une fois, par hasard, en 1958. JFK meurt cinq ans après, Gunilla, elle, un demi-siècle plus tard, en 2011, à l'âge de 79 ans

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Date de dernière mise à jour : 25/11/2015